• Je me suis parfois demandé si j’étais narcissique car il est vrai que je m’aime beaucoup. Mais n’est-ce pas au contraire une preuve d’altruisme que de faire comme tout le monde en m'admirant ? Quel mal y a t-il à se trouver beau lorsqu’on n’en est pas responsable ? Et est-ce moi que j’admire lorsque je me contemple ou la Beauté dont je ne suis que le reflet objectif ?

    Si vous vous êtes déjà posé ce genre de questions, c’est sans doute qu’il est temps de tester votre potentiel narcissique en lisant ces cas de figure pour voir s’ils correspondent à votre profil.

    1. Vous vous êtes souvent fait la réflexion que le monde irait beaucoup mieux s’il n’y avait que des gens comme vous.
    2. Rien ne vous procure plus de plaisir que de relire une de vos anciennes copies de collège.
    3. Vous êtes toujours surpris que les gens qui vous rencontrent pour la première fois réussissent à soutenir votre regard sans ressentir un immense complexe d’infériorité.
    4. Plusieurs années après, il vous arrive encore de repenser à certains de vos traits d’esprit et d’en rire à gorge déployée.
    5. Vous êtes obligé de mettre un minuteur lorsque vous vous coiffez pour vous souvenir qu’il faut cesser de vous admirer.
    6. Plusieurs fois par jour, vous vous appelez juste pour le plaisir de tomber sur votre répondeur et entendre votre voix.
    7. Lorsque vous prenez une douche, la vue de votre propre nudité éveille en vous une excitation intense voire un désir sexuel irrépressible.
    8. Chaque semaine, vous comptez le nombre de personnes qui sont vraisemblablement amoureuses de vous.
    9. Vous regrettez amèrement que votre conjoint ait refusé que votre enfant porte votre prénom.
    10. Vous ne pouvez croiser votre reflet dans une vitre sans tressaillir d’extase.
    11. Vous ne seriez pas étonné que la science vous choisisse comme modèle de clonage afin de créer l’être idéal.
    12. Dès que quelqu’un dit quelque chose d’intelligent, vous avez l’impression qu’il a eu accès à vos pensées.
    13. L’existence de Dieu ne fait aucun doute pour vous puisque vous êtes la preuve vivante que la perfection existe.
    14. Vous comptez vos qualités pour trouver le sommeil.

    Si vous avez moins de douze de ces caractéristiques, tout va bien, vous êtes parfaitement équilibré.

    Dans le cas inverse, vous êtes un parfait narcissique. Rien ne vous paraît plus romantique que de partir en voyage de noces avec vous même et nous ne saurions trop vous conseiller d’appliquer les trois principes suivants pour espérer vous en sortir : chaque jour, essayez de trouver au moins une qualité physique à une autre personne que vous, forcez-vous à rire à la blague d’un tiers dès que l’occasion se présente et répétez-vous 100 fois chaque soir avant de vous endormir :  « il existe peut-être quelqu’un d’aussi parfait que moi sur cette terre ». Quant à ceux qui en sont au point d’écrire des articles sur leur propre narcissisme, nous sommes au regret de leur dire que nous ne pouvons plus rien pour eux.

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  • Il n’est pas rare qu’après Noël, quelques bourrelets de foie gras et doubles mentons de saumon fassent leur apparition. Certes (et Angela Merkel ne dira pas le contraire), ce n’est pas tous les jours qu’on cherche à retirer l’excédent de la graisse. Mais si le fait de ressembler à une dinde peut-être vécu par certains comme un bel hommage à la fête de la nativité, d’autres peuvent se sentir marron. Notre rédaction, qui s’est toujours illustrée par sa générosité et sa propension à distiller de précieux conseils souhaite, en ces périodes de fête, ne pas déroger à la règle.

    I/ surmonter l’addiction

    Dans un premier temps, il convient de ne pas continuer à grossir. Or, les spécialistes s’accordent pour dire qu’il faut, respectivement, à peine plus d’une semaine de foie gras, dix jours de saumon et une minute de chocolat pour commencer à ressentir les premiers symptômes de l’addiction. Il existe heureusement quelques techniques éprouvées pour faire face et se sevrer petit à petit.

    Si l’envie est trop forte, il ne faut surtout pas l’ignorer, il faut au contraire s’en servir jusqu’à l’écoeurement. Ainsi, quelques tartines de foie gras le matin avec une tasse de café sont fortement recommandées. De même, dormir avec un masque de saumon sur le visage peut se révéler extrêmement efficace pour lutter contre les rechutes.

    L’écoeurement visuel est également une option à envisager : quelques bons documentaires sur le gavage des oies ou les meilleures techniques pour vider les poissons peuvent avoir un effet bénéfique sur votre estomac.

    II/ La gastro est votre amie

    Une fois cette première étape franchie, il faut encore éliminer les graisses. Rassurez-vous : Noël a tout prévu : le mal et son remède. Prévoyez de passer les fêtes avec un maximum de monde pour augmenter vos chances de contracter une gastro et de rendre ainsi à Noël ce qui appartient à Noël. Une fois que celle-ci est déclarée chez un proche, débrouillez-vous pour dormir avec lui. Si c’est votre conjoint, tant pis, c’est Noël, vous pouvez bien faire un effort. Si c’est un autre adulte, demandez à votre conjoint l’autorisation de dormir à ses côtés. Si  c’est un enfant, demandez à ses parents. Dans tous les cas, accompagnez ledit proche aux toilettes à chaque occasion et restez le plus près possible de lui.

    Malgré tout, il se peut que vous ne réussissiez pas d’emblée à contracter le virus tant désiré. Pas de panique, certains gestes comme lécher la barre du métro ou la rampe des escaliers roulants dans des stations très fréquentées devraient vous aider à parvenir à vos fins. Seul inconvénient : dans ce cas, impossible de choisir le virus, vous pouvez tout à fait vous retrouver avec une bonne grippe. Avec un peu de chance, celle-ci sera suffisamment forte pour vous clouer au lit, vous mettre à la diète pendant quelques jours et, cerise sur la bûche, vous faire vomir vos résidus de réveillon à force de fièvre et de toux. Alors, vous pourrez dire que l’esprit de Noël a définitivement rendu l’âme

     

     

     

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  • Comment séduire sa coiffeuse sans que ce soit tiré par les cheveux ?

    Le problème est double car en général, quand les hommes vont chez le coiffeur, c’est que leur situation capillaire est quasi désespérée, et une fois qu’après le traditionnel shampoing, la préposée au massage crânien vous a malaxé les cheveux jusqu’à leur donner la forme de cette confiserie de noêl qu’on appelle Panettone, il faut la jouer serré pour avoir l’air d’un tombeur. Sans compter la soutane à collerette blanche dont elle vous affuble, propre à vous donner des airs de probité qui risquent fort de contrarier vos plans.

    Alors, certes, il y a la possibilité d’aller chez le coiffeur tous les quinze jours, avant même d’en avoir besoin, mais c’est s’exposer à la fois à la manie des coiffeurs de vouloir couper plus que de raison et d’être à chaque rendez-vous plus moche et au danger de se retrouver très vite démasqué. Même chose si vous venez prendre rendez-vous un mois avant, lorsque vos cheveux ont légèrement repoussé, et que vous profitez de l’absence de soutane pour mettre vos plus beaux habits. Il ne reste donc que quatre offensives possibles qu’il faut sélectionner selon votre personnalité mais aussi selon ce que vous attendez de cette relation (relation passagère ou amour durable). Mais compte tenu de la situation, elles s’apparentent à de véritables coups de poker.

    Le Bluff

    Cette tactique assez simple consiste à se laver les cheveux quelques heures avant d’aller chez le coiffeur. Attention toutefois, il ne faut surtout pas les sécher au sèche-cheveux car vous serez trahi par l’aspect gonflé de votre chevelure. Il faut s’y prendre suffisamment en avance pour laisser à vos cheveux le temps de sécher naturellement. Une fois qu’elle s’apprête à vous faire le shampoing et qu’elle vous pose la sempiternelle question : « Quand est-ce que vous les avez lavés pour la dernière fois ? », répondez-lui tranquillement : « il y a trois jours. » Si elle vous répond que vous avez « une très belle nature de cheveux », expression quasi-magique des coiffeurs qui vous assure leur respect éternel, c’est presque gagné. Seul problème : parfois, la coiffeuse n’est pas celle qui fait le shampoing.

    Le All-in

    Le deuxième possibilité qui s’offre à vous est de tenter de la séduire sur place, dès le premier rendez-vous. Et comme, très vraisemblablement, vous ne pourrez pas compter sur votre physique, cette option est à bannir si vous n’avez pas une répartie très au-dessus de la moyenne. Rien de pire pour une coiffeuse qu’une remarque qui arriverait comme un cheveu sur la soupe. Que dire à une coiffeuse ? Et bien, il faut rester à son niveau, c’est-à-dire lui parler de ce qu’elle connaît le mieux, en l’occurrence dans 95% des cas, des cheveux et de la météo. Si vous parvenez à utiliser la météo pour parler de ses cheveux, on peut considérer que le plus dur est fait. Voici quelques exemples : « L’éclat de vos cheveux dissipe les nuages de mon cœur. », « Vos cheveux sont comme le voile qui ternit l’éclat du soleil : ils changent la couleur de tout ce qui nous entoure. » ou encore : « Les ondulations de vos cheveux sont comme les vagues balayées par le vent : elles hypnotisent. »

    Le Check-Raise (déconseillé pour les aventures sans lendemain)

    Vous choisissez de ne plus venir pendant six mois à un an (période du check) , le temps que vos cheveux soient suffisamment longs pour pouvoir parler fourches au bout des cheveux, démêlage ou fréquence des shampoings avec elle. Les sujets de conversation sont alors inépuisables et propices aux rapprochements. Vous pouvez aisément, surtout si vous trichez un peu, vous trouver des tonnes de points communs (étape indispensable à la validation du grand amour) comme l’usage du même après shampoing ou l’utilisation de la même technique de brushing. Rien ne vous empêche alors de l’inviter chez vous pour tester un shampoing ensemble.

    La sur-relance

    Au bout de plusieurs mois, une fois que vous êtes venus suffisamment de fois pour qu’elle vous reconnaisse, vous lui proposez un rendez-vous. Soit elle accepte et c’est signe que votre charme a fini par opérer, soit elle refuse et vous faites mine de vous indigner : « Comment ?! Jusqu’ici, j’ai accepté tous les rendez-vous que vous m’avez donnés, et pour une fois que c’est moi qui vous en donne un, vous refusez! », avec le risque qu’elle ne comprenne pas votre humour, ou qu’elle n’y soit pas sensible. Ne vous arrachez pas les cheveux, il y a plein d’autres coiffeuses qui ne demandent qu’à ce qu’on les flatte dans le sens du poil.

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  • Hier matin, 10 heures : j’ai amené les enfants à l’école, pris mon petit-déjeuner et m’apprête à affronter une journée de travail à la maison. Mais la maison est très sale et on attend du monde le soir même. Je décide donc de faire un peu de ménage et d’étrenner mon nouvel aspirateur. Quand je l’ouvre, je crois revivre mon premier noël : revêtu d’un manteau blanc immaculé, l’aspirateur me contemple, serein, j’ai même l’impression qu’il me sourit.

    Je me dirige donc vers l’endroit poussiéreux le plus proche-autant dire que je ne bouge pas-, l’ennemi à poussière dans une main et des étoiles dans les yeux. Je laisse glisser l’autre meilleur ami de l’homme sur le carrelage et l’accompagne d’un pas de promenade. Pendant quelques minutes, je m’adonne à l’ivresse de la contemplation et crois revivre les rêveries du promeneur solitaire. Mais au bout de quelques minutes, j’ai la nette impression que quelque chose trouble ma concentration : mon dos et mon bras droit sont anormalement crispés. Je réfléchis, l’aspirateur n’est pourtant pas lourd, il n’accroche pas non plus, sa course est souple et sinueuse. Quel est le problème alors ? Il est simple, le tube est trop court et m’oblige, bien que je ne sois pas très grand, à me pencher légèrement vers l’avant. J’avais constaté la même chose sur mon ancien aspirateur mais j’avais alors attribué cela à la mauvaise qualité supposée de celui-ci.

    Là, en revanche, plus de doute possible : il semble que les concepteurs de ces appareils n’aient jamais envisagé, au XXIème siècle, l’éventualité qu’un homme puisse passer l’aspirateur. A l’heure où les femmes se mettent au catch et où les hommes s’épilent sous les bras, à l’heure de l’Internet illimité, le libre accès au nettoyage nous serait interdit ?

     Non seulement l’aspirateur semble conçu exclusivement pour les femmes, mais, plus grave encore, étant donné la taille du tube, il ne paraît adéquat que pour les femmes de moins d’un mètre 60, autrement dit, les Portugaises.

    Peut-on continuer à tolérer le sexisme et la xénophobie des concepteurs ? Nous qui sommes poussière, nous ne pourrions pas retourner la poussière ?

    Chers amis, je crois qu’il est temps d’aspirer à un monde meilleur

     

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  • On qualifie souvent la soupe que l'on entend sur les ondes de musique d'ascenseur ou de supermarché. Comment interpréter cette image ?

    Musique qu'on ne remarque pas tellement elle est passe partout, tellement elle n'a pas d'identité propre.

    Musique qui n'est pas destinée à une véritable écoute et qui n'a donc qu'une fonction utilitaire de fond sonore.

    L'association au supermarché rappelle sans doute le côté commercial de cette musique dont le but serait avant tout de vendre et pas nécessairement.de rechercher le plaisir de l'auditeur ou la meilleure mélodie possible mais plutôt celle qui va le plus facilement rester dans la tête.

    Je me vois effectivement mal écouter Drouot de Barbara ou je te donne de Léo Ferré en achetant des bananes à Intermarché. Mais n'est-ce pas là toute l'utilité de cette musique de supermarché ? N'y a t-il pas une musique qu'il est agréable d'écouter en fond et une autre qui demanderait une écoute attentive ?

    Pourtant, tout n'est pas si simple. Il y a certaines musiques qui, même au supermarché, même en fond sonore, seront toujours trop bruyantes et ne me permettront jamais de ne pas me rendre compte qu'elles sont en train de passer et ces chansons sont pourtant souvent rangées dans la catégorie « musique de supermarché ».

    Il faudrait donc créer une troisième catégorie. Lorsque j'entends certains journalistes qualifier la « musique » de Natasha Saint Pier de « musique de supermarché », je ne peux m'empêcher de trouver cela extrêmement flatteur. L'appellation « musique de merde » me semble à la fois plus appropriée mais également plus scientifiquement exacte.

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