• Pas facile d'aborder sereinement la rentrée mais même si vous avez le cafard, pensez avant tout à rester calme et évitez de tout casser. Pas la peine que ça jase quand on a déjà le blues.

    Pensez ensuite à tous les petits bonheurs que vous allez retouver : emails, Facebook, Twitter, Inspirez un grand coup et dites : « il n'y a que les mails qui m'aillent ». Cela devrait éviter que la moutarde vous monte au nez.

    N'oubliez pas que le retour à la maison vous fournit également l'occasion de lire les lettres de vos amis. Il est rare, en effet, de ne pas trouver dans sa boîte en septembre une petite lettre du Ministère des Finances, un formulaire d'inscription aux Tap voire quelques nouvelles de la Mantaise des eaux.

    En outre, la rentrée vous offre l'opportunité de prendre soin de votre santé

    Il faut en effet savoir tirer un trait sur les vacances pour faire le point et retrouver la ligne.

    On ne peut pas passer son temps à manger des côtes de porc sur la Côte d'Azur, au risque de ne pas faire de vieux os. Idem pour l'alcool : il vaut mieux arrêter de boire une bière tous les soirs si on veut en finir avec les mousses-tics.

    Et comme le disent si bien les enfants Népalais travaillant dans les usines : « le travail, c'est la santé ! »

    Notre dernier conseil, c'est de garder la tête en vacances. La rentrée n'est pas fatalement la fin de celles-ci, elle peut en être le prolongement.

    Certes, il ne suffit pas de repenser à la piscine pour se mettre dans le bain de la rentrée mais y replonger régulièrement ses souvenirs peut aider à sortir la tête de l'eau.

    Qu'est ce après tout que la rentrée sinon quitter le ciel Azur du Sud pour Bleu ciel d'EDF, les horaires des marées pour les plages horaires, et ne plus s'enduire de crème mais recommencer à passer la pommade ?

    De même, s'il n'y a plus de soleil, vous pouvez compter sur d'autres éléments pour vous taper sur le système. Et rien ne dit que vous n'aurez pas dans vos vies quelques grains de sable, des remous, un peu d'apnée voire un raz de marée pour vous rappeler au bon souvenir de vos vacances.

    Enfin, n'oubliez pas qu'entre les collègues masculins mous et inintéressants et les groupes de blondes qui déblatèrent à la machine à café sur leur patron, vous aurez aussi votre lot de mollusques et de cruches tassées.

    Quoi qu'il en soit, tenez bon en vous disant que grâce à la crise, ce retour au travail sera, avec un peu de chance, de courte durée.

     

     

     

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    « Il faut savoir s’en servir » me disaient-ils tous d’un air entendu lorsque j’exprimais mes réticences à me munir de cet objet et à faire partie de l’High-Faune.  Je ne pouvais évidemment pas m’imaginer tout ce à côté de quoi je passais. Le dossier de Marianne consacré au portable m’en a donné un petit aperçu.

    Le premier avantage du portable, c’est qu’on peut s’en servir à toute heure.

    Carol, 30 ans, confirme : « Mon copain refuse de retirer son portable de la table quand on mange. Quand je lui parle de politesse, il me dit que mes codes sont complètement désuets. » Un vrai porc-table en somme.

    La jeune femme poursuit : « Il s’endort avec son portable, il se réveille avec son portable. Et quand il reçoit une notification pendant la nuit (…), ça sonne sur le téléphone, sur l’ordinateur et sur la tablette. ». Certes, exhiber ses tablettes  n’est pas nouveau comme technique masculine, mais le faire à certaines heures, c’est prendre le risque d’une explication musclée. Carol ne devrait pourtant pas se plaindre : nombreux sont ceux qui rêvent de pouvoir faire la moue toute la nuit.

    Le journaliste de Marianne précise ensuite qu’« une étude anglaise affirme que 62% des femmes regardent leur smartphone …pendant l’acte sexuel ». Mais dans ce cas précis, pas sûr que le problème vienne de l’addiction au portable, bien que l’étude ne précise pas s’il est sur vibreur.

    De même, si on le regarde une fois toutes les six minutes en moyenne selon une étude menée par Nokia en 2013, cela ne signifie nullement que ceux qui le consultent autant feraient mieux de consulter.

    Le deuxième avantage du portable, c’est la relation privilégiée qu’on entretient avec lui. Selon la psychologue Stéphanie Bertholon, « certains se sentent complètement nus quand ils sortent sans portable ».

    Jean-Manuel, 22 ans, déclare même : « Je n’attends pas que mon téléphone vibre, je le regarde sans arrêt. Même quand je suis en conversation téléphonique, je l’éloigne de ma joue pour jeter un coup d’œil. Je ne m’en sépare jamais. »

    Comment ne pas être touché par une telle complicité ? Comment ne pas être sensible à la beauté de cet amour désintéressé ?  Les psychologues de tous bords ont bien tort de penser qu’il puisse s’agir d’addiction quand il s’agit de la forme la plus parfaite de l’idylle.  Quoi de mieux pour garantir le grand amour qu’une bonne liaison et d’excellentes vibrations ? N’est-ce pas le triomphe absolu de l’amour qu’un homme soit capable de  dire « Wi-fi » à son téléphone et lui jurer haute fidélité jusqu’à ce que décharge s’en suive ?

    En outre, le portable, qui n’est jamais jaloux, n’empêche nullement son propriétaire d’entretenir quelques relations extra-digitales. Le même Jean-Manuel raconte : « Pendant mon voyage Erasmus, à Budapest, j’étais sans arrêt sur WhatsApp pour communiquer avec ma copine qui était restée en France. Comme c’était du non-stop, j’ai renoncé à certaines sorties, j’ai raté des moments de convivialité ». Ne communiquer que par WhatsApp, c’est un peu donner sa langue au tchat. Mais c’est aussi assumer le risque que sans lui, les souris dansent.

    Bref, même si la psychologue Stéphanie Bertholon « reçoit un patient qui préfère jouer à « Candy Crush » plutôt que d’aller coucher sa fille », on aurait tort de penser que le portable soit casse-bonbons.

    Le troisième avantage du portable, c’est qu’il nous évite de stupidement profiter du moment présent comme une personne lambda pour mieux nous aider à restituer en direct ce moment qu’on n’aura pas vraiment vécu. Marianne rapporte « l’histoire d’un futur papa rapportant à son groupe d’amis, via la messagerie instantanée WhatsApp, les indications de la sage-femme-« col à 7cm », « col à 10 cm » ».  

    Dommage que le papa n’ait pas eu la présence d’esprit de faire un selfie pendant l'expulsion.

    Même pas capte

    Le dernier avantage du portable, c’est qu’il invite à la prudence. Selon une étude Ifop, ils seraient 74% à ne jamais sortir sans leur téléphone. Le mobile nous rendrait donc plus sédentaires ?

    Cela aurait un autre effet bénéfique,  celui de faire émerger un nouveau business, le « digital detox », séjour sans aucune connexion proposé par de nombreux spas et hôtels.

    Pierre Massot, propriétaire d’une chambre d’hôte haut de gamme sur la presqu’île du Médoc, propose ce service depuis dix-huit mois. A ce jour, il n’a accueilli que trois personnes. « Nous avions des gens qui voulaient le faire cet été mais, dix jours avant, ils ont changé d’avis ».

    Il n’y aura donc, pour le propriétaire comme pour les clients, aucune petite coupure. Est-ce à dire que ce concept de « digital detox » serait une magistrale intox ? C’est surtout la preuve que le portable est indispensable.

    D’ailleurs, Francis Jauréguiberry, sociologue, qui « s’était donné pour objectif d’observer les comportements de ceux qui procèdent à une vraie coupure » en est arrivé à cette conclusion très simple : « Ces gens n’existent pas. »

    Jocelyn Lachance, sociologue également, ajoute : « Les voyageurs d’aujourd’hui veulent bien se perdre de temps en temps, mais seulement pour vivre une expérience significative. »

    Grâce au portable, rien ne sera plus jamais le Free du hasard.

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  • Avec la crise, pas facile d'avoir le budget suffisant pour partir en congé. L'argent n'a pas d'odeur, certes, mais les vacances ont un parfum. Comment faire pour le retrouver ? Quand on voit, par exemple le prix du billet pour aller à Hyères, on se dit que les vacances ne sont pas pour demain. Pas de panique, si vous n'avez pas les moyens de prendre des congés, faîtes en sorte que les vacances viennent à vous. Si tu ne viens pas à la gare d'Hyères, la gare d'Hyères ira à toi.

    Tout d'abord, pour les petit budgets, il est indispensable de trouver une voiture pas chère car elle est le symbole de la liberté. Pour que ce projet ne soit pas trop coûteux, n'hésitez pas à prendre une auto prête à la casse chez un épaviste : sous l'épave est la plage.

    Ensuite, montez dans votre voiture et prenez le large, c'est-à-dire la première aire d'autoroute à proximité car il ne faudrait pas non plus se ruiner en essence. Quoi de plus agréable en plein mois d'août que de humer l'aire des vacances en savourant quelques sandwiches triangle sur un parking goudronné ?

    Les sandwiches au pain de mie, ce n'est peut-être pas idéal pour casser la croûte mais c'est pain bénit pour qui veut retrouver le goût des vacances. En effet, par leur aspect gras, bourratif mais surtout dégueulasse, ne représentent-ils pas l'authentique pare-faim de l'été ?

    Lorsque vous vous êtes suffisamment reposé, reprenez le volant et revenez chez vous comme si vous vous rendiez sur votre lieu de villégiature. Sur le trajet, débrouillez-vous pour ne croiser que des agriculteurs : il est important, pour que l'effet « vacances » fonctionne à plein, que ce soit des paysans.

    Une fois arrivé chez vous, faîtes-vous livrer du sable dans votre salle de bains, peignez votre plafond en bleu et installez un allogène au-dessus de la baignoire. Salez abondamment l'eau et cachez-y quelques poissons en guise de planque-thons. Enfin, mettez un masque et un tuba pour avoir la palme du parfait baigneur. Rien de tel que de barboter dans la baignoire pour se mettre dans le bain des vacances.

    Enfin, le soir, collez quelques étoiles phosphorescentes au-dessus de votre lit pour vous endormir.mais n'attendez pas l'étoile filante pour faire un vœu au risque de dormir assez peu. Au contraire, laissez-vous gagner par le sommeil et ne pensez plus à rien : c'est le meilleur moyen de se plonger dans Léthé.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Chaque année, après le BAC, certains professeurs publient les réponses des élèves les plus originales, pour ne pas dire les plus ridicules. J’ai moi-même une jolie collection de pépites que je veux bien, dans mon immense mansuétude, vous offrir en cadeau. J’espère toutefois, chers lecteurs, que vous aurez la culture nécessaire pour les apprécier à leur juste valeur : je n’ai pas l’habitude de jeter des perles aux purs sots.

     

    Mais sous prétexte que certains candidats ont parfois paru dans les choux et qu’ils ont souvent raconté des salades, peut-on pour autant parler de BAC à légumes ? Le BAC serait-il devenu un diplôme au rabais, une sorte d’examen de pas sages ? Cet article vous prouvera que non.

     

    Ce qui frappe en effet chez les candidats du BAC de cette année, c’est la clarté du propos et l’esprit de synthèse : « Ici, Victor Hugo pose indirectement des questions aux lecteurs qui peuvent se sentir visés dans le but de faire comprendre que c'est un poème contenant un message aux lecteurs et pourquoi pas créer une émotion à travers ces nombreuses questions ». Tout est dans le « pourquoi pas »

     

    Cette clarté ne se départit jamais d’une grande cohérence : « Dans un premier temps, nous étudierons la clarté du jour et dans un second temps, nous étudierons l'obscurité de la nuit » Nul doute que si le candidat en avait eu le temps, il aurait également fait une partie sur l'humidité de l'eau. Il nous aura en tout cas démontré intelligemment son intelligence, comme lorsqu’un autre candidat relève dans le poème d’Hugo « le thème du chaud avec « chaumière ». D’ailleurs, le candidat 2014 sait éviter les contradictions : « suite à l'article dans lequel vous reprochiez aux poètes de privilégier des thèmes sérieux et graves, je tiens à exprimer mon désaccord. Il est vrai certes que les thèmes privilégiés sont des thèmes sérieux et graves... »

     

    Ce qui est sûr, c'est que le candidat du BAC 2014 n'est jamais là par hasard. Sa syntaxe est sûre : « Tout d'abord, nous allons s'intéresser sur le registre lyrique ». Et si, de temps en temps, le vocabulaire ou l’orthographe font défaut « complexitivité », « chaqun », c’est sans doute que les candidats en question, passionnés de « romantiste », ont quelques problèmes d'autiste.

     

    Mais ce qui distingue définitivement le candidat 2014 de ses prédécesseurs, c’est son immense culture littéraire. Il sait par exemple reconnaître le génie d'Hugo, seul auteur capable de « faire rimer aimer avec vivre »

     

    Il connaît d’ailleurs parfaitement la vie de l’auteur, « chef de file du mouvement réaliste et auteur phare de l'époque des lumières » omettant simplement de préciser : « académicien et grand ami de Jean d'Ormesson ».

     

    Il sait également mettre en évidence ce qui caractérise le plus l’auteur des Misérables : « Il n'y a pas de marque de première personne, nous pouvons donc dire que l'auteur souhaite rester dans l'anonymat »

     

    Enfin, il n’ignore rien de ses goûts, notamment sa passion pour la baignade : « Ses enfants décèdent tous dont la cadette d'une noyade très appréciée de Victor Hugo »

     

    Les connaissances en poésie du candidat 2014 ne sont pas en reste : « ce poème est un alexandrin, on le voit aux verres de toutes les strophes ». Tout comme sa connaissance pointue des journaux et revues. Ainsi, lorsqu’on lui demande, dans le sujet d’invention, de rédiger une lettre adressée à une revue littéraire, il commence tout naturellement par : « Cher Parisien »

     

    Enfin, et ce n’est pas le moindre, le candidat 2014 nous abreuve d’informations aussi précieuses que « Rien ne permet de deviner le siècle auquel se déroule cette scène » ou encore « le cimetière peut se trouver dans n'importe quelle ville du monde », preuve qu’au cas où il échouerait dans ses études, il aurait encore une belle carrière de journaliste à BFM TV devant lui.

     

    Attendu que les soirées des candidats précédant le BAC ont souvent paru plus proches des bacchanales que des annales du BAC, gageons que les nouveaux lauréats sauront le fêter dignement. Maigre consolation pour un BAC chiche.

     

     

     

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  • Un mois de matchs, ça peut être long lorsqu'on est en couple avec un footeux. Comment faire en sorte qu'il ne soit pas foutu ?

    Il y a évidemment la tactique qui consiste à se présenter devant son homme en petite tenue et lui laisser le choix : botter un ballon ou ôter vos bas longs.

    Il faut profiter de l'excitation qu'un homme est capable de ressentir à l'approche d'un match de football : être nue sous sa mini-jupe est par exemple un excellent moyen de mettre au foot une bonne déculottée.

    Cette tactique comporte toutefois quelques risques. Il n'est en effet pas impossible qu'il vous fasse l'amour devant la télé et que vous serviez simplement de repose-bière le temps d'une mi-temps.

    Servir de sous-bock quand on est surbooké n'est pas toujours très agréable mais l'on peut se consoler en se disant qu'être prise en même temps qu'une bière, c'est se faire doublement choper.

    Toutefois, il faut bien avouer qu'offrir son corps pour une simple histoire de télé n'est pas très cathodique. Et ce n'est pas ça qui vous permettra de regarder enfin vos programmes préférés. Comment, dès lors, éviter les conséquences fâcheuses de la Coupe du Monde sans son con promettre ?

    Une autre solution consiste à contacter un de ses copains et de vous arranger pour qu'il aille voir le match chez lui. Comment ? Débrouillez-vous pour raconter une histoire qui tienne la route, les bons contes font les bons amis.

    Si cette option ne fonctionne pas non plus, n'hésitez pas à employer les grands moyens. Asseyez-vous à côté de lui et enchaînez les matchs en le faisant boire le plus possible. Il aura sûrement fait des réserves au préalable car en période de Coupe du Monde, chaque jour est à marquer d'un bière blanche. Saoûlez-le jusqu'à ce qu'il s'endorme ivre mort sur le canapé, enterrant ainsi tous ses espoirs de foot dans la bière. N'ayez pas trop de scrupules : qu'importe le flasque con, pourvu qu'on ait l'ivresse. Bière qui coule amasse mousse.

    Enfin, s'il résiste à vos avances alcooliques, profitez de ce mois de foot pour sortir : théâtre, restaurant entre copines, bars branchés, ne vous refusez rien. Multiplier les sorties est sans doute la meilleure issue.

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