• C'est déjà un plaisir en soi d'écouter de la musique mais ce plaisir n'est pas loin de virer à l'extase lorsqu'on écoute certains de ses morceaux préférés sur Youtube.

    Entre les publicités, les illustrations video et les commentaires postés par certains internautes, c'est à une véritable constellation de reflets fidèles des chansons que nous avons droit. Et il n'est pas rare que cet apport indéniable aux modestes mélodies que nous écoutons réponde, mieux que la chanson elle-même, à nos désirs de rêveries et à nos mornes aspirations.

    Des pubs licites

    Tout d'abord, quoi de plus judicieux qu'une publicité pour introduire une chanson ? Quoi de moins éloigné de l'art que les produits de consommation ? Et en ce qui concerne les chansons d'amour, quoi de plus logique qu'une annonce avant une déclaration ? L'amour ne se résume-t-il pas, lui aussi, à un slogan ?

    Une petite pub pour le Doliprane juste avant de bercer son chagrin, après une rupture, par l'écoute d' une chanson triste, est idéale pour éviter de se prendre trop la tête et pourrait presque inspirer les publicitaires. Trop nostalgique ? Prenez un antalgique.

    En outre, n'est-on pas ravi, lorsqu'on est amoureux mais sans le sou, de commencer son écoute par une pub pour les banques ?

    Le bonheur est dans le prêt liminaire disaient ensemble Jacques Prévert, Rocco Siffredi et Emmanuel Macron.

    Muse hic ?

    Mais que dire de la pertinence des video postées par les internautes pour donner aux chansons toute leur résonance ?

    Peut-on trouver meilleure illustration de la complexité de l'amour qu'un homme huileux et à moitié-nu embrassant goulûment sa moitié sous un ciel étoilé au-dessus duquel la providence compatissante semble poser sur le couple un regard bienveillant ?

    Quel plus beau symbole de la mélancolie qu'un homme faisant le signe du cœur avec les mains autour d'un coucher de soleil ou qu'une femme se délassant en bikini sur une chaise longue dans un jardin de banlieue ?

    Enfin pouvait-on trouver un écho plus juste à la nostalgie d'Avec le temps de Léo Ferré que des photos de chaton lapant du lait ou se roulant dans l'herbe ?

    Prenez-les pour des com'

    Mais le plus beau, ce sont évidemment les commentaires, qui par leur pertinence, redonnent aux chansons toute leur grandeur.

    Les « A toi mon chouchou d'amour », ne permettent-ils pas de prolonger l'extase par la pertinence de l'évocation et la poésie du langage ? Quant aux commentaires en anglais, du type « Baby, I love U forever » ne sont-ils pas un hymne à l'universalité ?

    Et si certains messages déversant leur haine viennent parfois alimenter le débat, c'est un bon moyen de lire des commentaires mêlant coliques et diarrhées.

    Bref, on ne peut s'empêcher de penser que Baudelaire, s'il avait vécu à notre époque, aurait enfin trouvé un écho à son spleen et un remède à son ennui. Mais le poète, hélas privé de ces outils précieux, a dû composer avec son mal-être et écrire les Fleurs du mal. Un vrai gâchis.

     

     

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  • Pourquoi, malgré les critiques dont elle est l'objet chaque année, la Saint-Valentin continue-t-elle à rencontrer un tel succès ?

    Soyons pragmatiques : si l'on est vraiment amoureux, c'est la Saint-Valentin tous les jours, pas besoin de cette date pour ajouter quoi que ce soit à notre bonheur. Et si en revanche notre couple se délite, ce n'est certainement pas la seule Saint-Valentin qui permettra de changer les choses. Ce n'est pas parce qu'on se fait un resto que les sentiments ne vont pas rester bas et il ne suffit pas de dîner avec des bougies pour que vous ayez envie de faire un chant d'elle.

    Pourtant, il faut avouer que c'est assez commode de n'avoir à porter attention à son conjoint qu'une fois par an. C'est d'autant plus pratique que comme tout le monde en parle, on ne risque pas, contrairement à son anniversaire, de rater la date.

    Comme en plus, on sait que ce jour-là, les amants sont aussi pris par leur conjoint officiel, personne n'est perdant.

    On peut toujours, pour oublier qu'on souffre, se souvenir que Valentin est le nom d'un martyre et noyer son chagrin dans le vin qu'on s'est fait offrir. Un cubi-don pour fêter Cupidon est toujours le bien Venus.

    Mais n'est-ce pas un peu ostracisant de continuer à célébrer une fête qui ne concerne qu'une catégorie de personnes ? N'est-ce pas anormal et cruel qu'il faille, chaque 14 février, son célibat taire ? Ne devrait-on pas au contraire revenir aux traditions anciennes qui permettaient ce jour-là aux jeunes hommes et aux jeunes femmes seules de trouver l'âme sœur ? N'est-il pas au moins aussi important de leur faire une fleur que d'en offrir une ?

    D'autre part, il y a quelque chose de sordide à proclamer son amour le même jour que tout le monde et à penser à toutes ces fausses déclarations faites uniquement pour payer son tribut à la société, à ces serments d'hypocrites de tous ces hyper cracks du crac-crac annuel.

    Peut-on se satisfaire d'un « je t'aime » institutionnel et d'un bouquet de fleurs qui n'est peut-être que la gerbe testamentaire déposée par notre amant sur le tombeau de ses sentiments évanouis dans l'abîme du quotidien ?

    Que valent les rêves de princesse quand ils sont dictés par les princes de ce monde ? Quand les caresses sont réglementaires, le carrosse ne tarde pas à redevenir citrouille et c'est nous qu'on prend pour des courges.

    Et puis, tous ces couples qui font l'amour en même temps, c'est quoi d'autre qu'une partouze déguisée ? Le jour de la proclamation du caractère unique de son amour, c'est un peu confondre orgie et jour J.

    Enfin, comment comprendre cette date du 14 février ? Si cette période était le symbole de la fécondité dans l'antiquité, quel rapport maintenant entre cette fête mi-niaise, mi-racoleuse et la mi-février si ce n'est le mi-racle du commerce ?

    Certes, on peut comprendre la volonté de fêter son nid d'amour en hiver d'autant que les bougies en plein été, ça perd un peu de son charme, mais pourquoi février ? Et pourquoi le 14 ?

    Bref, pendant que les restaurateurs et les fleuristes se frottent les mains, je n'ai pas fini de me gratter la tête.

    Mais après tout, à quoi bon chercher du sens, quand celui des affaires suffit à faire le bonheur de notre société ?

     

     

     

     

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  • Dans la recherche effrénée du bonheur qui est la nôtre, faire un séjour au ski n'est pas forcément une bonne piste. Si le charme des sports d'hiver ne vous laisse pas de glace, dites-vous bien qu'il y a d'autres moyens de tutoyer les sommets. Voici au moins dix bonnes raisons pour ne pas partir au ski.

     

    1) Pas besoin d'aller si loin pour avoir froid. Si vous aimez les conditions difficiles, il n'est pas forcément nécessaire de faire 600 kilomètres. Aller à Mouthe, par exemple, petit village connu pour ses records de température avoisinant les -40 peut-être une alternative intéressante : un petit séjour dans le Doubs peut suffire à vous combler si vous aimez être dans le dur.

     

    2) Éviter les chutes et les blessures. Il y a moins de chances que vous vous blessiez en restant chez vous, surtout si vous êtes au chômage. La montagne est le lieu de tous les dangers et multiplier les sauts n'est pas forcément le meilleur tremplin pour la santé. En vous prenant plusieurs bûches, vous courez le risque de faire du petit bois et ce serait dommage de s'être cassé le cul à faire ce voyage simplement pour se briser le coccyx. En outre, quand on chute du haut des pistes alors qu'on est vacances, on tombe de beaucoup plus haut que si l'on était resté à la maison.

     

    3) Ce n'est pas forcément le lieu de rencontres idéal Ce n'est pas parce que tout le monde vous fonce dessus qu'il est facile de faire du rentre-dedans et il ne suffit pas d'avoir une bonne glisse pour briser la glace. Quant à faire du chasse-neige pour trouver du gibier, c'est l'idéal pour rentrer bredouille. Enfin, avec toutes les couches qu'on doit se mettre sur le dos pour se protéger du froid, pas facile de distinguer entre le vêtement 3 boudins et le boudin tout bêtement. Seuls les fins connaisseurs trouveront la bonne combine pour repérer la bonne en combi.

     

    4) Le sport, c'est fatiguant. Plier les genoux toute la journée pour se dégourdir les jambes, c'est le meilleur moyen de finir sur les rotules. Et c'est usant de se courber vers l'avant quand on en a déjà plein le dos. Enfin, c'est quand même le comble de se pousser au cul pour aller sur un tire-fesses.

     

    5) On risque de rater la dernière démarque. Partir au moment de la fin des soldes n'est pas forcément la meilleure marque d'intelligence. Ce n'est pas parce que vous allez laisser des traces dans la neige que vous retrouverez nécessairement vos marques. Tout a un prix et la seule chose qui risque d'être soldée, c'est votre compte en banque.

     

    6) Ne pas avoir la trace des lunettes. Si vous comptez frimer avec votre bronzage, n'oubliez pas que vous aurez beau vous mettre des crèmes ou du fond de teint autour des paupières, il est fort probable que l'absence d'homogénéité de votre bronzage crève les yeux et qu'on vous cerne assez vite. Autrement dit, si vous espérez plus facilement faire de l'oeil en rentrant du ski, vous vous fourrez probablement le doigt dans le vôtre.

     

    7) Il y a d'autres moyens d'avoir une bonne descente. C'est certes dommage de rater une semaine de ski mais il n'y a pas de quoi s'en faire une montagne. Il suffit de prendre un petit remontant pour retrouver une bonne descente ou de vider quelques pintes pour être sur la bonne pente. En outre, le plaisir de regarder la télé pendant une semaine en tapant frénétiquement sur la télécommande équivaut bien à une semaine à la neige, surtout si on se trompe de chaîne. Rien de tel en effet qu'un planter de bouton là où la télé siège pour retrouver les joies des sports d'hiver.

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  • «Il était très serviable, ultra poli, une politesse presque curieuse». Et puis, «il aidait les jeunes filles avec des caddies un peu lourds». Et il lui arrivait même de «prêter des tournevis et des marteaux à des voisins».

    Mais surtout, il «baissait les yeux quand il croisait les femmes»

    Voici la description de Chérif Kouachi par un de ses voisins (20minutes.fr).

    Quant à Mohamed Merah, le tueur d'enfants, c'était un jeune homme «normal», qui «achetait des bonbons» aux enfants de son quartier et «jouait beaucoup au foot». «Gentil, calme, respectueux», il était un voisin modèle, de celui «qui vous donnerait un coup de main pour monter un canapé». (Europe 1.fr).

    La liste est loin d'être exhaustive. On trouve à peu près le même genre de déclarations quand on interroge les voisins d'autres grands criminels.

    Moi qui ai souvent eu des voisins se plaignant du bruit voire menaçants au point que j'ai dû, il y a quelques années de cela, faire une main courante, que n'aie-je eu l'idée d'habiter à côté de djihadistes ou de tueurs en série ?

    Si j'avais eu la bonne idée d'être le voisin de Chérif Kouachi, par exemple, j'aurais sans doute été moins seul pour monter mes courses. Mais c'est surtout pour mon déménagement que je regrette de ne pas avoir habité à côté de Mohamed Merah. Et c'est avec une pointe de regret que je me dis qu'ils ne seront malheureusement plus là pour aider les autres à mieux vivre ensemble en leur donnant un coup de main à la moindre occasion.

    Il est évidemment difficile d'imaginer que derrière un divan se cache parfois un Colonna et que si le voisin a autant de tournevis chez lui, c'est parce qu'il a plus d'un tour dans sa boîte à outils. On ne peut pas se méfier de tout le monde et ce serait faire provision de paranoïa de penser que tout homme qui aide des jeunes filles à remplir un caddie va forcément finir par les courser. Ou de croire que si le voisin offre des bonbons aux enfants, il ne va pas tarder à leur montrer son sucre d'orge. Mais n'est-ce pas la meilleure arme du criminel que de faire croire qu'il n'en a pas ? Et le principe de tous les pédophiles que de ne pas se découvrir trop tôt ?

    Qu'attendent les journalistes qui vont interroger les voisins : qu'on leur dise que l'assassin portait continuellement un écriteau « je suis un tueur, je vais bientôt passer à l'action », qu'il avait déjà violé cinq enfants de la cité et tué deux vieillards mais qu'ils attendaient patiemment que les journalistes de BFM TV viennent leur rendre visite pour leur révéler ?

    Quelles traces de barbarie fumeuses espèrent-ils découvrir ? Que le djihadiste avait tendance à parler dans sa barbe et le pédophile à crier sur ses barbies ?

    A quoi sert-il de continuer à interroger les voisins des tueurs quand les réponses sont toujours les mêmes ?

    Que les chaînes d'info en continu se livrent à ce petit jeu en attendant que tombe la neige et que les journalistes jouent les faux cons en attendant les flocons, on peut le comprendre, mais que les autres médias arrêtent enfin de faire comme si nous étions tous nés de la dernière pluie.

     

     

     

     

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  • Qui n'a jamais rêvé, à l'aube d'une nouvelle année, d'avoir une vie plus confortable et de gagner davantage d'argent ? Après tout, il est normal que commencer une nouvelle année soit synonyme de prendre à nouveau des parts.

    Mais ce n'est pas avec un poil dans la main qu'on va s'en mettre plein les pognes. Et dans l'orgie de textos de bonne Année qui caractérise habituellement la Saint-Sylvestre, pour prendre une bonne résolution, il faudrait parfois que nous-mêmes, contre les réseaux luttions.

    Quand bien même on prendrait de bonnes résolutions, est-on en mesure de dire si elles sont bonnes alors qu'elles surviennent souvent à peine quelques heures après une soirée bien arrosée ? Est-il besoin de rappeler que lorsque les confettis et les cotillons de la veille jonchent encore le sol, Juge et Party ne font pas toujours très bon ménage ?

    La première chose à faire est de prendre quelques jours de réflexion et de confier vos projets à un proche. L'ami porte conseil tandis que la nuit porte au cocktail.

    Que dirions-nous à Hollande si l'on apprenait par exemple que sa résolution pour 2015 est d'en faire un peu moins et de ralentir la cadence ? Irait-on dans son sens ? Oui, si l'on considère qu'il ne sert à rien d'aller trop vite lorsqu'on traverse le désert en pédalo.

    Non, si l'on considère que pour démouler un Flamby, Valérie Trierweiller et Julie Gayet le savent mieux que personne, il faut savoir tirer un coup sec.

    Mais pour tenir ses engagements, il faut déjà réussir à en faire.

    Or nombreux sont ceux qui n'ont aucune résolution et qui ne se forcent pas spécialement pour trouver des idées.

    Si vous êtes dans ce cas-là, prendre de mauvaises résolutions peut en être une bonne si c'est pour vous la seule possibilité de les tenir. Décider qu'on va prendre trois kilos, c'est un bon moyen de faire pencher la balance de son côté. De même que décider de ne plus rien branler est idéal pour éviter la masturbation intellectuelle.

    Parfois, on aimerait bien que ce soit les autres qui prennent de bonnes résolutions, voire des résolutions définitives. Mais, si souhaiter la mort de son conjoint est un bon moyen de faire coexister veuvage et vœu vache, il existe toutefois des solutions moins radicales.

    Le risque inverse existe également : si vous prenez trop de résolutions et que vous n'arrivez à en tenir aucune, il y a de fortes chances que vous pensiez que vous ne valez pas un clou, surtout si vous en avez marre tôt. 

    Vous pouvez alors opter pour des résolutions très raisonnables.

    Ne pas prendre plus de vingt kilos au cours de l'année est par exemple un objectif tout à fait abordable, surtout si vous avez moins de trois ans.

    En choisissant de ne plus manger de brocolis le lundi, vous avez également peu de chances de faire chou blanc. Mais ne pas se prendre le chou ne suffira sans doute pas pour qu'on vous lance des fleurs. Si vous voulez séduire votre conjoint en lui montrant que vous avez changé, il faudra autre chose qu'un dérivé du chou pour lui faire tourner la tête.

    En outre, si les résolutions qui ne mangent pas de pain sont sans doute le meilleur moyen de ne pas en avoir sur la planche, elles risquent de vous laisser un peu sur votre faim en ne vous poussant pas à vous en payer une bonne tranche. Or il n'y a rien de tel que de se trouver à mie-chemin entre le foie gras de Noël et le pâté de campagne de la cantine pour se sentir pris en sandwich.

    L'autre problème, c'est que l'on n'a pas toujours les moyens de ses ambitions.

    Choisir de manger bio quand on n'a pas un sou, c'est s'exposer à manger une banane par semaine. Et trouver moins cher que les patates peut vite devenir une corvée.

    Mais pour pallier à cela, il suffit parfois de ne pas tout prendre au mot. Vos rêves de chirurgie esthétique peuvent très bien, avec un peu d'imagination, trouver leur accomplissement dans la maternité. Remplacer un nez refait par un nouveau-né, c'est d'une certaine manière montrer ce qu'on a dans le ventre.

    De toute façon, comme l'argent n'a pas d'odeur, mieux vaut lui rire au nez car il y a peu de chances qu'il montre le bout du sien.

    Enfin, il y a le problème des résolutions contradictoires.

    Décider, au moment même où il prend la résolution de vous quitter, de consacrer davantage de temps à son conjoint, c'est en avoir un de retard.

    De même, on ne peut pas souhaiter gagner plus d'argent et rester parfaitement honnête. Quant à monter son entreprise avec Hollande au pouvoir, cela relève carrément du contresens historique.

    Sans oublier les résolutions qui vont à l'encontre de l'horoscope et qui se terminent souvent en des astres.

    La meilleure solution serait bien sûr de laisser votre famille pour toujours et de partir vivre seul afin que personne n'interfère dans vos résolutions. Se faire la malle ne peut que vous faire du bien. Mais il ne faut pas non plus désespérer ou tomber dans la paranoïa: il arrive parfois que tout tombe très bien et que le sort ne s'emmêle pas. Décider d'avoir un nouvel enfant quand votre femme choisit de partir avec les vôtres, c'est faire preuve de timing à défaut de clairvoyance. Et puis, avoir de la merde dans les yeux, c'est le meilleur moyen de retrouver plus vite chaussure à son pied.

     

     

     

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