• Un bilan pas tout Blanc (Quamel Pusati)

    « Rendez-nous Domenech ! » criaient Toulalan et Gignac à la descente des Bleus au Bourget, faut-il abonder dans leur sens ? Le sélectionneur a-t-il été à la hauteur ou est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?

    Sur le plan tactique : c’est sans doute sur cet aspect là que L. Blanc a le plus péché. Il a d’abord été beaucoup trop audacieux contre l’armada anglaise et aurait sans doute dû remplacer Benzema à la mi-temps par Koscielny pour assurer davantage le 0-0.

    Contre la Suède, rien à dire, mettre Nasri à droite à la place de Menez était le choix de la sagesse mais c’est sa tactique ultra-offensive contre l’Espagne et son ambition démesurée qui ont mis le doute sur sa capacité à gérer les grands rendez-vous. Pourquoi ne pas avoir également renforcé le flanc gauche en remplaçant Ribéry par Evra ? Quel besoin de mettre Benzema quand on peut mettre Diarra dans la même zone et pour un rendement bigrement plus efficace ? Quant à Cabaye, il joue trop haut, il eût mieux valu mettre Matuidi.

    Sur le choix des hommes : Là-dessus, rien à dire, Domenech avait évincé Nasri et Ben Arfa, l’ancien libéro des bleus a su leur redonner la place qu’ils méritaient sur le terrain et dans le cœur de tous les Français.

    Sur le plan technique : L. Blanc a parfois omis de travailler cet aspect-là du jeu mais peut-on le lui reprocher quand on sait que quasiment aucun joueur français ne s’en sert ? Pour certains, le pied gauche ne leur sert même pas à descendre du bus.

    Sur la marseillaise : Ce sujet avait fait débat sous l’ère Domenech, il a encore fait parler avant et pendant l’Euro. Pourtant, dès son arrivée, le Président avait cerné le problème : « ils ne connaissent même pas les paroles » et avait pris les devants en leur donnant à chacun un exemplaire officiel de l’hymne français. Deux ans après, le constat est édifiant : en moyenne 4 joueurs sur 11 ont mis moins de 24 mois à les apprendre : c’est trop peu diront certains mais au vu des capacités intellectuelles de certains membres du groupe, c’est déjà beaucoup.

    Sur L’ambiance : Aucun doute, le traumatisme de Knysna est loin derrière, il faut dire que les boute en train que sont Menez, M’Vila, Nasri ou Ben Arfa y sont pour beaucoup. N’oublions pas qu’ils n’étaient pas du voyage en Afrique du Sud ! Pas sûr que le Brésil soit capable de rivaliser avec nous sur ce plan-là en 2014.

    Sur la gestion des conflits :là encore, le sélectionneur a tout bon : Laurent Blanc avait dit : « si jamais vous sentez que, comme Anelka il y a deux ans, vous avez envie d’insulter le sélectionneur, insultez plutôt un journaliste », il a été entendu. Il avait dit après le fameux « ferme ta gueule » de Nasri qu’il lui parlerait, quelques jours plus tard, le Citizen revenait sur ses propos et modifiait son insulte. Enfin, Ben Arfa lui propose de le renvoyer à la maison ? Pour le punir, il l’oblige à rester, du grand art !

    Sur la popularité de l’EDF : C’était une priorité de l’ancien champion du monde et c’est sans doute dans ce domaine-là que les progrès ont été les plus flagrants : finis les réveils gueule de bois de l’après 82, de l’après 86 ou de l’après 2006, finies les nuits à refaire ces satanés matches, l’équipe de France a tellement changé que lorsqu’elle vient à être éliminée, ça fait à peu près le même effet que de savoir que Christophe Hondelatte arrête la musique : c’est dans l’ordre des choses.

     

     

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