• « Ne pas croire aux tests Facebook, c’est aussi ridicule que de ne pas croire au surnaturel » me disait un très bon ami extraterrestre. Certes, ne pas croire aux fantômes, c’est votre drap le plus strict. Mais à trop croire qu’on ne peut pas traverser les parois, on risque de se cogner la tête contre les murs et ne pas avancer. Alors plutôt que d’espionner la vie des autres et de lire tout ce qu’ils publient au point de ne plus bouger avec les posts, rien de tel qu’un zeste de test pour découvrir qui on est vraiment et aller de l’avant.

     

    Même si j’ai été parfois étonné de constater qu’un nombre considérable de mes amis ressemblait comme deux gouttes d’eau à Brad Pitt, le caractère scientifique des tests Facebook n’est plus à prouver, une étude récente ayant démontré qu’ils étaient aussi fiables que les test de magazines féminins. Toutefois, voir son double ne suffit pas toujours à y voir plus clair.

     

    C’est pourquoi, étant donné l’aspect parfois chronophage des réseaux sociaux, la question du choix du test est essentielle. D’autant que comme Facebook regorge de videos et de réflexions plus intelligentes les unes que les autres, il serait dommage de perdre un temps précieux à répondre à des tests peu efficaces.

     

    Quel test Facebook êtes-vous ?

     

    L’important est donc de bien cibler le test. Mais pour ce faire, il faut avant tout comprendre la question posée. Evitez les tests du type « Quel est votre rapport à l’épistémologie? », « Votre esprit parnassien influe-t-il sur votre conception de l’amour comme simple expérience esthétique ? » ou encore « Comment savoir si vos aspirations théocratiques sont compatibles avec votre lecture post-millénariste des livres sacrés ? »  qui de toute façon, n’existent pas.

     

    En revanche, le test « Quel animal de compagnie êtes-vous ? » est fondamental si vous voulez ne pas rester en chien. Imaginez tout ce que ça pourrait changer si vous appreniez que vous êtes un labrador. Vous pourriez par exemple…enfin tout serait différent. Même chose pour le test « Quel fromage de chèvre êtes-vous ? », véritable trésor de révélations en plusieurs tomes.

     

    Qui d’autre que Facebook pourrait vous en dire autant sur vous-même ? Certainement pas votre conjoint. D’une part parce que ça impliquerait de renouer le dialogue avec lui. D’autre part, parce que sa réponse risquerait d’être totalement biaisée. Rien de tout cela sur Facebook, qui fait preuve d’une sincérité et d’une transparence hors du commun. Ni malveillance ni règne du « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil ». La science et uniquement la science.

     

    Quant aux grincheux et aux rabat-joie qui continueraient, malgré l’excellence de ma démonstration, à contester l’intérêt de tels tests, je leur répondrais qu’ils ont un intérêt même pour ceux qui les dé-tests. Car à défaut de mieux se connaître, on peut tester sa patience et sa capacité à supporter les fautes d’orthographe. On teste également les limites du vide intersidéral dans lequel plonge un peu plus chaque jour notre humanité.

     

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    1. Achetez une Volkswagen. C'est la base si vous voulez polluer efficacement. Non seulement vous êtes sûr de dépasser largement le taux autorisé de particules fines mais vous faites en plus un acte citoyen en montrant que malgré la pression, vous ne céderez pas un pouce de terrain à la montée du fascisme écologique.

    2. Laissez le moteur de votre voiture tourner toute la nuit, de préférence en première, pour polluer avec plus d'intensité. Pensez également à utiliser la voiture pour tous les petits trajets et à vous séparer en plusieurs groupes de un si vous possédez plusieurs véhicules.

    3. Achetez des vaches et stockez-les dans votre jardin. Contrairement aux idées reçues, les vaches, grâce au méthane, polluent davantage que le CO2. Vous pouvez aussi combiner les deux en nourrissant vos vaches essentiellement à base de CO2. Attention toutefois : n'oubliez pas, au préalable, de parsemer votre jardin de pesticides Monsanto pour plus de sécurité. Il serait dommage de mélanger un peu d'herbe saine à ce beau mélange polluant.

    4. Faîtes réchauffer tous vos plats au barbecue. Barbecue au charbon de bois bien sûr, au risque de ne polluer que modérément. Ce dernier présente en effet l'avantage d'émettre à la fois des gaz à effet de serre et des particules fines tout en contribuant à la déforestation. Pour une nuisance environnementale optimale, pensez à utiliser des allume-feux liquides, bourrés de COV (composés organiques volatiles)

    5. Allumez des feux de cheminée, surtout lorsque vous vous absentez. Là encore, vous êtes certains de polluer efficacement mais le plaisir est double car, contrairement au barbecue, qui risque de vous intoxiquer également, le feu de cheminée en votre absence ne sera nocif que pour les autres.

    Dans tous les cas, dites-vous bien que les mesures adoptées pendant la COP21 seront sans doute très superficielles et la plupart des véritables réformes reportées à la prochaine conférence sur le climat.

    Enfin, n'oubliez pas que, quelles que soient les décisions prises, celles-ci ne concerneront que le réchauffement climatique. Autrement dit, il vous sera toujours possible de polluer allègrement en jetant du plastique dans les champs ou en déversant des produits chimiques dans les rivières.

     

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    « Une étude très sérieuse menée en 2007 par Annie Potts, une chercheuse néo-zélandaise de l'université de Canterbury, a recueilli les témoignages de 157 végétaliens. Il en ressort que la plupart trouvent jusqu'à dégoûtante l'idée d'avoir une relation sexuelle avec une personne omnivore » apprend-on sur le site bio-info.com.

    Une participante interrogée explique même qu'elle ne peut pas « [s'] imaginer embrasser une bouche par laquelle sont passés des morceaux d'animaux morts. » C'est ce qu'on appelle la végésexualité.

    Mais à force de chercher un partenaire trop idéal, qui ne mange pas de viande et qui, pour éviter que l'acte soit trop animal, ne soit ni doux comme un agneau ni fort comme un bœuf, le risque est grand que ces amateurs de poireaux ne se reproduisent plus. Et même si en matière de sexualité, il faut parfois savoir éviter les légumes, au risque de faire l'amour comme une patate, avouez que ce serait quand même une perte non négligeable pour l'humanité.

    Car on aurait tort de penser que les végésexuels sont uniquement des gens qui s'enduisent les parties d'huile de sésame ou de lait de soja pour ne pas avoir l'impression de mordiller de la viande. Les végésexuels sont des gens comme les autres, extrêmement tolérants dès lors qu'on est comme eux. « « c'est [...] plus simple d'être avec quelqu'un qui partage cela plutôt que de l'obliger à devenir comme nous. » déclare d'ailleurs, dans un magnifique élan d'ouverture, Diane, 26 ans, sur le même site.

    Ce n'est pas parce que l'épilation totale leur hérisse le poil qu'ils ne savent pas faire preuve d'ouverture et se laisser, à l'occasion, prendre la croupe. Pour la pénétration, on ne la leur fera pas à l'envers : on peut être à cheval sur l'hygiène tout en acceptant de se laisser chevaucher par son partenaire. Et on peut détester les méchouis sans pour autant renoncer à se faire embrocher de temps en temps.

    Quant à ceux qui prétendent qu'il y a une certaine incohérence à aimer la chair fraîche et détester la viande crue, ou à rouler des grosses pelles tout en dénigrant la langue de bœuf, ils oublient que pour beaucoup de végésexuels, les poils permettent de « végétaliser » le contact avec la chair et que pour eux, la pilosité renforce l'érotisme. D'ailleurs, qui a jamais prétendu qu'il faudrait nécessairement se dévêtir pour faire l'amour ? Quiconque affirme qu'on doit être cul-nu pour un cuni me la sort bonne.

    Après tout, n'y a-t-il pas une certaine logique à ce que, pour ne pas laisser son amour en friche, il faille de temps en temps se brouter le gazon ? Et puis, on peut quand même aimer un peu les omnivores, de loin, sans pour autant les porter au nu. Ils n'ont pas le monopole du corps !

    Et pour ceux qui hésiteraient encore à donner leur cœur à quelqu'un qui n'aime que les légumes, rassurons-les : en matière d'amour, il n'y a pas que les végésexuels qui risquent de les carotte.

     

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    Je suis toujours étonné de la propension qu'ont les gens qui ont un chien à s'attendre à ce qu'on adore leur labrador, qu'on vénère leur cocker ou qu'on trouve beau leur boxer. Et je dois avouer qu'il m'est souvent arrivé de trouver que leurs propriétaires manquaient de flair. Le fait qu'on s'écarte poliment de leur route ou qu'on recule lorsqu'ils nous sautent dessus devrait pourtant leur mettre la puce à l'oreille et leur faire comprendre qu'on n'a pas envie plus que ça de donner la patte à leur chien.

    Mais pas du tout, non seulement ils trouvent ça très mignon que leur cabot nous lèche la joue mais en outre, ils n'hésitent pas à nous faire un bilan complet de sa santé, son âge sa race ou ses vaccins et il faut parfois abréger la conversation pour éviter qu'ils nous montrent des photos d'eux quand ils étaient petits.

    Pensent-ils que nous manquons à ce point d'affection que nous soyions ravis de subir leurs embrassades goulues et leurs coups de langues impromptus et qu'ils viennent nous lécher le visage après qu'ils ont tour à tour grignoté des boulettes et lapé les parois de leur derrière ?

    Ce n'est pas parce que nous nous promenons seul que nous avons nécessairement besoin d'un gros canin.

    Ils s'étonnent que nous ne trouvions pas amusant que notre fils détale devant leur lévrier et ils pensent qu'en nous disant qu'il ne faut surtout pas avoir peur sinon le chien va le sentir, la phobie de l'enfant de trois ans va aussitôt disparaître. Quant à les tenir en laisse, ils n'y pensent même pas puisque leur chien n'a encore jamais attaqué personne et qu'en France, il n'y a que 500 000 personnes chaque année qui se font mordre par un toutou « très très gentil, lui » selon le propriétaire. Et je ne parle même pas de ceux qui les laissent aboyer toute la nuit sans voir où se niche le problème et qui pensent qu'en en plaisantant, on va tout oublier. Ils se trompent : ce n'est pas parce que les chiens aboient que la vanne passe.

    Bref, si la rage a quasiment disparu, cela ne veut pas dire qu'un propriétaire ne peut plus nous la donner et dans ces moments là, je ne peux m'empêcher de penser qu'on se trompe quand c'est au chien qu'on donne la pâtée. Et n'imaginez pas que vous pourrez les raisonner : sans vouloir leur casser du susucre sur le dos, vous allez tomber sur un nonos.

    Je ne dis pas que le chien n'est pas un bon achat. Mais s'il est le meilleur ami de l'homme, cela n'implique pas que l'homme doive nécessairement devenir le meilleur ami du chien.

    Imaginez un monde où l'on pourrait s'ébattre dans les champs sans qu'un basset nous colle aux basques, un monde où les dogues ne nous mettraient plus en boule, où la musique remplacerait les aboiements et où les petits chiens n'auraient plus du roquet le rôle. Un monde où la perfection aurait remplacé les déjections. Un monde où nous aurions nos jacuzzis et eux leurs SPA. Bref, un monde qui ne serait pas fait pour les chiens.

     



     

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  • 14 juillet 21 heures : ma femme me propose d’aller assister à un feu d’artifice à côté de chez nous avec les enfants. Personnellement j’ai toujours préféré les enterrements et j’avoue que j’hésite grandement. Ce n’est pas vraiment que je redoute le pyrotechnique, ce sont plutôt les à-côtés qui me gênent. D'abord, je déteste qu'on joue avec mon argent sans me demander la permission, ensuite, j'ai une passion pour la foule à peu près équivalente à mon amour pour les endives et Christophe Maé.

    Mais d'un autre côté, ça me rappelle ma brûlure au visage, c'est mon petit côté nostalgique. Je me dis aussi qu'avec la crise, les feux d'artifice sont de plus en plus courts et c'est toujours moins long que de regarder les étoiles filantes. On a également moins de chances de tout rater. Et puis mon roman préféré, Un roi sans divertissement, se termine par un feu d’artifice. J'accepte donc la proposition.

    Et je sens dès le début que je ne vais pas le regretter. Le bouchon qui nous attend à l’entrée de la ville et la quasi impossibilité de se garer nous rappellent très vite que nous sommes tout près d’assister à un événement unique. D’ailleurs, malgré la foule, nous trouvons un emplacement tout à fait correct où les arbres ne cachent qu'à moitié le spectacle, le tout juste avant que mon cadet manifeste l’envie de faire pipi.

    En outre, dès le début du feu d’artifice, je constate que nous avons l’immense privilège d'être entourés de deux spécialistes qui n’hésitent pas à nous gratifier de leurs commentaires éclairés, tour à tour prophétiques « regarde celle-là ! Ca va péter » et analytiques « Oh ! La belle rouge ! », palliant ainsi notre champ de vision parfois restreint. Le plus grand des deux, dont la coiffure confirme que les pétards n'ont plus de secrets pour lui, soucieux sans doute que nous ne manquions rien du spectacle, a d’ailleurs la bonne idée d’annoncer le bouquet final toutes les 30 secondes, au point que je ne sais plus bien qui de l'artificier ou de mon voisin nous en fait voir de toutes les couleurs.

    Enfin, bien que la moitié des fusées nous soient masquées par les branches, le show est largement contrebalancé par les nombreux pétards lancés en l’air par des amateurs en tout genre, qui en hurlant dans tous les sens, nous offrent la grâce d’un concert polyphonique qui rythme parfaitement le spectacle lumineux.

    Ajoutez à cela les commentaires de certains badauds qui comparent sans cesse le feu d’artifice à ceux des années précédentes, le type qui tient à tout prix à te vendre des tiges phosphorescentes au cas où tes enfants risqueraient d'être comblés avec le feu d'artifice, le petit de trois ans qui pleure à côté car il a peur chaque fois qu'un pétard explose et vous obtenez la conjugaison de tous les éléments d’une soirée parfaite.

    Moi pour qui le rapport entre la prise de La Bastille et un feu d'artifice ne m'avait jamais semblé évident, non seulement je commence à avoir envie de couper des têtes mais je vois des descendants de Louis XVI partout.

    Nous partons alors en hâtant le pas de peur qu’un père de famille en mal de reconnaissance sorte la blague du feu d'artifesses juste avant notre départ.

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