• Le mental à la Française de Tsonga

    Lorsque JWT entre sur le court contre le numéro 1 mondial, on ne sait pas si on est en droit d’espérer un exploit. Déjà parce qu’on ignore quel Djoko Tsonga va rencontrer, ensuite parce que la double vie de comédien/tennisman de Jo ne lui laisse pas beaucoup de temps pour s’entraîner.

    Le premier set remporté aisément par le Serbe apporte un premier élément de réponse : les heures d'entraînement passées à envoyer une pièce d'un euro dans un distributeur semblent avoir légèrement déréglé le Manceau.

    Au début du deuxième set, Tsonga est breaké d'entrée et à cet instant, on voit mal comment le Français pourrait revenir dans le match mais c'est sans compter sur sa botte secrète: au changement de côté, le Français sort de sa manche un Kinder Bueno et le résultat ne se fait pas attendre : coups droits à la Reneberg, revers à la Todd Woodbridge, services canon à la Jay Berger et volées façon Wally Masur ; c’en est trop pour Djokovic qui doit s’incliner dans la deuxième manche.

    S'il est moins puissant que le Kinder Bueno Espagnol  dont se gavent ces temps-ci Nadal et Ferrer –lequel aurait, dit-on, été fabriqué sur le modèle d’une friandise autrichienne particulièrement appréciée par Thomas Muster-, le Kinder Bueno français n’en demeure pas moins extrêmement efficace et Jo devient presque irrésistible, il se met même à bien servir sur les points importants et empoche le troisième set.

    On se dit alors que Jo va se relâcher au début du quatrième, pas du tout. Djokovic semble incrédule et presque résigné devant l’insolente réussite du Français. Il faut dire que la coupe de cheveux en cocktail de Jo, mi-playmobil mi-Jérémy Ménez n’a rien de rassurant. Elle est un tel défi aux lois de l’esthétique qu’il semble que plus rien ne pourra désormais lui arriver.

    C’est donc fort logiquement que Jo obtient une puis plusieurs balles de match, à chaque fois sur le service du Serbe. Mais pas facile, quand on est Français, d'écarter, au moment de jouer ces balles de match, le fantôme d'Henri Leconte, le spectre de Cédric Pioline, l'ombre de Richard Gasquet mais surtout le souffle d'Amélie Mauresmo qui planent sur le court Philippe Chatrier.

               Tsonga s’inclinera finalement en cinq manches confirmant qu'il est bien meilleur comédien que joueur de tennis. Il aura quand même gagné, grâce à cette place de 1/4 de finaliste 150 000 euros soit l'équivalent de 5641 boîtes de Kinder Bueno, une vraie consolation.

     

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  • Commentaires

    4
    Quamel Pusati Profil de Quamel Pusati
    Vendredi 8 Juin 2012 à 23:15

    Ca y est, j'ai corrigé. Merci

     

    3
    Jeremief
    Vendredi 8 Juin 2012 à 22:41

    Début du 5eme paragraphe, il faut lire 4eme set je suppose ?

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    2
    Quamel Pusati Profil de Quamel Pusati
    Vendredi 8 Juin 2012 à 01:03

    Tu parles de la chute?

     

    1
    koninico
    Jeudi 7 Juin 2012 à 23:53

    elle était facile celle là...

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