• Question de PRISM

     Les blogueurs de tous bords et les inconditionnels de Facebook peuvent se réjouir : leurs amis ne sont pas les seuls à suivre leurs publications, les services secrets américains sont également très intéressés par ce qu’ils écrivent. Après l’œil de Moscou, les yeux de Washington font pleurer ceux de l’Amérique et risquent bien de ternir l’image de la Maison Blanche. Certes, ce programme a été conçu pour défendre les Etats-Unis mais n'a-t-il pas mis à nu également les failles du système américain ? « C’est un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’inhumanité » clament déjà certains. Jusqu’où peut-on aller pour lutter contre le terrorisme ?

     

    Décidément, depuis que les terroristes leur ont joué des tours à Manhattan, les Américains n’ont plus qu’une obsession : les traquer partout dans le monde, quitte à s’inviter dans leur intimité pour voler quelques précieux renseignements au nez et à la barbe des Islamistes. Faut-il pour autant considérer PRISM comme le Mecque plus ultra des programmes d’espionnage ? Sans doute pas. Le problème, en effet, est qu’il n’y a pas qu’en Iran et en Afghanistan que les services secrets ont le regard perçant : ils se sont invités dans l’ordinateur de chaque citoyen. Enfin presque… Obama précise que cet espionnage n’a pas lieu sur le sol américain, une déclaration qui n’a pas cassé la baraque et pour cause : à moins de considérer que le président américain est lui-même un terroriste qui cherche à envoyer des signaux à ses camarades pour qu’ils viennent s’installer aux Etats-Unis, on ne voit pas quel crédit on pourrait accorder à cette déclaration. Le président a beau faire de l’œil aux Américains, ceux-ci ne sont pas aveugles : c'est bien d’entrave à la liberté individuelle et de viol d’intimité.qu'il s'agit.

     

    « La meilleure défense, c’est l’attaque » aurait sans doute dit Michel Platini s’il avait été interrogé sur le sujet et si on avait été un tant soit peu intéressé par son avis mais ce n’est pas le cas. Or, c’est pourtant ce que fait le gouvernement américain. Loin de se repentir ou de battre sa coulpe, il brandit la menace de prison à perpétuité contre l’homme qui a dévoilé le voyeurisme américain. Manquerait-il une case à l’Oncle Sam ? Le spectacle d’un homme condamné à la prison à vie pour avoir divulgué un projet-certes secret-piétinant la liberté est-il de nature à apaiser les foules ? Pas sûr, surtout quand celui-ci semble avoir été poussé par sa conscience là où l’informateur de Julian Assainge dans la célèbre affaire Wikileaks l’avait été par son inconscience.

     

    Le gouvernement américain semble en tout cas déterminé à prouver qu’il a agi pour le bien de l’Amérique et que dans cette affaire de PRISM, tout est une question de point de vue. Il a été trahi : maintenant, c'est œil pour œil....

     

     

     

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