•  Pas facile lorsque votre mec ne vous a pas adressé la parole depuis près de cinq ans pour autre chose que pour vous demander si la bouffe était prête de savoir quels sont ses sentiments profonds. Les hommes sont mystérieux et vous vous demandez parfois si, lorsque le votre regarde les matches à la télé en insultant l’arbitre et en hurlant sa haine contre les adversaires, ce n’est pas pour lui une façon de manifester par effet de miroir tout l’amour qu’il a pour vous. Est-ce que, lorsqu’il vous dit de fermer votre gueule, ce n’est pas  tout simplement pour apprécier pleinement le moment qu’il passe avec vous et pour que rien ne vienne perturber la méditation intense dans laquelle la brève contemplation de votre visage l’a plongé ? Notre rédaction vous propose de décrypter ses attitudes et vous donne quelques astuces pour distinguer le vrai du faux.

    1. Vous offre-t-il des cadeaux en dehors des grandes occasions (anniversaire, anniversaire de rencontre, Noël, Saint-Valentin ?) Si la réponse est non, c’est bon signe La plupart du temps, lorsque les hommes vous offrent des cadeaux gratuitement, c’est parce qu’ils se sentent coupables de vous avoir trompée.

    2. A quelle heure rentre-t-il de ses « soirées entre copains » ? Plus il rentre tard, mieux c’est car cela montre qu’il se sent libre avec vous. Si, lorsque vous lui demandez comment s’est passée la soirée, il reste muet comme une carpe, c’est bien la preuve qu’il est comme un poisson dans l’eau.  En outre, un homme coupable a toujours besoin de se justifier, s’il ne parle pas, c’est sûrement qu’il n’a rien à se reprocher. Rien de plus dangereux que les beaux parleurs.

    Dans tous les cas, rassurez-vous : un homme aimable comme une porte de prison n’est sans doute pas près de s’évader. 

    3. Vous décidez, sans le prévenir, de changer de coupe de cheveux et de vous les raser sur les côtés pour ne garder qu’une légère épaisseur sur le dessus. Si, quand il rentre, il s’écrie : « on n’avait pas assez d’un caniche à la maison ? », c’est gagné :  c’est le signe qu’il s’intéresse à vous et ne peut s’empêcher de remarquer le moindre changement dans votre physionomie. N’oubliez pas également qu’en vous traitant comme un chien, il sous-entend que vous êtes sa meilleure amie.

    4. Si, en plus, il ne travaille pas, reste toute la journée devant sa console ou son ordinateur et refuse de rencontrer vos amis, vous êtes comblée : statistiquement, c’est sur son lieu de travail et dans les soirées que l’on risque le plus de rencontrer son futur amour. Avec lui, aucun risque : il est donc à vous pour toute la vie !

    D’une manière générale, chez l’homme, tout est à interpréter à contresens. S’il vous rappelle après une soirée, s’il vous invite régulièrement au restaurant ou pire, s’il ne se lasse pas de vous dire « je t’aime », ayez le courage de le quitter : un homme affable cache souvent un homme à Fables.

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  •  L’indifférence du monde à l’égard des gens qui subissent la torture me semble chaque jour un peu plus inacceptable. Va-t-on continuer à se taire et laisser ces gens souffrir ? L’actualité (de l’interview de Sarkozy à la viande de cheval en passant par la Lorraine) doit-elle tout vampiriser au risque de faire passer les faits essentiels pour des fantômes?

    Quand va-t-on enfin parler des anonymes, des gens qui souffrent, ? je veux bien sûr ici parler des professeurs et plus particulièrement de ceux de Français.

    Comment se peut-il en effet que le gouvernement accepte qu’un professeur de Français -et par conséquent un amoureux des lettres- puisse passer une bonne partie de sa vie à lire des productions dont l’insignifiance n’est pas sans rappeler les meilleures pages d’Amélie Nothomb  alors qu’il fait des pieds et des mains pour délivrer des otages nourris et blanchis qui passent le plus clair de leur temps à dormir dans des pays chauds ? Cette torture-ci n’est-elle pas sans commune mesure avec celle-là ?. Ce malaise collectif se double d’un malaise individuel car comment occulter le fait qu’en mobilisant mon temps et mon énergie à corriger des copies, je prive une partie non négligeable de la planète ( de l’ordre de 0, 000000000000000001%) d’une chronique aussi hilarante que savoureuse ?

    Il existe certes des techniques pour atténuer le spleen provoqué par les copies mais aucune ne semble capable de l’anéantir définitivement.

    1/ Le « copies collées »

    Cette technique simple consiste à écrire dans l’en-tête du devoir la même remarque sur chaque copie. Il faut, évidemment , pour se prémunir de toute contestation, veiller à être nuancé dans son appréciation et équilibrer parfaitement les remarques positives et négatives. De la même façon, on prendra garde à ne pas être trop précis mais au contraire à privilégier les formules générales et les expressions passe-partout, qui, comme chacun sait, ouvrent toutes les portes.

    Ex : « Malgré d’indéniables qualités, votre devoir tombe parfois dans la facilité. N’oubliez pas qu’un tel exercice requiert une exigence toute particulière et qu’il ne saurait souffrir ni imprécisions ni approximations. Vous pouvez faire beaucoup mieux à condition de faire preuve de davantage de rigueur et d’attention. »

    Pour éviter que les élèves découvrent la supercherie, on privilégiera ce type d’approche lors du BAC ou des examens blancs, autrement dit lorsque toutes les copies sont mélangées.

    2/ L ‘épaulée jetée

    Cette technique, plus difficile à appliquer, est exactement la même qu’en haltérophilie. Il suffit de poser, telle une haltère, le paquet de copie à ses pieds, de fléchir au maximum les jambes tout en inspirant puis de soulever le dit paquet jusqu’au dessus du niveau des épaules. Une fois la prouesse effectuée, jetez le paquet au sol en vous assurant d’avoir préalablement déposé une poubelle en dessous. Cette technique est la plus performante du point de vue du gain de temps mais elle divise le corps enseignant car certains puristes considèrent qu’elle pose un problème déontologique. Pourtant, quoi de plus normal que de destiner ces copies à leur habitat naturel ? C’est presque un retour aux sources pour elles et la quasi-garantie de leur épanouissement.

    Il n’est pas impossible toutefois qu’une trop grande utilisation de ce procédé amène les élèves à se poser quelques questions.

    3) Une correction incorrecte

    Enfin, on peut aussi choisir, si l’on est un peu dérangé psychologiquement, de lire et de corriger entièrement chaque copie. Cette technique est sans doute la moins pertinente car outre qu’elle prend un temps fou, elle se révèle dans la plupart des cas inefficace, une étude ayant montré que dans 100% des cas, les notes étaient, quoi qu’il arrive, comprises entre 0 et 20.

    Obliger, pour finir, des amoureux des lettres à réduire leur appréciation à un simple chiffre, c’est plus qu’une offense, c’est une incorrection.

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  • Je me suis parfois demandé si j’étais narcissique car il est vrai que je m’aime beaucoup. Mais n’est-ce pas au contraire une preuve d’altruisme que de faire comme tout le monde en m'admirant ? Quel mal y a t-il à se trouver beau lorsqu’on n’en est pas responsable ? Et est-ce moi que j’admire lorsque je me contemple ou la Beauté dont je ne suis que le reflet objectif ?

    Si vous vous êtes déjà posé ce genre de questions, c’est sans doute qu’il est temps de tester votre potentiel narcissique en lisant ces cas de figure pour voir s’ils correspondent à votre profil.

    1. Vous vous êtes souvent fait la réflexion que le monde irait beaucoup mieux s’il n’y avait que des gens comme vous.
    2. Rien ne vous procure plus de plaisir que de relire une de vos anciennes copies de collège.
    3. Vous êtes toujours surpris que les gens qui vous rencontrent pour la première fois réussissent à soutenir votre regard sans ressentir un immense complexe d’infériorité.
    4. Plusieurs années après, il vous arrive encore de repenser à certains de vos traits d’esprit et d’en rire à gorge déployée.
    5. Vous êtes obligé de mettre un minuteur lorsque vous vous coiffez pour vous souvenir qu’il faut cesser de vous admirer.
    6. Plusieurs fois par jour, vous vous appelez juste pour le plaisir de tomber sur votre répondeur et entendre votre voix.
    7. Lorsque vous prenez une douche, la vue de votre propre nudité éveille en vous une excitation intense voire un désir sexuel irrépressible.
    8. Chaque semaine, vous comptez le nombre de personnes qui sont vraisemblablement amoureuses de vous.
    9. Vous regrettez amèrement que votre conjoint ait refusé que votre enfant porte votre prénom.
    10. Vous ne pouvez croiser votre reflet dans une vitre sans tressaillir d’extase.
    11. Vous ne seriez pas étonné que la science vous choisisse comme modèle de clonage afin de créer l’être idéal.
    12. Dès que quelqu’un dit quelque chose d’intelligent, vous avez l’impression qu’il a eu accès à vos pensées.
    13. L’existence de Dieu ne fait aucun doute pour vous puisque vous êtes la preuve vivante que la perfection existe.
    14. Vous comptez vos qualités pour trouver le sommeil.

    Si vous avez moins de douze de ces caractéristiques, tout va bien, vous êtes parfaitement équilibré.

    Dans le cas inverse, vous êtes un parfait narcissique. Rien ne vous paraît plus romantique que de partir en voyage de noces avec vous même et nous ne saurions trop vous conseiller d’appliquer les trois principes suivants pour espérer vous en sortir : chaque jour, essayez de trouver au moins une qualité physique à une autre personne que vous, forcez-vous à rire à la blague d’un tiers dès que l’occasion se présente et répétez-vous 100 fois chaque soir avant de vous endormir :  « il existe peut-être quelqu’un d’aussi parfait que moi sur cette terre ». Quant à ceux qui en sont au point d’écrire des articles sur leur propre narcissisme, nous sommes au regret de leur dire que nous ne pouvons plus rien pour eux.

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  • Il n’est pas rare qu’après Noël, quelques bourrelets de foie gras et doubles mentons de saumon fassent leur apparition. Certes (et Angela Merkel ne dira pas le contraire), ce n’est pas tous les jours qu’on cherche à retirer l’excédent de la graisse. Mais si le fait de ressembler à une dinde peut-être vécu par certains comme un bel hommage à la fête de la nativité, d’autres peuvent se sentir marron. Notre rédaction, qui s’est toujours illustrée par sa générosité et sa propension à distiller de précieux conseils souhaite, en ces périodes de fête, ne pas déroger à la règle.

    I/ surmonter l’addiction

    Dans un premier temps, il convient de ne pas continuer à grossir. Or, les spécialistes s’accordent pour dire qu’il faut, respectivement, à peine plus d’une semaine de foie gras, dix jours de saumon et une minute de chocolat pour commencer à ressentir les premiers symptômes de l’addiction. Il existe heureusement quelques techniques éprouvées pour faire face et se sevrer petit à petit.

    Si l’envie est trop forte, il ne faut surtout pas l’ignorer, il faut au contraire s’en servir jusqu’à l’écoeurement. Ainsi, quelques tartines de foie gras le matin avec une tasse de café sont fortement recommandées. De même, dormir avec un masque de saumon sur le visage peut se révéler extrêmement efficace pour lutter contre les rechutes.

    L’écoeurement visuel est également une option à envisager : quelques bons documentaires sur le gavage des oies ou les meilleures techniques pour vider les poissons peuvent avoir un effet bénéfique sur votre estomac.

    II/ La gastro est votre amie

    Une fois cette première étape franchie, il faut encore éliminer les graisses. Rassurez-vous : Noël a tout prévu : le mal et son remède. Prévoyez de passer les fêtes avec un maximum de monde pour augmenter vos chances de contracter une gastro et de rendre ainsi à Noël ce qui appartient à Noël. Une fois que celle-ci est déclarée chez un proche, débrouillez-vous pour dormir avec lui. Si c’est votre conjoint, tant pis, c’est Noël, vous pouvez bien faire un effort. Si c’est un autre adulte, demandez à votre conjoint l’autorisation de dormir à ses côtés. Si  c’est un enfant, demandez à ses parents. Dans tous les cas, accompagnez ledit proche aux toilettes à chaque occasion et restez le plus près possible de lui.

    Malgré tout, il se peut que vous ne réussissiez pas d’emblée à contracter le virus tant désiré. Pas de panique, certains gestes comme lécher la barre du métro ou la rampe des escaliers roulants dans des stations très fréquentées devraient vous aider à parvenir à vos fins. Seul inconvénient : dans ce cas, impossible de choisir le virus, vous pouvez tout à fait vous retrouver avec une bonne grippe. Avec un peu de chance, celle-ci sera suffisamment forte pour vous clouer au lit, vous mettre à la diète pendant quelques jours et, cerise sur la bûche, vous faire vomir vos résidus de réveillon à force de fièvre et de toux. Alors, vous pourrez dire que l’esprit de Noël a définitivement rendu l’âme

     

     

     

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  • Comment séduire sa coiffeuse sans que ce soit tiré par les cheveux ?

    Le problème est double car en général, quand les hommes vont chez le coiffeur, c’est que leur situation capillaire est quasi désespérée, et une fois qu’après le traditionnel shampoing, la préposée au massage crânien vous a malaxé les cheveux jusqu’à leur donner la forme de cette confiserie de noêl qu’on appelle Panettone, il faut la jouer serré pour avoir l’air d’un tombeur. Sans compter la soutane à collerette blanche dont elle vous affuble, propre à vous donner des airs de probité qui risquent fort de contrarier vos plans.

    Alors, certes, il y a la possibilité d’aller chez le coiffeur tous les quinze jours, avant même d’en avoir besoin, mais c’est s’exposer à la fois à la manie des coiffeurs de vouloir couper plus que de raison et d’être à chaque rendez-vous plus moche et au danger de se retrouver très vite démasqué. Même chose si vous venez prendre rendez-vous un mois avant, lorsque vos cheveux ont légèrement repoussé, et que vous profitez de l’absence de soutane pour mettre vos plus beaux habits. Il ne reste donc que quatre offensives possibles qu’il faut sélectionner selon votre personnalité mais aussi selon ce que vous attendez de cette relation (relation passagère ou amour durable). Mais compte tenu de la situation, elles s’apparentent à de véritables coups de poker.

    Le Bluff

    Cette tactique assez simple consiste à se laver les cheveux quelques heures avant d’aller chez le coiffeur. Attention toutefois, il ne faut surtout pas les sécher au sèche-cheveux car vous serez trahi par l’aspect gonflé de votre chevelure. Il faut s’y prendre suffisamment en avance pour laisser à vos cheveux le temps de sécher naturellement. Une fois qu’elle s’apprête à vous faire le shampoing et qu’elle vous pose la sempiternelle question : « Quand est-ce que vous les avez lavés pour la dernière fois ? », répondez-lui tranquillement : « il y a trois jours. » Si elle vous répond que vous avez « une très belle nature de cheveux », expression quasi-magique des coiffeurs qui vous assure leur respect éternel, c’est presque gagné. Seul problème : parfois, la coiffeuse n’est pas celle qui fait le shampoing.

    Le All-in

    Le deuxième possibilité qui s’offre à vous est de tenter de la séduire sur place, dès le premier rendez-vous. Et comme, très vraisemblablement, vous ne pourrez pas compter sur votre physique, cette option est à bannir si vous n’avez pas une répartie très au-dessus de la moyenne. Rien de pire pour une coiffeuse qu’une remarque qui arriverait comme un cheveu sur la soupe. Que dire à une coiffeuse ? Et bien, il faut rester à son niveau, c’est-à-dire lui parler de ce qu’elle connaît le mieux, en l’occurrence dans 95% des cas, des cheveux et de la météo. Si vous parvenez à utiliser la météo pour parler de ses cheveux, on peut considérer que le plus dur est fait. Voici quelques exemples : « L’éclat de vos cheveux dissipe les nuages de mon cœur. », « Vos cheveux sont comme le voile qui ternit l’éclat du soleil : ils changent la couleur de tout ce qui nous entoure. » ou encore : « Les ondulations de vos cheveux sont comme les vagues balayées par le vent : elles hypnotisent. »

    Le Check-Raise (déconseillé pour les aventures sans lendemain)

    Vous choisissez de ne plus venir pendant six mois à un an (période du check) , le temps que vos cheveux soient suffisamment longs pour pouvoir parler fourches au bout des cheveux, démêlage ou fréquence des shampoings avec elle. Les sujets de conversation sont alors inépuisables et propices aux rapprochements. Vous pouvez aisément, surtout si vous trichez un peu, vous trouver des tonnes de points communs (étape indispensable à la validation du grand amour) comme l’usage du même après shampoing ou l’utilisation de la même technique de brushing. Rien ne vous empêche alors de l’inviter chez vous pour tester un shampoing ensemble.

    La sur-relance

    Au bout de plusieurs mois, une fois que vous êtes venus suffisamment de fois pour qu’elle vous reconnaisse, vous lui proposez un rendez-vous. Soit elle accepte et c’est signe que votre charme a fini par opérer, soit elle refuse et vous faites mine de vous indigner : « Comment ?! Jusqu’ici, j’ai accepté tous les rendez-vous que vous m’avez donnés, et pour une fois que c’est moi qui vous en donne un, vous refusez! », avec le risque qu’elle ne comprenne pas votre humour, ou qu’elle n’y soit pas sensible. Ne vous arrachez pas les cheveux, il y a plein d’autres coiffeuses qui ne demandent qu’à ce qu’on les flatte dans le sens du poil.

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