• Je suis de plus en plus sidéré, choqué même par le conservatisme de nos grands écrivains. Si nous tenons vraiment à créer une société ouverte sur le monde, dans laquelle les futures générations puissent s’épanouir et vivre en harmonie, il me paraît urgent de corriger certains textes afin d’en effacer les honteux stigmates sexistes, racistes, réactionnaires ou transphobes.

     

    Imaginez quel message d’espoir nous transmettrions à nos enfants si nous parvenions à leur léguer une littérature bienveillante, intersectionnelle, pluraliste et moins offensante.

     

    Voici ce que deviendrait, dans un monde idéal, l’un des poèmes les plus connus et les plus étudiés en classe de Paul Verlaine, « Mon rêve familier ».

      

    « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant »

     D’emblée, par l’usage de l’adjectif « pénétrant », le poète se place du côté des dominants et impose la norme virile comme le rappelait fort justement il y a quelques jours la philosophe Olivia Gazalé :

    http://www.20minutes.fr/societe/2159983-20171106-norme-virile-valorise-penetrant-stigmatise-penetre-deplore-philosophe-olivia-gazale. Choisissons plutôt une formule plus inclusive : « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant ou pénétré ». Ce choix d’écriture présente en outre l’avantage non négligeable de bannir la rime, habitude bourgeoise et conservatrice.

     
    « D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime ». Ici, l’auteur, pourtant homosexuel, fait un choix clairement hétéronormé, sans doute enserré par les contraintes sociétales de l’époque. De même, sa vision patriarcale de l’amour transparaît à travers l’inégalité dans le traitement de l’homme, qui initie, et de la femme, qui subit et qui n’est capable d’aucune prise de décision mais uniquement de réciprocité affective. Voici ce que Verlaine aurait dû écrire s’il avait été davantage fidèle à ses convictions et plus déterminé à faire triompher la cause progressiste :

     

    « D’un homme/ d’une femme inconnu·e et qui m’aime, et que j’aime »

     

    "Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
    Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend. » Là encore, le poète cède aux injonctions de l’époque. La femme est réduite à une simple fonction, elle est interchangeable (culture du viol) et n’est considérée qu’à travers les prismes maternel et utilitaire. Elle ne serait là que pour assister l’homme, le servir, lui prodiguer des soins. Cette vision sexiste de la femme qui pointe dans ces deux vers atteint son paroxysme à la strophe suivante.

    « Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
    Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
    Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
    Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant. » Ajoutons que le nauséabond « front blême » nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire puisqu’il érige l’homme blanc en modèle et invisibilise les minorités.

    « Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
    Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
    Comme ceux des aimés que la Vie exila. » Le premier vers du tercet, en plus d’invisibiliser les racisée·e·s, tend à définir la femme par sa couleur de cheveux au lieu de mettre en avant les vraies identités de genre et de sexualité. On n’oubliera pas également d’enlever la référence à l’exil qui pourrait blesser certain·e·s. Enfin, on veillera à remplacer le passé simple, temps excluant et marqueur social créateur d’inégalités, par un plus accessible passé composé.

    « Son regard est pareil au regard des statues,
    Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
    L'inflexion des voix chères qui se sont tues. » La comparaison de la femme avec la statue la réduit au rang d’objet et renvoie à une vision archaïque, manichéenne et machiste de la société. Sans compter que la beauté ne devrait pas être le critère numéro un dans une relation amoureuse, Verlaine aurait dû davantage lutter contre l’injonction à être belle prônée par nos sociétés. En outre, la référence aux statues est loin d’être uniquement méliorative si l’on songe un instant à toutes celles qui représentent des figures historiques douteuses, prônant le nationalisme et le racisme. Ajoutons que considérer la voix comme un attribut permettant de différencier le féminin du masculin est non seulement stigmatisant pour les gens de sexe neutre mais également contraire à toutes les études scientifiques de genre.

     

    Voici donc ce que donnerait, en utilisant bien évidemment l’écriture inclusive, seule langue garantissant l’égalité des sexes, et en dérégulant la forme réactionnaire du sonnet, une version de ce poème non offensante et respectueuse des minorités  :

     

    Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant ou pénétré, d’une femme/ d’un homme inconnu·e, et qui m’aime, et que j’aime, et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait le/la même, ni tout à fait un/ une autre, et m’aime et me comprend tout comme je le/la comprends également, dans un même élan de fraternité solidaire et de vivre-ensemble.

    Car il/ elle me comprend, nous nous comprenons, et mon cœur transparent pour il/ elle seul·e, hélas! cesse d’être un problème, tout comme le sien cesse d’être un problème pour moi. Pour il/ elle seul·e, et les moiteurs de mon front blême/ mate/ marron/ noir/ jaune, il/ elle seul·e les sait rafraîchir tout comme je les rafraîchis aussi, en pleurant.

    Est-il/ elle brun·e, blond·e ou roux·sse, gay, lesbien·nne, bi, trans, queer, allosexuel·le, pansexuel·le, neutre, cisgenre, métis·se, racisé·e? Je l’ignore. Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore, comme ceux/ celles/ celleux des aimé·e·s que la vie a éloigné·e·s.

    Son regard est très beau, mais ce n’est pas le plus important car j’apprécie surtout chez lui/ elle sa volonté de lutter contre le repli sur soi et les idées nauséabondes. Pour elle/ lui, je décrocherais la lune ou déboulonnerais des statues de Colbert et du Général Lee.

     

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  • Quelques semaines avant les vacances, je lis dans le carnet de correspondance de mon fils qu’en tant que parent d’élève, je suis invité à assister à une réunion d’information sur l’entrée en sixième dans son nouveau collège. J’ai prévenu ce dernier, qui est volontiers distrait et a tendance à s’appuyer sur ses facilités, qu’il lui faudra faire preuve cette année de davantage de discipline même si je suis bien conscient qu'il ne suffit pas de baisser la tête pour ne plus l'avoir en l'air.

     

    Nous nous égarons dans le collège en arrivant et entrons avec cinq minutes de retard dans la salle de réunion. Fort heureusement, le principal n’a pas commencé à aborder les choses sérieuses puisqu’il explique pour l’instant en quoi consiste l’option « comédie musicale » proposée par l’établissement. Jugeant sans doute que cette option est essentielle à la réussite du plus grand nombre, il énumère les dix commandements de celle-ci pendant un bon quart d’heure et il s’en faut de peu qu’il nous invite à chanter sous la pluie.

     

    Je me dis alors qu’il va sans doute commencer à nous expliquer ce qu’on attend d’un élève de sixième tant du point de vue du comportement que du travail en présentant les différentes matières étudiées au cours de l’année. Et j’avertis du regard mon fils qu’il a intérêt à bien tendre l’oreille s’il ne veut pas se la faire tirer.

     

    Pourtant, le principal préfère reporter à nouveau de quelques minutes l’exercice en passant la parole à la professeur en charge de l’option « comédie musicale ». Celle-ci répète au mot près ce que vient d’expliquer celui-là, preuve que la cohésion marche à plein dans ce collège et que tous les protagonistes jouent la même partition. Mais je dois avouer que j’ai bien du mal à me laisser Greaser par leur enthousiasme et que l’envie est forte de leur hurler qu’on connaît la chanson.

    Hélas, le long monologue Kelly ne l’invite pas Astaire.

     

    Après cet exposé d’une vingtaine de minutes digne des meilleurs oraux du Brevet des Collèges, le principal reprend la parole. Cette fois, ça y est : il va sans aucun doute présenter l’école sous l’angle de la culture et de la transmission des savoirs juste après avoir rappelé le fonctionnement de la demi-pension et les horaires d’ouverture du foyer des élèves, ainsi que les règles concernant l’utilisation de la Playstation. Ce n’est plus qu’une question de minutes : un dernier mot sur les infrastructures sportives et l’on entrera de plain-pied, et je l'espère, sans claquettes, dans le vif du sujet.

     

    Mais après un bref détour par la pédagogie de la bienveillance et l’importance de la transversalité de l’enseignement, le principal décide inexplicablement de congédier son auditoire. Je cherche à comprendre ce qui a bien pu se passer et à trouver le motif qui l’a empêché d’aborder les vrais sujets : une alerte incendie que je n’aurais pas entendue ? Un rendez-vous oublié ? Je tente alors de me renseigner auprès des parents, mais ces derniers, trop occupés à pianoter sur leur portable, semblent peu enclins à écouter mes lamentations. Et devant leur mine indifférente, j’ai la désagréable impression de pisser dans une contrebasse.

     

    Je rentre donc à la maison, avec un mal de crâne digne d’une fièvre du samedi soir.  Et j’ai toutes les peines du monde à expliquer à ma femme ce que j’ai appris à la réunion. Mais je me rassure en me disant que, contrairement à ce que laissait entendre une affiche de la FCPE il y a quelques temps, ce n’est pas dans cette école que mon fils risque d’être harcelé par ses professeurs. Et à l’heure où l’on s’interroge sur la pertinence du collège unique, on peut au moins se réjouir du fait qu’il soit tout sauf inique.

     

    Comme quoi les meilleures comédies ne sont pas nécessairement musicales.

     

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  • Qu’on soit auteur comique ou simple blagueur du dimanche, il n’est jamais facile de digérer un bide et il n’est pas rare que celui-ci nous reste sur l’estomac. Et même dans une salle, la claque ne suffit pas forcément à couvrir cette gifle. Certes, l’acteur qui oublie une réplique connaît lui aussi ce sentiment de solitude mais ce n’est pourtant pas tout à fait comparable. Mieux vaut un petit trou qu’un gros vide. C’est le comble de réduire tout le monde au silence quand on veut faire du bruit. Et l’envie est alors grande d’envoyer son bide aux ordures.

     

    Vous me direz peut-être : « Mais pourquoi tenir absolument à faire rire ou sourire ? Nous ne t’avons rien demandé ! Avoir autant d’états d’âme, pour quelqu’un qui se prétend sans filtre, c’est un peu fort de café ! ». Eh bien tout simplement parce que, comme le disait Aristote « le rire est le propre de l’homme ». Et qu’on n’a jamais rien trouvé de plus immédiat pour se reconnaître en tant qu’humains. Cela suffit à me donner envie de provoquer à tout prix un rictus chez n’importe quel Homo erectus. Mais ce n’est pas qu’une démarche généreuse, c’est aussi un besoin. Parce que je n’ai rien trouvé d’autre que de rire jaune pour éviter d’être vert de rage.

     

    La limite est parfois ténue entre décrocher un sourire et décrocher tout court ou entre déclencher un éclat de rires et faire voler l’humour en éclats. Ce n’est pas parce qu’on va caler des calembours et ânonner quelques âneries qu’on va emporter l’adhésion. Il ne faut pas confondre comique et comme un hic. Or faire un bide ou se bidonner, ça change la donne. Et se marrer ou se barrer, c’est s’approcher de la différence entre une lettre et le néant.

     

    D’autant que ce n’est pas chose aisée de faire sourire quand on se plaît à ne jamais être d’accord. Ni de chercher l’approbation en désapprouvant : le sarcasme peut blesser et n’est jamais très loin de l’ire honnie. Ca l’est encore moins de convaincre sur le fond quand on ne cherche pas à mettre les formes. Et ce n’est pourtant pas faute d’essayer d’être à fond sur elle. Bref, difficile équation que celle qui aspire à rassembler par le rire en divisant par le dire.

     

    Alors je me console en pensant que méditer chaque jour sur les choses de la vie a forcément quelque chose à voir avec le spi rituel. Et en me disant que même si mon style ne plaît pas, j’y aurais mis tellement de moi que mon jeu avec le langage sera au minimum un « je » de mots.

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  •  Comme chaque semaine, je demande à mon élève de quatrième ce qu’elle a fait en français. « On a étudié un texte » me répond-elle. « Fort bien, quel texte ? » lui demandé-je, anticipant déjà le plaisir de lui faire découvrir aussi bien les grands auteurs que l’art de l’analyse. « « Roméo kiffe Juliette » de Grand Corps Malade » me répond-elle. « Bon, finalement, ce serait peut-être bien qu’on fasse des maths. »

    De retour chez moi, j’ai toutefois tenu à jeter un œil sur l’œuvre de Grand Corps Malade, par curiosité. Et par volonté d’ouverture. Après tout, pourquoi ces a priori sur l’étude d’un texte de slam en littérature ? On a bien confié les clés du ministère de la culture à quelqu’un qui est convaincu que Michel Butor a écrit La consolidation.

     

    « On ne fait pas d’Hamlet sans casser des œufs » disait Gilles Deleuze. Pourquoi dès lors aurait-on peur de faire du Roméo et Juliette en marchant dessus ? J’étais encore loin de me douter que ma réticence liminaire laisserait place à une telle acceptation extatique. Et qu’en laissant de côté l’auteur du Roi Lear, j’ouvrirais la porte au dieu de la déclamation.

     

    Car là où Shakespeare laissait bêtement planer un océan de doutes en titrant « Roméo et Juliette », Grand Corps Malade a l’audace de trancher et d’annoncer la couleur « Roméo kiffe Juliette ». Quel mot, mieux que « kiffe » pouvait évoquer la puissance de l’amour ? Et tant pis pour la réciprocité de celui-ci.

     

    Les grincheux diront que transposer la scène de la splendide architecture de Vérone au MacDo de  banlieue n’aidera pas les élèves à voyager et à s’ouvrir à d’autres horizons que le leur. Et que Choisir Shakespeare plutôt que grand corps Malade, c’est préférer le MacDo à MacBeth. C’est sans doute que ces gens-là n’ont pas compris la portée hautement symbolique de l’œuvre de Fabien Marsaud. Si les héros s’empoisonnent au Mac Do plutôt qu’à l’arsenic, n’est-ce pas la preuve que Marsaud maîtrise l’art scénique ? Et d’ailleurs, peu importe qu’on choisisse une fille qu’a pu l’air d’une Capulet, du moment qu’elle est kiffée grave par un Montaigu.

     

    « Le père de Roméo est vénèr, il a des soupçons  

    La famille de Juliette est juive, tu ne dois pas t’approcher d’elle  

    Mais Roméo argumente et résiste au coup de pression  

    On s’en fout papa qu’elle soit juive, regarde comme elle est belle.

    Alors l’amour reste clandé dès que son père tourne le dos  

    Il lui fait vivre la grande vie avec les moyens du bord  

    Pour elle c’est sandwich au grec et cheese au McDo  

    Car l’amour a ses liaisons que les biftons ignorent. »

     

    Comment ne pas être touché par la poésie de ce texte ? Certains argueront que le rôle du français devrait être de faire acquérir du vocabulaire aux élèves, de les confronter aux grands textes et que ce n’est qu’à ce prix qu’on parviendra à former des esprits libres capables de penser par eux-mêmes.. Et qu’en y renonçant, l’Education nationale a vendu son slam au diable. Que nenni. Le professeur de français de mon élève a raison de sacrifier la langue sur l’Othello de la modernité. Car l’important, pour les pédagogues et les apprenants, c’est de rendre le texte accessible. Et pour ce faire, quoi de mieux que de préférer le verlan à Verlaine ?

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  • « Ne pas croire aux tests Facebook, c’est aussi ridicule que de ne pas croire au surnaturel » me disait un très bon ami extraterrestre. Certes, ne pas croire aux fantômes, c’est votre drap le plus strict. Mais à trop croire qu’on ne peut pas traverser les parois, on risque de se cogner la tête contre les murs et ne pas avancer. Alors plutôt que d’espionner la vie des autres et de lire tout ce qu’ils publient au point de ne plus bouger avec les posts, rien de tel qu’un zeste de test pour découvrir qui on est vraiment et aller de l’avant.

     

    Même si j’ai été parfois étonné de constater qu’un nombre considérable de mes amis ressemblait comme deux gouttes d’eau à Brad Pitt, le caractère scientifique des tests Facebook n’est plus à prouver, une étude récente ayant démontré qu’ils étaient aussi fiables que les test de magazines féminins. Toutefois, voir son double ne suffit pas toujours à y voir plus clair.

     

    C’est pourquoi, étant donné l’aspect parfois chronophage des réseaux sociaux, la question du choix du test est essentielle. D’autant que comme Facebook regorge de videos et de réflexions plus intelligentes les unes que les autres, il serait dommage de perdre un temps précieux à répondre à des tests peu efficaces.

     

    Quel test Facebook êtes-vous ?

     

    L’important est donc de bien cibler le test. Mais pour ce faire, il faut avant tout comprendre la question posée. Evitez les tests du type « Quel est votre rapport à l’épistémologie? », « Votre esprit parnassien influe-t-il sur votre conception de l’amour comme simple expérience esthétique ? » ou encore « Comment savoir si vos aspirations théocratiques sont compatibles avec votre lecture post-millénariste des livres sacrés ? »  qui de toute façon, n’existent pas.

     

    En revanche, le test « Quel animal de compagnie êtes-vous ? » est fondamental si vous voulez ne pas rester en chien. Imaginez tout ce que ça pourrait changer si vous appreniez que vous êtes un labrador. Vous pourriez par exemple…enfin tout serait différent. Même chose pour le test « Quel fromage de chèvre êtes-vous ? », véritable trésor de révélations en plusieurs tomes.

     

    Qui d’autre que Facebook pourrait vous en dire autant sur vous-même ? Certainement pas votre conjoint. D’une part parce que ça impliquerait de renouer le dialogue avec lui. D’autre part, parce que sa réponse risquerait d’être totalement biaisée. Rien de tout cela sur Facebook qui fait preuve d’une sincérité et d’une transparence hors du commun. Ni malveillance ni règne du « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil ». La science et uniquement la science.

     

    Quant aux grincheux et aux rabat-joie qui continueraient, malgré l’excellence de ma démonstration, à contester l’intérêt de tels tests, je leur répondrais qu’ils ont un intérêt même pour ceux qui les dé-tests. Car à défaut de mieux se connaître, on peut tester sa patience et sa capacité à supporter les fautes d’orthographe. On teste également les limites du vide intersidéral dans lequel plonge un peu plus chaque jour notre humanité.

     

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