• La fin de "Richard gère"

    A moins de croire à la résurrection de Raël et à la fin du monde l'année passée, il faut être un peu fou pour penser que Richard Gasquet, régulièrement mesuré à 300 mètres de sa ligne de fond de court, va pouvoir prendre trois sets à Rafaël Nadal, qui n'en a perdu qu'un depuis le début du tournoi sans jamais concéder sa mise en jeu. D'autant que pour le battre, il faut impérativement gagner rapidement, Nadal étant le seul joueur au monde (tous les Espagnols mis à part) à être beaucoup plus frais au cinquième set qu'au premier. Et ce n'est pas l'arrivée totalement décontractée de l'Espagnol, avec deux serviettes de plage d'un mètre sur deux sous le bras, qui a de quoi nous rassurer. Le Majorquin, qui ne marche jamais sur les lignes pour mieux marcher sur l'eau, choisit d'ailleurs de recevoir pour commencer le match, preuve qu'il a bien plus peur de rater son signe de croix avec les oreilles que d'affronter Richard. 

    Pourtant, au lendemain de la déroute des Bleus, on a besoin d'y croire. Gasquet, c'est un peu notre équipe de France à nous, l'anti-Benzéma du moment. Alors, en cette période de vaches maigres pour le supporter français, on se prend à rêver d'un Richard toréador faisant courir ce gros boeuf de Nadal d'un bout à l'autre de l'arène. Et dans ce court Arthur Ashe complètement dégarni dont l'ambiance n'est pas sans rappeler celle du Stade de France, on imagine que Gasquet va pouvoir enfin révéler tout son potentiel.

    Mais à défaut de sortir du bois, Gasquet sort deux bois qui le privent du gain de la première manche alors qu'il menait 40-15. Nadal parvient à breaker en faisant trois fautes directes dans le même jeu, soit presque autant que depuis le mois de janvier et on se dit que le calvaire ne fait que commencer. Pourtant, Richard tient son service jusqu'au bout du set et parvient à marquer huit fois plus de points que Robredo dans la première manche. Dans le deuxième set, il réussit même l'exploit de débreaker et de prendre le service de l'Espagnol pour la première fois du tournoi. Hélas, il rate ensuite deux balles de break et s'effondre dans le tie-break pour finalement laisser filer le match en trois petits sets.

    Il y a de quoi avoir des regrets car Nadal, gêné par le vent, aura finalement moins fait claquer son coup droit que l'élastique de son slip (31 contre 223). Les deux hommes, qui n'ont cessé d'affirmer avant le match qu'ils s'appréciaient beaucoup, n'ont pas menti. Et Richard, en concédant à chaque set son premier jeu de service, a démontré que cette amitié pouvait déboucher sur un superbe travail d'équipe.

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  • Commentaires

    5
    Lundi 9 Septembre 2013 à 23:00

    @Yopi, Nabelle et Koninico: merci les amis, ça fait du bien de voir que ça vous a plu, c'était pas évident de s'y remettre avec la rentrée mais ça valait le coup.

    @M. Tritter: ce n'est peut-être pas aussi passionnant que La prise d'Orange mais quand même.

     

    4
    Yopi
    Lundi 9 Septembre 2013 à 16:26

    Ah la la ! Une Superbe rentrée, pleine d'effet, qui te chope à la volée en plein aprem et qui te fait claquer te le bide à défaut du slip.

    Un service trois étoiles

    Merci frérot

    P.S. : oui c'est vrai que l'espagnol est toujours très, très frais en fin de match, certainement l'habitude des fortes chaleurs ou leur régime alimentaire draconien...

    3
    Lundi 9 Septembre 2013 à 11:12

    :-)

    merci Quamel !

    j'adore cette petite intonnation un tant soit peu ironique...

     

    Anabelle

     

    2
    Lundi 9 Septembre 2013 à 04:02

    Ca y est de retour, plus que 30 ans de fonctionnariat.

    1
    Dimanche 8 Septembre 2013 à 23:52
    Sacré Quamel tu nous avais manqué... J'adore celle du slip...
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