• Le « Moi président » aurait permis à 300 patients atteints d'Alzheimer de retrouver la mémoire.

    Le « Moi président » aurait permis à 300 patients atteints d'Alzheimer de retrouver la mémoire.

     

    Alors que la recherche génétique autour de la maladie donne peu de résultats, un scientifique allemand a eu l'idée d'utiliser la fameuse tirade de François Hollande lors du débat de l'entre-deux-tours pour soigner les patients. Les résultats sont édifiants.

     

    Un travail psycho-logique

     

    Hanz Kleinschnabel dirige un groupe de recherche sur les maladies neurodégénératives depuis plus de cinq ans. Cet amateur de politique internationale a trouvé un moyen de lutter contre la maladie d'Alzheimer plutôt original. Contacté par notre rédaction, il s'explique : « Les recherches sur cette maladie avançant lentement, j'ai eu l'idée de travailler davantage sur l'aspect psychologique. Je cherchais un discours répétitif à faire écouter aux patients car la répétition d'expressions les unes à la suite des autres ne fonctionne pas, il faut qu'elles soient espacées pour laisser la possibilité au patient de faire travailler sa mémoire »

    Et le scientifique d'ajouter : « j'ai d'abord pensé au discours de Martin Luther King mais il est trop long et surtout trop riche intellectuellement pour les patients. Il fallait quelque chose de beaucoup plus creux. Puis, je ne saurais vous expliquer pourquoi, m'est venue tout naturellement l'idée de leur diffuser la tirade de François Hollande".

     

    Un discours qu'ils ne sont pas près d'oublier

     

    Relayée dans de nombreuses maisons de retraite, cette méthode a tout de suite rencontré un franc succès, avec plus de trois-cents personnes déjà partiellement guéries.

    « On a même vu plusieurs fois des patients qui, au bout du 200 ou 300ème « Moi, président de la République » parvenaient à anticiper ce que le président allait dire, comme s'ils commençaient à percevoir la logique présidentielle : c'est quand même très fort ! » S'enthousiasme Benoît, 27 ans, aide médico-psychologique à la maison de retraite médicalisée de Flins (78).

     

    Ne pas en faire une maladie

     

    Si les patients ne retrouvent pas forcément toute leur mémoire, le discours leur fait souvent passer l'envie de la retrouver complètement : « Cela les aide à relativiser, ils se rendent compte qu'il n'y a pas que des avantages à avoir de la mémoire » explique Benoît.

    Mais au-delà de la mémoire, c'est à un véritable travail sur la confiance en soi que mène cette méthode, comme le souligne le jeune homme :

    « C'est aussi très réconfortant pour eux de savoir qu'en mémorisant une seule idée et en la répétant constamment sans aucune conviction ni aucun charisme, on peut être élu président de la République. C'est extrêmement valorisant pour tous ces malades. »

     

    Des patients vaccinés

     

    Mais il y a une autre conséquence, plus inattendue, à ce regain de mémoire. Pour les personnels travaillant en maison de retraite, cet outil est devenu un précieux moyen de pression. « Si l'un des pensionnaires devient récalcitrant ou se met à faire des caprices, on le menace de lui faire visionner le « Moi, président » de François Hollande » explique Jeanine, aide-soignante à la maison de retraite « Les flots bleus », à Cagnes sur Mer.”

    “En général, ajoute-t-elle, on n'insiste pas très longtemps »

    « Une messe sans MessieL'inversion de la fourbe »
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