• « Tout vient à point à qui sait attendre », dit le proverbe. Comme j'aime plus que tout me réserver quelques plaisirs solitaires, j'ai attendu deux jours avant de regarder les vœux de notre bon Guide. Et le moins qu'on puisse dire est que je n'ai pas été déçu puisque le président philosophe s'est montré à la hauteur de mon absence totale d'attentes.

     

    Dès les premières secondes, il s'adresse à nous avec une chaleur qui n'est pas sans rappeler celle de Yann Moix envers les femmes de plus de 50 ans et une sincérité qui renvoie aux heures les plus sombres du jeu d'acteur de Frédéric Diefenthal ; et il choisit de rester debout pour mieux nous faire croire qu'il ne s'est pas assis sur ses promesses.

     

    « Avec le débat national, face aux colères exprimées par le mouvement des Gilets Jaunes, nous avons su instaurer un dialogue respectueux et républicain, sans précédent dans une démocratie » déclare-t-il. Qui osera contredire un homme qui a instauré un dialogue constant entre lui-même et son ego et qui, grâce à un combat de tous les instants, aura permis aux balles de LBD et aux yeux des manifestants de se rencontrer, mieux, de s'unir pour le restant de leurs jours ?

     

    « Nous avons commencé à percevoir dans le concret de nos vies les premiers résultats de l'effort de transformation engagé depuis deux ans et demi », poursuit-il. Un tel sens de l'observation et une telle absence de démagogie ne peuvent qu'être salués. « La France n'avait pas connu un tel élan depuis des années », ajoute l'auteur de Révolution. Certes, même si prendre autant d'élan pour sauter dans le vide, c'est un peu du gâchis.

     

    Revenant sur la réforme des retraites, il annonce une nouvelle qui ne pourra que réjouir les professeurs travaillant en ZEP : « nous prendrons en compte les tâches difficiles pour permettre à ceux qui les exercent de partir plus tôt ». De même, il laisse entendre que la réforme en cours sera totalement modifiée puisqu'il prévoit un « projet de justice et de progrès social ».

     

    En ce qui concerne les infrastructures publiques, on peut là aussi être rassuré, le président précisant : « Nous mènerons une politique ambitieuse pour l'hôpital auquel je tiens tant ». Il n'en restera donc plus qu'un, reste à savoir où il se situera. 2020 sera aussi « l'année où un nouveau modèle écologique doit se déployer », grâce à la fin de l'emballage plastique à usage unique prévue pour 2040.

     

    Malgré l' « épreuve » du Brexit, Macron l'affirme : « j'œuvrerai pour maintenir entre nos deux pays une relation solide ». Le Royaume-Uni et l'Europe sont sauvés. Souvent accusé d'agir seul, il n'oublie ni son Premier ministre ni son équipe : « J'attends du gouvernement d'Edouard Philippe qu'il trouve la voie ». Transmis au pape François.

     

    Mais Macron ne serait pas un grand président s'il n'avait pas ce souci esthétique si français. C'est pourquoi on ne peut que louer son appel à la « redécouverte du beau », redécouverte déjà bien entamée en 2019 grâce aux tulipes de Jeff Koons, aux pyjamas de Sibeth Ndiaye ou à la nouvelle décoration de la salle des fêtes de l'Elysée.

     

    Le président a bien compris que le problème, c'était nos « peurs », nos « inquiétudes » et nos « angoisses », en d'autres termes notre sentimentalisme face à toutes ces justes avancées auxquelles nous ne comprenons rien. Et pour faire face à nos craintes, il rappelle la grandeur de la France avec la crédibilité de Recep Erdoğan animant une conférence sur le pacifisme et la communication non-violente.

     

    Enfin le chef de l'Etat termine son allocution par ces mots qui feront date : « Sachez combien je mesure chaque jour l'immense honneur qui m'est fait de vous servir ».

     

    L'année 2020 sera donc placée sous le signe de l'humour.

     

     

    Google Bookmarks Blogmarks

    1 commentaire
  • Cette nuit, j'ai fait un horrible cauchemar dans lequel Jean-Paul Delevoye, toujours aussi distrait, avait oublié de déclarer qu'il était mon père. Il me présentait 3600 demi-sœurs et demi-frères, tous nés après 1975, avec lesquels il faudrait que je partage ma retraite. Jean-Michel Blanquer me soufflait à l'oreille : « Si vous en voulez à Jean-Paul, c'est que vous n'avez rien compris » et Jacques Attali me confiait à quel point il rêvait d'une société sans peuple.

     

    Je décidai alors d'exprimer mon désaccord publiquement, mais ma publication fut supprimée des réseaux sociaux pour « contenu haineux ». Je me rendis à l'une des manifestations contre la réforme de la retraite mais j'eus le malheur de rester immobile sur une place, ce qui était une évidente provocation. Christophe Castaner ne manqua pas de me le rappeler en me visant à l'œil avec un LBD. Je m'en plaignis mais ce dernier m'assura qu'il n'y était pour rien, ce que l'IGPN confirma aussitôt, ajoutant qu'il était impossible d'identifier le tireur et qu'on ne pouvait absolument pas accorder un quelconque crédit à ma version, étant donné que je n'avais qu'un œil.

     

    J'eus l'idée de fournir à la police une vidéo faite par un ami pour attester de ma bonne foi. Elle me rappela que ce type d'images anti-démocratiques étaient formellement interdites et je me retrouvai en garde à vue. Je demandai de l'aide à mes contacts Facebook, qui organisèrent une collecte, aussitôt supprimée pour « non respect des conditions générales ». Patrick Balkany m'envoya une lettre dans laquelle il me demandait d'arrêter de me plaindre « par respect et décence pour les vraies victimes qui souffrent ».

     

    Je me réveillai en sueur, trop heureux de vivre dans un pays soucieux de protéger toutes les libertés.

     

     

    Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Dans un article intitulé « Peut-on être féministe et apprendre la vie à son mec ? », Slate part à la recherche de l'équilibre entre féminisme et vie de famille. Et l'on découvre que ce n'est pas facile tous les jours pour ces femmes qui confient être « cheffe(s) de projet pour la charge mentale ». Elles ont en tout cas bien du mérite de croire qu'on peut encore éduquer ces hommes qui ne comprennent rien à rien. « En tant qu'instit, j'estime que j'ai un devoir d'éducation et que, s'il y a un dysfonctionnement, c'est qu'il y a peut-être des choses qui sont encore opaques et qui doivent être explicitées », explique l'une d'elles. On ne peut qu'admirer sa patience.

     

    Pour arriver à leurs fins, elles rivalisent d'astuces : « Je voulais que ce soit lui qui élabore la liste de la charge mentale, penser à acheter des éponges ou des trucs comme ça, parce que c'était important pour moi qu'il fasse ce cheminement et qu'il s'en souviendrait mieux si c'était lui qui avait énoncé tout ça » confie une autre. Tout ça n'est pas sans rappeler les meilleures séquences de nos pédagogues de l'EN où on invite l'élève à « construire lui-même son savoir ». Avec la réussite que l'on sait.

     

    Mais les déceptions sont nombreuses car les hommes sont, comme chacun sait, longs à la détente.

    « Il va me dire que, oui, il comptait bien préparer à manger ce soir sans que je lui dise, mais il va commencer trop tard, ce qui va nous faire manger trop tard », regrette l'une, tandis que l'autre déplore qu' « il commence par exemple à couper les concombres avant de faire chauffer l'eau des pâtes ». Sans compter les fêtes d'anniversaires « désurprisée(s) », pour employer les magnifiques néologismes féministes. Heureusement, on entrevoit parfois un mieux : « l'apprentissage n'est pas suffisamment ancré pour être réinvesti et transposé de manière autonome mais il y a eu des progrès » se réjouit l'institutrice. Quel dommage que ces femmes n'aient pas encore eu l'idée de compiler ces belles appréciations dans un bulletin trimestriel, nul doute que cela encouragerait beaucoup leur conjoint à « continuer dans cette voie ».

     

    Face à l'incompétence notoire de leur homme qui s'obstine à avoir des habitudes différentes voire une autre vision de la vie que la leur, certaines se battent encore « Croyant dans l'éducabilité, je me dis que ça s'améliorera,(...) Ça ne sera peut-être pas parfait mais il faut continuer à y croire quand même, donc je continuerai à travailler là-dessus ». Mais d'autres s'épuisent face à l'ampleur de la tâche « Notre aîné a 5 ans, on a une affiche pour lui avec les règles de la maison. Je fais la même chose que pour un gamin de 5 ans. C'est complètement fou! ». N'est pas Super Nanny qui veut.

     

    Certaines vont jusqu'à renoncer, comme cette éducatrice Montessori qui voulait « un adulte fonctionnel » et qui a donc « préféré être seule plutôt que de devoir prendre en charge l'éducation d'un adulte ». Quelle idée aussi de mettre sur le marché des hommes défectueux et sans garantie ? Le patriarcat est décidément partout.

     

    Une coordinatrice RH de 33 ans ne cache pas à quel point ce manque de fonctionnalité de l'homme érode l'amour : « Je ne peux pas aimer quelqu'un que je ne considère pas comme un égal et à qui je considère qu'il faut que j'enseigne des choses sur des aspects comme le ménage ». « J'avais un froid dans mon cœur, parce qu'il ne (...) faisait pas (ce qu'il faut) » explique une autre. Comment ne pas les approuver ? A se demander si l'amour existe vraiment : « Si on veut vraiment être féministe, on ne peut pas être en couple avec un homme » avance l'une des femmes interrogées. Bref, le véritable amour n'est pas introuvable, à condition de chercher du bon côté.

     

    Pour prendre un peu de hauteur, Slate interroge alors Chiara Piazzesi, une « chercheuse montréalaise en sociologie de l'intimité amoureuse et des émotions », professeur à l'Université du Québec à Montréal (Uqam) et membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF ). Voilà qui impose le respect ! Que dit cette dame ? Qu'« on ne peut pas avoir des solutions noires ou blanches» à ce « clash conjugal des socialisations » (dixit Slate). La profondeur de l'analyse laisse sans voix.

     

    Toutes ces terribles épreuves endurées par ces femmes héroïques font déjà froid dans le dos. Mais ce n'est pourtant rien à côté de l'obligation de se « réfrène(r) vachement » pour ne pas « dicter à son conjoint la «bonne» manière de faire ». «  C'est compliqué de ne pas se transformer en la maman de son conjoint » confirme une autre femme.

     

    Ce retour d'un chef de famille fait chaud au cœur !

     

     

    Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Lorsque Jupiter paraît devant son pupitre, auréolé de sa propre gloire et de la confiance de près de 25% des Français et de 95% des sympathisants de Jacques Attali, Romain Goupil et Mathieu Kassovitz, il s'en faut de peu que François de Rugy ne s'évanouisse devant ce demi-dieu. Et si les pierres ne crient pas sur son passage, c'est uniquement parce qu'elles ont toutes été dérobées par les gilets jaunes.

     

    L'homme est pénétré et affecté, le ton est grave et l'on comprend d'emblée que Manu a pris la mesure de la situation et qu'il est prêt à tous les sacrifices pour répondre à l'urgence de la création d'un Haut conseil pour le climat et au besoin vital du peuple de pédagogie. Au diable les carabistouilles, notre président a parfaitement compris que « le problème que nous avons aujourd'hui », ce n'est pas le pouvoir d'achat des plus modestes mais bien « la déclinaison pragmatique des solutions que nous apportons ».

     

    D'emblée, il annonce donc une mesure forte, à savoir la fermeture du compte Twitter de Benjamin Griveaux et de BFM : « Que fleurissent sur les réseaux sociaux mille fausses informations et rumeurs, c'est affligeant mais que les responsables politiques (…) s'en fassent l'écho (…) ce n'est pas acceptable ». Il va même plus loin en promettant la fin du mensonge comme moteur de la politique : « Nous devons sortir des énergies fossiles ».

     

    Emporté par un lyrisme tout gaullien, il ringardise le simplet « Je vous ai compris » du général pour un plus complexe et plus authentique « J'éprouve de la compréhension pour ces citoyens » qui nous arracherait presque une larme et fera sans doute culpabiliser les gilets jaunes d'avoir rendu leur président inconsolable.

     

    « Toutes les 10 minutes, un Français meurt prématurément du fait de la pollution » rappelle notre altruiste et généreux président qui ne voudrait pour rien au monde que les Français les plus modestes ne puissent pas profiter de la misère à laquelle ils ont droit jusqu'au bout. D'ailleurs il l'affirme : « je ne confonds pas les casseurs avec des citoyens qui veulent faire passer un message » : celui de l'ultra droite et du salut hitlérien.

     

    Qu'on se le dise, Manu a « compris l'inquiétude des Français », car « c'est cela au fond la crainte exprimée par nos concitoyens ces derniers jours (…) payer la transition énergétique sans en bénéficier » et pas du tout simplement finir le mois comme certains beaufs aux idées courtes ont voulu nous le faire croire.

     

    Mais s'il se sent proche des Français, si au fond Manu meurt d'envie d'enfiler lui aussi un gilet jaune et de partager avec nous un pack de Kro sur un rond-point, il ne cède pas à la démagogie et sa pensée complexe pointe les contradictions des populistes. « On ne peut pas être le lundi pour l'environnement et le mardi contre l'augmentation du carburant » explique-t-il. « Ni le mercredi pour le glyphosate et le jeudi contre la taxe sur le Kérosène », aurait-il pu ajouter.

     

    De même, « On ne peut pas demander moins de taxes et d'impôts et plus de service public »Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il a supprimé l'ISF. Et qu'il veut « rendre plus intelligente cette taxe un peu aveugle », afin qu'elle soit davantage appréciée par les gilets jaunes, qu'elle devienne leur amie, leur confidente même.

     

    Car si les citoyens avaient vraiment compris les mesures du gouvernement, ils n'auraient jamais manifesté, comme l'explique si bien le président : « Vous me parlez d'un chèque énergie mais je ne sais pas le numéro de téléphone pour l'avoir, je comprends pas comment ça marche, mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement pour ma chaudière ? ». Quel acteur ! On croirait entendre le peuple !

     

    Ce qui manque aux Français, ce sont des explications et des mesures concrètes, l'abstraction et la langue de bois, ça suffit ! C'est pourquoi il faut à tout prix et le plus vite possible privilégier une « approche pragmatique et adaptative » et « structurer non pas simplement ce débat, mais comme plusieurs d'entre vous l'ont proposé, suggéré, une méthode de construction pour apporter des solutions concrètes, des solutions qui peuvent être différenciées, sur le terrain ou en fonction des secteurs ». Cette fois, plus personne ne pourra dire que ce n'est pas clair.

     

    Loin d'éviter l'autocritique, Jupiter assume sa part de responsabilités dans la situation actuelle et n' hésite à évoquer les « inégalités de revenus générées par la mondialisation ». Mais ce n'est pas une fatalité et il préconise un « changement de méthode de travail » Pour les résultats, on verra plus tard.

     

    Quant à « la fin du monde et la fin du mois », pas question de choisir  : « nous allons traiter les deux », assure-t-il. Ca promet une magnifique apocalypse. « En face de ces sentiments et de ces ressentiments, je ne me déroberai pas », ajoute notre président. Il vaut mieux, pour Louis XVI, ça s'était mal terminé.

     

    Enfin, le chef de l'Etat de conclure : « Notre Nation est plus grande que chacun d'entre nous ». Mais beaucoup plus petite que Jupiter.

     

     

     

     

    Google Bookmarks Blogmarks

    2 commentaires
  • Comment ne pas être reconnaissant à Emmanuel Macron de nous accorder un quart d’heure de son temps précieux pour nous adresser ses vœux, lui qui en une seule minute de réflexion, peut résoudre trois crises mondiales ? C’est bien la preuve que contrairement à ce que disent les mauvaises langues, Jupiter ne se croit pas sorti de sa propre cuisse.

     

    Si ce demi-dieu prend la peine de s’abaisser à parler aux terriens et accepte de laisser quelques instants les festivités de côté et Christophe Castaner sans surveillance, il ne peut y avoir objectivement que deux raisons: ou bien il aime vraiment les Français, ou alors il déteste autant les godillots que les cotillons.

     

    La gravité du ton employé nous l’annonce d’emblée : contrairement à son prédécesseur, Jupiter n’est pas du genre à plaisanter, il a le vœu sacré. Dès le début de sa prise de parole, Macron précise le contexte dans lequel il s’adresse aux Français. Le pourfendeur des prestations sociales imagine ces derniers en train de l’écouter avec leurs proches et rappelle donc que ses vœux, malgré leur solennité, sont avant tout une allocution familiale.

     

    Puis le président dresse un premier bilan de son action. “Je me suis attaché à faire ce à quoi je m’étais engagé durant la campagne” explique celui qui a attendu d’être élu pour dévoiler son programme. Et le chef de l’Etat de préciser son projet pour 2018 en faisant vœux de tout bois : “des réformes intenses”, “une économie forte”, ”une France forte” “une Europe forte”. On peut difficilement faire plus détaillé et plus varié.

     

    “L’Europe peut devenir cette puissance économique, sociale, écologique et scientifique” annonce sobrement Manu, oubliant d’ajouter que Jean-Claude Juncker peut devenir un super-héros volant au secours des ouvriers, des agriculteurs, des chômeurs, et de Francis Lalanne.

     

    C’est seulement à ce prix que nous trouverons “ce goût en commun d’un avenir dont nous décidons par nous-mêmes” nous explique ensuite celui qui a appliqué à la lettre le programme commun voulu par l’Europe en matière de droit du travail, de gel du SMIC ou de suppression de l’ISF.

     

    Quant au terrorisme islamiste, il en fait son affaire lui-même militari et croit en des jours meilleurs : “C’est une grammaire de la paix et de l’espérance qu’il nous faut aujourd’hui réinventer”. Le vocabulaire de la com’, lui, n’a plus de secrets pour Manu.

     

    “Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays” nous exhorte Manu. “ Car si vous pensez que le pays va faire quelque chose pour vous, vous pouvez toujours vous gratter”, aurait-il pu ajouter s’il avait été au bout de sa logique. Le soir de la Saint-Sylvestre, il ne faut pas confondre faire le décompte et demander des comptes.

     

    A cet instant, il ne me reste plus qu’à écouter Manu s’exclamer “Vive la République, vive la France”. Et à la fin de l’envoi, je me couche.

     

    Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique