• 600000 euros et 15000 dollars, en liquide. Ce sont les sommes d'argent retrouvées par la police chez Dieudonné. Y a-t-il de quoi crier à l'insolvabilité organisée, comme l'ont fait la plupart des médias français ? N'est-on pas en droit de garder un peu de monnaie chez soi ? N'est-ce pas une bonne chose que de ne pas faire une confiance aveugle aux banques ? Enfin, n'est-ce pas là la meilleure façon de montrer que Dieudonné n'a rien perdu de son humour ?

    Une insolvabilité insoluble ?

    « 1, 2 hectares de terrain, tennis, piscine et quatre bâtiments en plus de sa propriété (…) une petite péniche de 14 mètres à 68000 euros.» rapporte le Canard enchaîné. Si l'on ajoute à cela la coquette somme d'argent retrouvée à son domicile, ce sont autant d'éléments qui pourraient faire croire que Dieudonné avait de quoi payer ses amendes. Oui, mais pas facile de faire main basse sur la Main d'Or (2 millions de chiffres d'affaires) ou de plumer les productions de la plume quand ces sociétés sont au nom de sa compagne et de sa mère.

    C'est la preuve en tout cas que son combat anti-système n'a rien de systématique. Et que le révisionnisme n'est pas une vue de l'esprit, celui de sa fortune en tout cas.

    Crise de l'adepte ?

    « Dieudonné, c'est donner, reprendre, c'est voler. » Voilà ce que l'humoriste pourrait répondre à certains de ses fans qui ont gentiment aidé leur gourou à récolter 561000 euros sur internet pour qu'il s'acquitte de sa dette auprès du Fisc qui avait saisi sa deuxième propriété à Saint-Lubin de la Haye. D'autant que certaines sommes, révèle le Canard, n'ont pas été remboursées ni même déclarées.

    Une simple distraction sans doute. L'humoriste n'en est pas à sa première erreur de concentration. De toute façon, il n'avait pas le Shoah. Il faut parfois savoir faire la manche pour continuer à retrousser les siennes. C'est surtout indispensable si l'on veut continuer à faire le geste de la quenelle dans les règles.

    La führer de Dieudo

    Même si son antisémitisme semble avéré, vouloir interdire certains de ses gestes, comme si Dieudo avait eu l'influence ou le programme d'Hitler, est assez contestable pour quelqu'un qui n'est coupable, tout au plus, que de crime contre l'inanité.

    Tout ce tapage médiatique l'aura bien servi et aura fortement contribué à le faire passer pour un martyr et à récolter des fonds sur internet. Vouloir l'exterminer n'aura servi arrhien sinon à propager encore davantage la thèse du conspira-sionisme.

    Qu'il continue à taper sur le système, on s'en fiche, mais qu'on arrête de taper sur le nôtre.

     

     

     

     

     

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  • Alors que des voix s'élèvent pour accuser la Garde des Sceaux d'avoir exigé la démission du procureur de Paris, on est en droit de s'interroger.

    Est-il possible qu'une femme aussi douce, autour de laquelle seuls la conseillère des politiques pénales, le directeur et le chef de cabinet, le conseiller diplomatique, la directrice des services judiciaires, le directeur des affaires civiles et du Sceau ainsi que son adjointe sont partis, puisse faire preuve d'autoritarisme ?

    N'a-t-elle pas été condamnée qu'une seule fois par le conseil des prud'hommes de Paris pour licenciement injustifié et rupture de CDD « abusive » concernant son ancienne assistante parlementaire, à qui elle a dû verser 5 300 euros en 2004 ?

    Taubira aurait-elle bafoué l'indépendance de la justice, comme certains le prétendent ? Certainement pas. On ne peut pas soupçonner celle qui a commencé sa carrière en 1978 comme militante indépendantiste puis comme directrice de la revue indépendantiste Mawina de ne pas lutter pour l'indépendance.

    De même, si elle a reproché à Falletti d'être proche de l'UMP, c'est sans doute pour éviter qu'il soit à la fois juge et parti. Peut-on décemment blâmer la ministre de la justice de vouloir mettre quelqu'un à l'amende ?

    Selon les deux directeurs de cabinet, rapporte Le Canard du 05/02, on aurait dit au procureur de Paris la chose suivante : « La ministre souhaite que vous quittiez vos fonctions. Elle désire vous remplacer par quelqu'un de sa sensibilité politique »

    Là encore, l'argument ne tient pas. De quelle sensibilité politique est-il question ? : celle des radicaux de gauche et de Bernard Tapie, dont elle était la quatrième de liste aux élections européennes de 1994 ? Celle de Jospin, à qui elle a proposé une alliance avant 2002 ? Celle du groupe RCV (PRG-MDC-Verts-PCR) ou celle de Hollande ?

    Toujours selon Le Canard, on propose alors au procureur général de Paris d'être reclassé comme premier avocat général à la cour de cassation. Alors, de quoi se plaint-il ? L'ingratitude de ce procureur ne fait vraiment pas justice à l'exemplarité du gouvernement.

    François Falletti a confirmé au Monde la tenue de cet entretien :« On m'a effectivement demandé de partir à la Cour de cassation, je n'y suis absolument pas candidat. J'ignore pour quelle raison on me demande de partir, je fais mon travail, et la charge est lourde, avec toute l'intégrité voulue et toute la déontologie, je n'ai pas compris. »

    Quelle mauvaise foi ! Même si le procureur est aveugle, comment imaginer une seule seconde qu'il ne l'a pas vu venir ? Décidément, lui proposer un placard n'aura pas été la meilleure façon de sauver les meubles.

    « Les conditions de nomination sont essentielles pour que les magistrats du parquet apparaissent pour ce qu'ils sont, des magistrats à part entière » disait Taubira le 11 janvier, dans un colloque sur la justice du XXIème siècle. « Il s'agit de faire en sorte qu'il n'y ait plus aucune suspicion concernant l'indépendance des procureurs » ajoutait-elle, en Juillet dernier. Pari tenu, il n'y aura bientôt plus aucune suspicion, seulement des preuves.

    Il ne faut pas s'étonner, lorsque l'on annule les peines plancher, d'avoir ensuite des problèmes de Parquet, diront les mauvaises langues. Mais on ne peut pas reprocher à Mme Taubira sa logique. Pour vider les prisons, il faut bien commencer par casser les barreaux.

     

     

     

     

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  • Comment avons-nous pu nous laisser berner de la sorte ? Comment avons-nous pu remettre en question les propos des politiques qui ne font, comme jadis Socrate, que rechercher la vérité ? Il faut vraiment être d'une naïveté sans précédent pour penser que Najat Vallaud-Belkacem et Vincent Peillon seraient des idéologues.

    Quand le ministre de l'enseignement explique que « c’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin, en étant à la fois une révolution morale et une révolution matérielle, et en mettant la seconde au service de la première » (Vincent Peillon, La révolution française n’est pas terminée. Ed du Seuil. 2008, p. 195), on voit bien qu'il fuit l'idéologie comme la peste.

    Le PS, qui a toujours appelé un chat une chatte, qui n'a jamais remplacé « austérité » par « effort », « flexibilité » par « flexsécurité », « allègement des charges des entreprises » par « pacte de compétitivité », serait-il en train de vouloir introduire la théorie du genre à l'école sous couvert de « pédagogie égalitaire active » ? On ne peut y croire.

    Neutraliser la contestation

    « Il n’y a pas d’enseignement de la théorie du genre à l’école mais une «éducation à l’égalité fille-garçon», a déclaré mardi Vincent Peillon pour rassurer les parents, après un appel à boycotter l’école un jour par mois. (Libération).

    Heureusement que les journalistes ont fait leur travail d'investigation cher au moustachu le plus célèbre de France pour rétablir la vérité et voler au secours du gouvernement. "Des conneries" selon Mediapart. « La première escroquerie des anti-« gender » » selon Le Monde.fr, c'est qu'ils affirment « qu'il existe une « idéologie » du « gender », une sorte de théorie philosophique et politique. En réalité, ces « gender studies » se traduisent par « études sur le genre », et sont donc une discipline universitaire, en aucun cas une idéologie ou une théorie politique » (Le Monde.fr). Avouez que cela change tout.

    Comment pourrait-on craindre une théorie qui n'existe pas ? Qui pourrait nier qu'il est matériellement impossible d'enseigner une théorie qui ne se donne pas comme telle ?

    Et L'Humanité de parler de « propagande délirante » et Le Point de « folle rumeur ».

    C'est rassurant de constater qu'en matière de genre, les médias savent se montrer neutres.

    Si M. Peillon dit qu'il n'y a pas d'enseignement de la théorie du genre à l'école, on peut le croire puisque la théorie du genre n'existe pas. On ne peut douter de la bonne foi d'un homme qui n'a jamais cherché à tordre la vérité ou les chiffres au moment de sa réforme avortée des classes prépas. Mentir, ce n'est vraiment pas son genre.

    Une absence de théorie bien pratique

    Pour mieux nous convaincre, les médias ne cessent de nous renvoyer aux fameux « ABCD de l'égalité ». Quand on se rend sur le site en question, on ne peut qu'être rassurés. On peut par exemple, si on a 74 minutes devant soi, écouter Véronique Rouyer, maître de conférences en psychologie du développement de l’enfant et de la famille décortiquer, lors de sa conférence, tous les comportements sociaux qui vont construire l'identité sexuelle des individus et qui vont empêcher les parents de « donner une éducation  neutre à l'enfant ». 

    Qui pourrait penser une seule seconde qu'elle est en train de repérer les constructions sociales du genre et donc de faire exactement ce que recommandent les théories, pardon les études de genre ?

    La présentation de la conférence, sur le site du gouvernement est pourtant on ne peut plus claire « Cette conférence s’intéresse aux processus par lesquels tout individu, au cours de sa vie, est amené à assimiler des normes et des codes sociaux relatifs au masculin et au féminin ». Aucun lien donc, avec les études de genre, qui « répertorient ce qui définit le masculin et le féminin dans différents lieux et à différentes époques, et s’interrogent sur la manière dont les normes se reproduisent jusqu’au point de paraître naturelles. » (source Wikipedia)

    Toujours sur le site, on trouve ensuite « C’est par ces processus que vont se créer et évoluer tout au long de la vie les identités sexuées des personnes des deux sexes ».  Là encore, il faudrait faire preuve d'une incroyable mauvaise foi pour établir un quelconque rapport avec la théorie (excusez-moi, « les études ») du genre selon laquelle le sexe d’une personne est considéré comme étant construit socialement et culturellement.

    On comprend que les journalistes, ayant fait leur travail avec la plus grande rigueur, aient crié tout de suite à « l'intoxication » et à la paranoïa « conspirationniste ».

    Jouer à la poupée russe

    Peut-on imaginer sérieusement que les socialistes veulent endoctriner nos enfants et que Najat, rusée comme un serpent, chercherait à répandre son venin idéologique dans la société ?

    Interrogée sur l'expérience menée depuis quelques années dans la crèche Bourdarias de Saint-Ouen, la directrice Marie-Françoise Bellamy a tenu à préciser au journal L'Humanité en novembre 2011 : «  je n’ai jamais eu de remarques à propos du projet genre ». Projet genre ? La directrice a dû se tromper, tout comme la directrice adjointe qui déclare que « Malgré nos efforts pour inciter l’école la plus proche à poursuivre la réflexion sur le genre, la dynamique a du mal à prendre. » En voilà qui n'ont rien compris au projet « combattre les stéréotypes de sexe » et qui voient du « genre » partout. Des activistes de Civitas, très certainement.

    La démarche est en tout cas un franc succès, car comme le déclare une éducatrice « on voit de plus en plus de filles jouer au ballon ». Mais voit-on suffisamment de garçons jouer à la poupée » ? On l'espère car l'inverse serait un dangereux constat d'échec pour l'égalité et « la lutte contre le sexisme ».

    On se demande bien ce que deviendrait la société si Najat Vallaud-Belkacem, qui se félicite de cette expérience, n'était pas là pour veiller à ce qu'on fasse tout bien comme il faut. On a d'ailleurs hâte qu'elle nomme des commissaires qui viendront vérifier à domicile si l'éducation des garçons et des filles à la maison est suffisamment indifférenciée.

    Au PS en tout cas, on lave les méninges sales en famille. C'est ça la vraie démocratie : demander aux médias qu'on laisse la vie privée de pépère tranquille afin de mieux contrôler la nôtre. Comme au bon vieux temps de la Russie. Le tout sous le regard bienveillant du petit pépère des peuples.

    Halte à la masturbation intellectuelle

    « C'est l'un des derniers angles d'attaque des contempteurs de la supposée « théorie du genre » : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) " enjoindrait aux écoles et aux crèches d'encourager la masturbation enfantine" rapporte Le Monde.

    Dans le document de l'OMS intitulé Standards pour l'éducation sexuelle en Europe, on conseille simplement, entre 0 et 4 ans, d' « Informer l'enfant sur le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce, la découverte de son propre corps et de ses parties génitales » Et l'OMS de justifier ces approches par le fait que « l’éducation sexuelle fait partie intégrante de l’éducation générale; elle est de toute façon dispensée aux enfants, même si ce n’est pas de manière explicite ou consciente. (...) Même en ne parlant pas de sexualité (…) l’environnement général influe lui aussi sur la socialisation sexuelle de l’enfant. »

    Certains extrémistes arguent que la part d'implicite est nécessaire à la construction de l'enfant et que mettre des mots sur tout dès le plus jeune âge peut être angoissant pour celui-ci. C'est sans compter sur l'esprit critique des enfants entre 0 et 4 ans et leur discernement qui leur permettra de ne retenir que les informations dont ils ont besoin.

    Quant aux affreux ringards qui pensent que ce n'est pas le rôle de l'école de transmettre ces informations mais celui des parents et qui demandent le respect des principes fixés dans le Code de l’Education qui garantit le « respect de la personnalité de l'enfant et de l'action éducative des familles » (art. L. 111-2) , ils oublient un peu vite qu'il n'y a encore pas si longtemps, l'église ne se privait pas pour enseigner les méfaits de la masturbation.

    Il est donc logique que le Kremlin (pardon le gouvernement) contre-attaque avec un nouveau catéchisme qui permettra à nos chers bambins d'intégrer la « normalisation du thème de la sexualité » en apprenant que « les sujets relatifs à la sexualité sont foncièrement positifs et plaisants. » (rapport de l'OMS) et qui permettra à tous les parents de chanter « Demain, l'éduc'nationale sera le genre humain ».

     

    Lien vers le rapport de l'OMS https://www.sante-sexuelle.ch/wp-content/uploads/2013/11/Standards-OMS_fr.pdf 

    Lien vers la conférence « construction de l'identité sexuée de l'enfant » Les ABCD de l'égalité : http://www.cndp.fr/ABCD-de-l-egalite/outils-de-formation/conference.html?idvideo=10&cHash=d27d2f23840ee2ae7df9c65bc49e4392 

     

     

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  • Très à l'aise depuis un mois, le lyonnais enchaîne les bonnes performances en championnat comme en Coupe de la ligue, au point de susciter à nouveau les louanges du Net et de la presse. Certains commencent même à évoquer l'équipe de France et d'autres le voient déjà à la Coupe du Monde. Il ne manquerait plus alors que Toulalan pour reformer la grande équipe de 2010.

    L'aile ou la cuisse ?

    Positionné sur le côté gauche de l'attaque en début de saison, Yoann Gourcuff a séduit et ses performances n'ont pas battu de l'aile. Peu avare d'efforts et capable d'être décisif dans ce nouveau rôle, avec notamment deux buts en quatre titularisations, il a montré qu'en pleine possession de ses moyens, il restait un joueur intéressant, doté d'une bonne technique. Mais ce nouveau poste exigeant physiquement l'a peut-être fragilisé. Son positionnement est-il à l'origine de sa blessure à la cuisse ? Jouer sur le côté a-t-il contribué à le mettre sur le flanc ? Difficile de l'affirmer sans en faire un. Repositionné, depuis son retour, à la pointe du losange de l'olympique lyonnais mais pas toujours du combat, on peut espérer en tout cas qu'il soit préservé des blessures pour un long moment.

    Mou du genou ?

    Mais sa fragilité physique, notamment au genou, n'est pas son seul tendon d'Achille. Le Breton est également fragile psychologiquement, comme en témoignent ses difficultés à retrouver son niveau après l'échec du Mondial 2010.

    On lui reproche par exemple sa réserve, qui se double parfois d'une forme de nonchalance. Fêter son but en se roulant par terre n'est pas sa tasse de thé. Mais peut-on reprocher à cet adepte du crochet extérieur d'avoir des joies intérieures ?

    Gourcuff détonne dans le microcosme du football. Dans le monde d'Evra, de Ribéry, de Xavier Gravelaine ou de Luis Fernandez, l'obtention d'un Bac STI peut suffire à vous faire passer pour un intellectuel. Surtout si vous répondez aux interviews en utilisant un français correct et que vos phrases comportent un sujet et un verbe, voire un complément. Gourcuff a d'ailleurs prouvé récemment en interview qu'il savait manier l'euphémisme « Je n'ai pas toujours senti une grande confiance en moi. » a-t-il déclaré à propos des dirigeants lyonnais. Preuve qu'il peut avoir le sens de l'humour. S'il retrouve Ribéry et consorts cet été à Rio, il en aura grandement besoin.

     

     

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  • En annonçant, en début de semaine, sans consulter ni le Président ni aucun des ministres concernés, une remise à plat du système fiscal, Ayrault a mis les pieds dedans. Si cette réforme offrait l'avantage de geler sur une longue durée certains projets fiscaux comme l'écotaxe poids-lourds, l'annonce n'a été que modérément appréciée par le Président qui sait aussi se muer en pépère fouettard quand il le faut. Cette réforme -comme toutes celles qu'il annonce d'ailleurs- prendra« Le temps du quinquennat » a martelé M. Bricolage, faisant subir par là à la remise à plat annoncée un sacré coup de pompe. 

    Ayrault-hic ?

    Pour n'avoir pas été dans le bon tempo, J.M Ayrault a récolté la tempête : celle de Moscovici, qui, il y a quinze jours encore, invitait tout le monde à ne surtout plus faire tout un plat de la fiscalité, celle des personnalités de gauche présentes à la réunion de Lundi soir, qui ont appris, de la bouche du premier ministre, son fameux « scoop » et celle de Pépère, qui, quand il se fâche tout rouge, est capable d'effrayer n'importe quel terroriste.

    Toute cette ingratitude envers J.M Ayrault semble pourtant bien injuste tant son plan était parfait. Tout d'abord, créer le buzz : « Cette initiative prend tout le monde par surprise » a déclaré, très fier de lui, J.M Ayrault à ses troupes, selon le Canard. "Nous étions effarés", a déclaré au Point un ministre influent lorsque Hollande a annoncé mercredi au conseil des ministres que la "réforme fiscale" était une "initiative du Premier ministre », preuve que la surprise a bien fonctionné. Ensuite, avoir un cap aussi clair que celui du capitaine de pédalo : « La politique, c'est le mouvement » s'est félicité le premier ministre devant ses troupes, au petit- déjeuner (toujours selon Le canard enchaîné). Oui mais dans quel sens ? Le rétro-pédalage aussi, pourrait-on rétorquer.

    Le changement c'est lentement

    « On a Mr Bean à Matignon » aurait dit, selon Le Point, un député socialiste. Est-ce pour autant la fin des haricots ?. Sûrement pas. En premier lieu, parce que son autorité ne risque pas d'être contestée : il n'en a pas. En deuxième lieu, parce que « Moi, président » a confirmé à ses troupes qu'il n'y aurait pas de remaniement car selon lui, c'est « inutile ». Il faut bien avouer que sur ce point, on ne saurait lui donner tort : comment opérer un remaniement quand il n'y a déjà pas eu de maniement tout court, que ce soit des deniers publics, des affaires ou des réformes ?

    Bref, on se demande si dans cette affaire de réforme fiscale, ce n'est pas le rôle de Jean-Marc Ayrault qu'il faudrait remettre à plat, et ce, avant 2017 cette fois-ci. 

    « Vous ne vous occupez pas de politique, Monsieur ; je vous plains, car un jour la politique s'occupera de vous. » disait Royer-Collard à Sainte Beuve sans se douter qu'un jour, elle s'occuperait même de ceux qui font de la politique.

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