• « Deux ans et demi qu'il y pense et tout le reste n'est que propos d'estrade »

    C'est par cette incroyable révélation que commence l'article du Point du 9 octobre sur la vraie fausse retraite de Sarkozy.

    Si l'ex-ami de Buisson a donc finalement décidé de sortir du bois, ce ne serait pas pour aller à la cueillette mais bien pour partir à la chasse aux voix et ce plan serait une stratégie longuement réfléchie. La politique relèverait-elle du calcul ? On n'ose y croire.

    Après cette info extraordinaire, on a déjà envie de sauter sur le livre de Philippe Cohen et de Laureline Dupont dont le titre laisse à peine deviner le contenu : C'était pas le plan. Et pourtant, nous n'en sommes qu'au début de nos surprises. Car deux pages plus loin, un autre livre sur Sarkozy, celui-ci de George-Marc Benamou, Comédie française, nous porte le coup de grâce : un scoop dont on ne peut encore imaginer la portée : Sarkozy, ne serait peut-être pas le sauveur de l'humanité qu'il prétend être. On est obligé de relire pour être sûr qu'on ne rêve pas.

    Quoi ? L'ami de Kadhafi, qui a promis de faire « li bien », qui nous revient, tel le fils prodigue, transfiguré par deux ans et demi de recueillement et de réflexion avec un projet édifiant : « j'ai changé mais j'ai le même programme », ne serait pas le Messie que toute la France attend ?

    Je sens que tout mon monde vacille. Je tremble qu'un jour on découvre qu'Hollande est arrivé au sommet de l'Etat sans idées, bénéficiant simplement du retrait de DSK puis du « tout sauf Sarko ».

    Les politiques s'arrangeraient-ils parfois avec la vérité ? Faut-il remettre en question la sincérité du livre de Copé  Promis, j'arrête la langue de bois ? Non, ce n'est pas possible.

    Ce qui est sûr en tout cas, c'est que malgré tous les obstacles qui se dressent sur sa route, le mari de Carla a assez bruni au soleil et veut revenir dans la course à la présidentielle, plus confiant que jamais.

    La primaire et Le Maire ? Il va les écraser, il ne cesse de dire à ses proches (Le Canard enchaîné) que faire moins de 75% serait un échec.

    Les affaires ? Il a le temps de voir venir, le président du pouvoir d'achat n'a pas peur de devenir le président du pourvoi à chaille.

    Juppé ? Aucun problème, il va lui mettre dans le Fillon.

    Son hyperactivité ? Il écoutera les Français, il proposera même des référendums, oubliant que cela figurait déjà dans son programme en 2007. Et, à défaut d'être à l'écoute, il pourra toujours se targuer d'être sur écoute.

    Le bling-bling ? C'est du passé. D'ailleurs, il en a ras le Bolloré qu'on lui parle du Fouquet's et se protège contre toute allusion au bouclier fiscal. Mais il reste très proche de ses amis riches. « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi », tel est son crédo.

    La dette ? Le plus grand débiteur de France, qui en plus des deux neurones empruntés à Delahousse, doit 600 milliards à l'Etat, promet qu'il fera tomber les économies comme Hollande les averses.

    La pression de l'Allemagne ? Aucun problème, Sarkozy est bien plus proche de la chancelière allemande que « l'autre », il jure même qu'il n'a de mère qu'elle.

    Son casting ? Morano, Estrosi et Hortefeux ne lui font pas une bonne publicité ? Il a d'autres appuis, à commencer par Bernadette. Pouvoir compter sur les pièces jaunes des vieilles dames, ça n'a pas de prix. D'autant qu'être adulé par les cougars, ça met un sacré coup de jeune.

    Revenir par l'UMP ? Certes, il avait autrefois affirmé que ce n'était « plus de son niveau » Mais rien de tel que de s'étalonner dans ses talonnettes pour se grandir.

    D'ailleurs, c'est tout l'avenir qu'il voit en grand, à commencer par son propre parti qu'il compte bien rebaptiser pour le laver de tous ses péchés.

     

    Alors, Sarkozy maillon faible ? Que nenni, Big maillon ! 

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  • Seraient-ce déjà les retombées du pacte de compétitivité ? Toujours est-il que le pôle emploi a peut-être trouvé la solution pour lutter contre la morosité et redonner un peu d'espoir aux chômeurs.

    Le Canard enchaîné révèle en effet cette semaine que plusieurs postes très attirants ont été proposés cet été aux demandeurs d'emploi, « tous en CDI, rémunérés au-dessus du smic, de 1500 à 1800 euros, parfois avec « formation interne ». Des annonces à ne pas prendre par-dessus le pôle en temps de crise.

    Fausses annonces mais vraies arnaques

    Certes, ces annonces sont fausses et les postulants se sont vu débiter 3,99 euros sur leur compte, prix d'un abonnement imaginaire. Mais rêver, par les temps qui courent, ça n'a pas de prix.

    En outre, laisser proliférer ce type d'annonces sur le site de Pôle emploi a permis aux pirates du Net de ne pas rester sans activité et de s'en donner hacker joie. Pourquoi François Hollande et Rebsamen seraient-ils les seuls à avoir le droit de gagner leur vie en faisant semblant de trouver du travail aux chômeurs ? Il est normal que les pirates du Web surfent eux aussi sur la vague du capitaine de pédalo. Est-ce si choquant que les jobs sur internet soient virtuels ?

    C'est sans doute ce que Ségolène Royal appelait le système gagnant-gagnant.

    Les chômeurs n'ont plus le droit de refuser le travail qu'on leur propose ? Ca tombe bien, il n'existe pas. Un vrai spectacle de prestidigitation au pays du show-mages.

    Hollande : l'autre pari du chômage?

    Tout cela, révèle Le Canard, durait depuis le 8 août. Et après, on ose dire que les Français ne bossent pas pendant les vacances.

    Ce qui interpelle tout de même, c'est la lenteur avec laquelle la direction a réagi, un cadre précise même à l'hebdomadaire : «En interne, nous n'avons jamais reçu d'alerte sur l'ampleur de la fraude. Du coup, des conseillers ont même pu, de bonne foi, diriger des demandeurs d'emploi vers ces offres. » Un beau travail d'équipe, dont notre président ferait bien de s'inspirer : il suffirait de laisser se multiplier les offres de ce type et de ne plus comptabiliser comme chômeurs les sans-dents qui mordent à l'hameçon pour enfin inverser la courbe du chômage.

    Hélas, précise Le Canard,  « un nouvel outil de sécurisation devrait être livré en octobre ». Une direction bientôt assistée, ça ne fera pas de mal pour éviter les mauvaises manœuvres.

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  • Le « Moi président » aurait permis à 300 patients atteints d'Alzheimer de retrouver la mémoire.

     

    Alors que la recherche génétique autour de la maladie donne peu de résultats, un scientifique allemand a eu l'idée d'utiliser la fameuse tirade de François Hollande lors du débat de l'entre-deux-tours pour soigner les patients. Les résultats sont édifiants.

     

    Un travail psycho-logique

     

    Hanz Kleinschnabel dirige un groupe de recherche sur les maladies neurodégénératives depuis plus de cinq ans. Cet amateur de politique internationale a trouvé un moyen de lutter contre la maladie d'Alzheimer plutôt original. Contacté par notre rédaction, il s'explique : « Les recherches sur cette maladie avançant lentement, j'ai eu l'idée de travailler davantage sur l'aspect psychologique. Je cherchais un discours répétitif à faire écouter aux patients car la répétition d'expressions les unes à la suite des autres ne fonctionne pas, il faut qu'elles soient espacées pour laisser la possibilité au patient de faire travailler sa mémoire »

    Et le scientifique d'ajouter : « j'ai d'abord pensé au discours de Martin Luther King mais il est trop long et surtout trop riche intellectuellement pour les patients. Il fallait quelque chose de beaucoup plus creux. Puis, je ne saurais vous expliquer pourquoi, m'est venue tout naturellement l'idée de leur diffuser la tirade de François Hollande".

     

    Un discours qu'ils ne sont pas près d'oublier

     

    Relayée dans de nombreuses maisons de retraite, cette méthode a tout de suite rencontré un franc succès, avec plus de trois-cents personnes déjà partiellement guéries.

    « On a même vu plusieurs fois des patients qui, au bout du 200 ou 300ème « Moi, président de la République » parvenaient à anticiper ce que le président allait dire, comme s'ils commençaient à percevoir la logique présidentielle : c'est quand même très fort ! » S'enthousiasme Benoît, 27 ans, aide médico-psychologique à la maison de retraite médicalisée de Flins (78).

     

    Ne pas en faire une maladie

     

    Si les patients ne retrouvent pas forcément toute leur mémoire, le discours leur fait souvent passer l'envie de la retrouver complètement : « Cela les aide à relativiser, ils se rendent compte qu'il n'y a pas que des avantages à avoir de la mémoire » explique Benoît.

    Mais au-delà de la mémoire, c'est à un véritable travail sur la confiance en soi que mène cette méthode, comme le souligne le jeune homme :

    « C'est aussi très réconfortant pour eux de savoir qu'en mémorisant une seule idée et en la répétant constamment sans aucune conviction ni aucun charisme, on peut être élu président de la République. C'est extrêmement valorisant pour tous ces malades. »

     

    Des patients vaccinés

     

    Mais il y a une autre conséquence, plus inattendue, à ce regain de mémoire. Pour les personnels travaillant en maison de retraite, cet outil est devenu un précieux moyen de pression. « Si l'un des pensionnaires devient récalcitrant ou se met à faire des caprices, on le menace de lui faire visionner le « Moi, président » de François Hollande » explique Jeanine, aide-soignante à la maison de retraite « Les flots bleus », à Cagnes sur Mer.”

    “En général, ajoute-t-elle, on n'insiste pas très longtemps »

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  • « Je vais lui envoyer une bonne bouteille de la cuvée du redressement au président ». Même si Montebourg, en prononçant cette phrase à Frangy en Bresse lors de la fête de la rose, devait s'attendre à une réaction du gouvernement, il ne s'attendait peut-être pas à ce que sa carrière de ministre s'arrête là et il est fort possible que cette Frangy-panne lui semble un peu précoce.

    On ne peut que se lamenter de voir ce mouton à cinq pattes, ce génial élaborateur de concepts qui ressemblent à des idées, partir avant d'avoir pu instaurer, comme il le souhaitait ardemment, la VIème république, la démondialisation, la 3ème révolution industrielle voire la quatrième dimension. Devenir la cinquième roue du carrosse suffira-t-il à le consoler ? Pas si sûr. Et quand bien même il s'en remettrait, il n'est pas sûr que la France, elle, parvienne à digérer le départ de ce grand homme.

    C'est que Montebourg, qui prévoyait de développer la voiture électrique quand le gouvernement prévoyait la fermeture des centrales, n'est jamais à court d'idées lumineuses.

    Ce pourfendeur des riches, ce défenseur de la veuve et de Michelin devenu subitement le défenseur des patrons de la téléphonie mobile, a toujours montré que ses actes étaient en adéquation avec son discours.

    Qu’il s’agisse des pauvres, de la Turquie et de l’Albanie (qu’il voulait faire entrer dans l’UE), de Christine Villemin ou de Ségolène Royal, le Robin des bois de la rue de Solférino a toujours eu un faible pour les plus démunis. Or n'est-ce pas un brin contradictoire que celui qui défend les plus faibles ne puisse plus aider Pépère ?

    Certains lui reprochent, lorsqu'il était ministre du redressement productif, de ne pas avoir su relancer l’industrie française. C'est un procès injuste car non seulement il a réinventé l’usine à gaz mais il su, en outre, être un redresseur de torts très productif,

    En faisant tourner les serviettes à Frangy, le roi de la marinière ne pensait sans doute pas faire le jeu des chaises musicales.

    « Mon adversaire, c'est le conformisme » déclarait-il à Bercy le 10 juillet devant les patrons et les syndicalistes. En sortant du gouvernement, il peut se targuer d'avoir rempli un de ses objectifs.

    Manuel Valls résume ainsi devant les dirigeants du PS, ce qui l'a poussé à agir de la sorte (Le Canard du 27/08) : « Si on avait laissé passer l'affront, la presse nous aurait déchirés et déchiquetés (…) » Alors que là, en revanche...

    Sur Europe 1, Montebourg déclarait, le 25/08 : « Il ne me semble pas qu'on se sépare de ministres qui apportent des propositions dans un débat justifié ». Effectivement, c'est sans doute pour ça qu'on ne l'a pas retenu.

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  • Certes, plusieurs parlementaires ont voulu jusqu'au bout protéger le secret de leurs trésors en multipliant les ratures et les imprécisions. Certes, quelques déclarations sont même illisibles. Pourtant, on aurait tort de penser qu'ils sont « tous pourris ». Il y a également plein de déclarations qui nous en font voir des vertes et des pas mûres.

    Cumulards et art du cumul

    Le Canard enchaîné dresse cette semaine un palmarès des parlementaires parvenant le mieux à résister à la famine.

    Avec plus de 7 millions d'euros pour ses activités d'avionneur, on peut dire que ça plane pour Serge Dassault.

    Les avocats, niveau gestion de crise, savent également se défendre. 2 millions d'euros en quatre ans pour le lepéniste Gilbert Collard,1,8 millions d'euros pour Copé de 2007 à 2013. Comme quoi, on a tort de s'acharner sur l'ex-patron de l'UMP, il aurait pu gagner le triple s'il avait fait facturer ses honoraires par la société Bygmalion. 

    Jean-Michel Baylet, patron des radicaux de gauche, s'en met aussi plein les poches avec La Dépêche : 700 000 euros.

    Ces sommes peuvent paraître exorbitantes. Mais à l'approche du non-cumul des mandats, n'est-il pas légitime que les élus s'assurent quelques revenus supplémentaires pour subsister ?

    De même, s'« Ils sont 10% à avoir embauché leur femme comme assistante […] et 10% aussi à avoir salarié un membre de leur famille , fille, fils, cousine, etc... », cela montre bien que contrairement à ce qu'on prétend, les politiques ont encore le sens des valeurs. Et s'ils font des cadeaux à leurs proches, ce n'est pas par intérêt mais bien évidemment par amour. « Travail, famille, gâteries », telle est leur devise.

    On peut légitimement s'interroger sur la nécessité de ces déclarations. Jacques Myard, le député-maire de Maisons-Laffitte, n'hésite d'ailleurs pas à parler, dans le style sobre et nuancé qui le caractérise, d'« inquisition ». A la lecture de certaines d'entre elles, on comprend qu'il trouve le principe « des magots »

    Des déclarations pas toujours très net.

    Outre que, comme le rapporte Le Canard, les parlementaires français mélangent souvent le brut et le net : « Les entrées d'argent en net, les dépenses en brut. », certaines déclarations sont particulièrement surprenantes, pour ne pas dire bouleversantes. On apprend par exemple que la femme de l'illustre député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, a disparu.

    « Dans sa propre déclaration, l'élu indique que son épouse […] s'appelle désormais madame « Néant » », explique le journaliste du Canard. Et ce dernier de préciser : « le couple Balkany fait semblant d'être séparé depuis plus de dix ans », tout ça pour échapper à l'ISF.

    Dans ces conditions, il faudrait vraiment une case en moins pour avoir peur du vide. Et de toute façon, Patrick sait très bien que si on le pinçait, Levallois paierait. Quant à la disparition de sa femme, inutile de s'émouvoir : avec lui c'est une de perdue, biz de retrouvé.

    Les friandises de MAM

    Le palmipède nous apprend enfin que Michèle Alliot Marie, elle, « bénéficie de la générosité d'un éditeur-mécène, Plon » qui lui verse entre 6000 et 10000 euros par mois. Exagéré pour quelqu'un qui n'a vendu que 15000 exemplaires de son dernier livre ? Pas du tout, c'est une dotation généreuse mais saine. D'autant que tout le monde ne peut pas se targuer d'avoir transformé Plon en or.

    Le Canard précise qu'elle « réalise même l'exploit de toucher des droits d'auteur de Plon pour trois ouvrages déjà écrits mais jamais publiés ». C'est ce qu'on appelle un contrat en acier.

    Bref, pour conclure, Henri Guaino a bien raison de dire que ces révélations « alimentent un climat général de suspicion ». Sans elles, la confiance serait totale.

     

     

     

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