• Il y a du nouveau dans l'affaire Benzema-Valbuena. Noël Le Graët a en effet décidé d'agir. A-t-il prévu d'aller voir Valbuena et de lui offrir des fleurs ? Veut-il l'assurer de toute l'empathie de la FFF pour la tentative de chantage dont il a été victime ? Pas du tout. Le président de la FFF a une autre idée. Se muer en Pascal le grand frère. « C'est probable que je veuille les faire se rencontrer » a-t-il confié à l'AFP la semaine dernière. Le Graët a-t-il raison de vouloir rouler pour son Benz ?

     

    On peut légitimement penser que oui. L'interdiction pour les deux hommes de se rencontrer ayant été levée, on imaginait que Valbuena aurait sauté sur l'occasion pour prendre le premier avion et aller à la rencontre de celui qui n'a jamais regretté publiquement son geste mais qui, on le devine, en est fort marri. Mais l'ancien Marseillais a préféré se murer dans le silence. Aurait-il enfin compris qu'en matière d'argent le silence est d'or ? 

     

    Heureusement, Le Graët veille au grain. Et il est bien décidé à jouer les papas poule dans l'intérêt du coq gaulois. Que va-t-il faire exactement ? Va-t-il oeuvrer, comme après une querelle de basse-cour, pour que Benzema arrête de lui voler dans les plumes ? L'intéressé n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet. Mais on peut voir dans sa volonté de jouer lui aussi les intermédiaires, un bel hommage adressé à l'avant-centre du Real Madrid. 

     

    On ne peut, en tout cas, que saluer son geste. Ce serait tellement dommage que Mathieu prenne ombrage de cette volonté -bien compréhensible de la part de son partenaire- de le trahir et de salir son nom et sa réputation en échange d'un peu de sous. Il ne faut pas avoir la rancune tenace, surtout dans le football, où l'on apprend très vite à pardonner aux Qataris et aux Saoudiens leurs quelques écarts de comportement.  

     

    D'où vient que Noël est prêt à tout pour sauver Karim ? Y aurait-il un rapport entre cette volonté et l'injonction du président Hollande à ses ministres d' « arrêter [leurs] conneries » au sujet de cette affaire, comme l'a révélé Le Canard enchaîné la semaine dernière ? Le président de la FFF dément. Et on ne peut que le croire puisque Moi président a promis qu'il n'interviendrait pas dans ce genre d'affaire. 

     

    Certains s'indignent injustement du peu de cas qui est fait de Mathieu Valbuena dans cette histoire et du traitement de faveur dont bénéficierait Karim Benzema s'il était réintégré chez les Bleus. Ce ne sont que des mauvaises langues qui n'ont rien compris. Après tout, quoi de plus logique que de laisser « Petit vélo » pédaler tout seul dans la semoule ?

     

    D’ailleurs, l'équipe de France, son histoire récente l'a prouvé, a bien davantage besoin pour la représenter dignement à l'Euro, d'un bon joueur de ballon que d'un footballeur irréprochable. D'autant que les Français sont souvent bien meilleurs pour monter dans le train au dernier moment que pour descendre du bus.

     

    Si finalement, quelques semaines plus tard, Noël a retourné sa veste , ce n'est évidemment pas parce que l'opinion commune lui taillait un costard. Mais par pure conviction. Même quand la situation est "hot" Noël reste toujours droit dans ses bottes.

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  • Depuis quelques semaines et les déclarations de son ex-campagne, les rumeurs ne cessent d’enfler autour de la personnalité controversée de Samuel Eto’o. Faut-il croire Nathalie Koah lorsqu’elle affirme que c’est un affreux crapaud ? Parce que Samuel enfile belles et buts, est-il nécessairement un démon ? Notre rédaction a mené l’enquête.

     

    Que reproche Nathalie Koah à Samuel Eto’o ? Son prétendu goût pour le triolisme ? Mais le jeu en triangle n’est-il pas la base de son sport ? Et peut-on en vouloir à un footballeur de chercher la victoire à 3 points ? Peut-on reprocher à un lion de multiplier les gazelles et à un indomptable de chercher à soumettre ?

     

    Bien au contraire, par cette pratique, lui qu’on prenait surtout pour un soliste montre qu’il sait aussi la jouer collectif. Nathalie lui reproche d’être un véritable obsédé sexuel. Mais quoi de plus normal que d’avoir les mains baladeuses quand on est né à Douala ?

     

    En outre, cette femme n’est-elle pas coupable d’avoir cru en la fidélité d’un homme qui a été capable de quitter le Real pour enfiler quelques années plus tard le maillot du Barça ? Si elle n’a pas su déceler qu’un footballeur qui enchaîne plus de dix clubs dans sa carrière aimait aller voir ailleurs, elle en est la première responsable.

     

    Selon elle, Eto’o serait un caractériel. Mais là encore, elle avait tous les éléments en main pour comprendre qu’Eto’o ne faisait rien comme tout le monde. Qui à part lui aurait pu, au sommet de sa gloire, quitter Pep pour des pépettes juste pour le plaisir  d’aller mettre des exters à l’Inter ? Qui d’autre que lui, alors qu’il était déjà pré-retraité, aurait pu convaincre Mourinho qu’il fallait le préférer à Rooney ? (Ce qui fera d’ailleurs dire aux mauvaises langues que Mourinho avait signifié, en choisissant le camerounais, que Rooney n’était pas sa came).

     

    Non, décidément, rien que de très attendu. Sans parler des circonstances atténuantes pour Eto’o : Quand on a été Merengue, il n’est pas rare d’avoir un énorme citron. En ne voulant pas voir tout cela, Nathalie a clairement montré qu’elle ne voulait savoir ni Koah ni qu’est-ce…

     

    Enfin, il convient de ne pas prendre les propos de son ex pour parole d’Evangile. Pourquoi faudrait-il la croire?  Selon plusieurs ex-coéquipiers d’Eto’o du club russe de l’Anzi, elle harcelait Samuel, au point que celui-ci se serait plusieurs fois exclamé : « Ma kachkhala celle-là encore ? »

     

    Alors Samuel Eto’o coupable ? On a de gros doutes et ce qui est certain, c’est que de toute façon, il Eto’o pour le dire.

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  • Alors, ça y est, le grand changement est là. Il y avait le big bang, la révolution française, il y a désormais le remaniement. Celui qui va éradiquer le chômage, la pollution, le virus Zika et le terrorisme islamiste. Quelles sont les mesures concrètes que va prendre ce nouveau gouvernement ? « rester dans une cohérence » répond sans sourciller le chef de l’Etat à Pujadas. Voilà qui promet une belle fin de mandat pour le président. Et on se dit que ça valait vraiment la peine de se magner de remanier.

    M. Bricolage s’y connaît en rafistolages. Et il n’a pas peur de restaurer la France par le simple usage de sa fausse scie et de son marteau. Rendez-vous compte : pas moins de six arrivées, dont Jean-Marc Ayrault, à des postes aussi stratégiques que l’aide aux victimes, ça a de quoi donner le tournis. 4 novices de la fonction dont trois écolos, c’est bien la preuve que le gouvernement est prêt à nous en faire voir des Verts et des pas mûrs.

     

    Ce n’est plus un changement, c’est une transfiguration. Et si on ne sait pas encore qui aura l’honneur d’aller prier sur la montagne avec le Dieu pépère et son fils prodigue, on sait déjà que Daech va trembler. L’édifice national s’écroule ? Hollande et ses disciples le rebâtiront en trois jours et trois nuits.

     

    Car le miracle de ce gouvernement, c’est d’avoir réussi à faire coexister en son corps plusieurs sensibilités différentes. C’est comme si, d’un seul coup, toute la classe politique avait été touchée par la grâce. C’est ainsi que les écologistes, après avoir craché leur haine contre ce gouvernement faussement de gauche, ont découvert le chemin de la miséricorde et ont logiquement ravalé leurs glaires pour éviter de polluer la nature avec. Placé, qui avait juré qu’il n’accepterait pas moins qu’un poste de ministre, accepte de ne pas être gagnant, en devenant secrétaire d’Etat, quelle humilité ! Et Emmanuelle Cosse a même annoncé qu’elle se mettait en retrait du parti des verts.

     

    La rancoeur, le ressentiment ? les écolos ne mangent pas de ce pain-là et préfèrent l’hostie à l’hostilité. Ici tout le monde communie, et croit qu’il n’y a pas à faire de manies quand on remanie. « Le cœur a des ministères qu’aucun raisonnement ne pénètre » aurait sûrement dit Guy de Maupassant.

     

    Quant au chômage, annoncé par Hollande comme la deuxième priorité du gouvernement, il sera combattu par le statu quo, tous les ministres censés lutter contre lui étant confirmés dans leur fonction. Quand on demande à Pépère pourquoi il ne tire pas un trait sur le passé, celui-ci répond qu’Il a « une ligne ». Voilà une mise au point qui devrait rassurer les plus sceptiques. Il ajoute même « cette ligne je la tiens ». Si on osait, on lui soufflerait que c’est peut-être ça le problème, qu’il faudrait qu’il la lâche un peu.

     

    « Je ne fais pas de calculs politiques » ajoute le président. Visiblement, il ne fait pas de calculs tout court non plus. 1,2 million de chômeurs en plus depuis son arrivée au pouvoir, ça pourrait peut-être l’inciter à penser que « rester dans la cohérence » ne suffira pas. Mais Pujadas et Boulleau ont eu beau essayer de lui faire dire comment il allait s’y prendre pour enrayer le chômage, et en quoi les écolos allaient lui être utiles dans cette tâche, impossible de lui tirer les Verts du nez.

     

    Enfin, on ne peut que s’incliner devant l’opération de com’ du gouvernement. Créer un ministère de « l’égalité réelle », c’est une façon habile d’avouer que jusqu’ici elle était fictive. Et si le gouvernement cherchait simplement à faire un maxi bruit avec ce ministère, au moins, c’est réussi. Quant au ministère de la famille, de l’enfance et des droits des femmes, il prouve de manière éclatante que la parité ne suffira jamais à combattre le sexisme. Bref, pour François Hollande comme pour les écolos, du reniement au remaniement, il n’y a qu’un « ma ».

     

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    Si l’Education nationale s’attendait, en ôtant les chapeaux, à ce que les Français lui tirent le leur, elle constatera qu’elle aurait sans doute mieux fait de manger le sien. Elle pensait qu’en enlevant une couche à l’oignon, personne n’allait pleurer. Elle s’est mise le doigt dans l’œil.

     

    Ce n’est pas parce que les Français sont de plus en plus nuls en orthographe qu’ils donnent leur accord au premier venu. Et que la quasi disparition du circonflexe ne les laisse pas circonspects. En refusant massivement la lente dégringolade du langage vers l’écriture texto, les Français envoient un message fort au gouvernement.

     

    Si la rue de Grenelle avait enseigné en ZEP, elle saurait que certes, les très bons élèves sont parfois moqués, mais ils ne le sont pas autant que ceux qui ne savent ni lire ni écrire. Hélas, on ne peut pas demander à ceux qui ont supprimé les chapeaux d’être aussi pointus.

     

    Sur l’orthographe comme sur le reste, le ministère multiplie les fautes. Et il a beau jeu d’essayer de nous faire croire que c’est une décision prise par les éditeurs de manuels scolaires eux-mêmes, sans qu’on ne leur ait dicté quoi que ce soit. Cette réforme, largement enterrée depuis 1990, n’a pas ressuscité toute seule. Et dans le rôle de celle qui l’a fait surnager, on peut mettre un petit billet sur Najat.

     

    On nous dit de ne pas nous inquiéter, que ça ne vaut pas le coup d’en faire quatre-cents pour 2400 mots qui changent. Quand on sait qu’un lycéen utilise en moyenne 1000 mots dans sa vie quotidienne, on se dit que ce chiffre n’est pas si dérisoire.

     

    On nous dit aussi que cet enseignement n’est pas obligatoire, que les professeurs ne sont pas tenus d’enseigner la réforme à leurs élèves. Ingénieux : ceux qui verront nénufar écrit avec un f seront donc convaincus qu’on a écrit comme un crapaud alors qu’il n’en est rien. C’est en étang si imprécis dans les consignes données aux professeurs que les élèves risquent de boire la tasse.

     

    Si, à chaque difficulté rencontrée par les élèves, on décide de change les règles, ils risquent d’avoir bien du mal à tracer leur chemin. Pas de panique ! il ne s’agit en aucun cas d’un nivellement par le bas, nous assure-t-on. Mais enlever les circonflexes, qu’on le veuille ou non, c’est ne plus mettre l’accent sur l’orthographe.

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  • Depuis le 28 novembre, des sextoys comme le tiani -cerclés d'or comme des bagues de mariage- sont vendus avec une assurance rupture. Logique, après tout : à quoi bon conserver des anneaux s’il n’y a plus d’anal ? Car le plaisir sexuel, à force d'être érigé en besoin vital, est peu à peu devenu un droit.

     

    En 1974, lors d'une conférence réunissant 29 sexologues à Genève sous l'égide de l'OMS, naît le concept de « santé sexuelle ». La santé, selon une définition qui n'est pas sans rappeler celle de la secte Richnou des Inconnus, est alors présentée comme « un état de complet bien-être physique, mental et social »

     

    Agnès Giard, dans un excellent article paru sur Libération.fr, explique que « les sexologues décident alors de transformer l'orgasme en facteur d'épanouissement ». Dès lors, rien ne vous empêche de répondre à l'habituel « Bonjour, comment ça va ? » par : « Pas terrible, je n'ai pas joui. » De même, on pourrait très bien imaginer, à terme, des employés ne se rendant pas à leur travail pour défaut d'orgasme. Plus besoin de retard de train, rater le tramway nommé désir suffit. Bref, autant dire que si quelque chose ne va pas, c'est sans doute que vous n'avez pas eu autant de phallus qu'il n'eût fallu.

     

    Mais ce n'est pas tout. En assignant comme objectif au sexe « l'amélioration de la vie et des relations personnelles », les sexologues de l'OMS nous invitent à considérer ce dernier comme l'outil indispensable à notre ouverture à l'autre car les vertus du sexe seraient telles qu’elles rejailliraient -si l'on peut dire- sur tous ceux qui nous entourent. En somme, le sexe devient si utile à la société qu'on pourrait presque « baiser pour la bonne cause » pour reprendre la formule d'Agnès Giard. « Le bonheur est dans le pré », disait Prévert. Non, il est dans les préliminaires, lui rétorquent les ayatollahs de la jouissance pour tous.

     

    Pas étonnant dans ce contexte qu'en 1999, l'Association Mondiale de Sexologie (WAS) invente le concept de droits sexuels : « pour atteindre un bon niveau de santé sexuelle, les droits sexuels de tous doivent être respectés, protégés et mis en œuvre» précise l'association. Puis d'ajouter : « Chacun a le droit à la justice, au recours et à la réparation en cas de violation de ses droits sexuels »

     

    Mais dans une société qui se veut sans putes et sans repères, qui n'a pas prévu d'offrir à tous l'épanouissement sexuel, à qui pourra-t-on imputer la faute de n'avoir pas suffisamment joui, au risque de sa santé et au mépris de son développement personnel ? Eh bien à l'individu vivant à ses côtés. D'un côté on pénalise les clients de prostituées, de l'autre, on proclame le droit à la jouissance. C'est ainsi qu'un Niçois s'est vu condamner à verser 10000 euros d'amende à son ex pour ne pas lui avoir suffisamment fait l'amour en mai 2011, la décision de la Cour s'appuyant sur l'idée qu'un « dommage » aurait ainsi été causé à la victime. Décision d'autant plus surprenante qu'on peut légitimement penser que si le mari avait porté plainte le premier, il aurait pu bénéficier des mêmes avantages. Mais après tout, s'il est avéré qu'il n'a pas suffisamment fait l'amour à sa femme, ce n'est pas illogique qu'il ait fini par se faire baiser. Même si cela a de quoi laisser coït.

     

    A force de ne pas jouer au pénis, n'importe qui peut donc se prendre les pieds dans le filet. Et tant que certains seront prêts à saisir la balle au bond pour vous donner le premier coup de raquette, on pourra se la renvoyer très longtemps pour savoir qui n'a pas fait jouir l'autre. Il n'y a évidemment aucun moyen de prouver que votre vagin est en jachère et que votre mari ne vous a pas labourée depuis des lustres sans que cela l'empêche de traire la poitrine de la voisine. Mais cela n'interdit pas pour autant certains juges de vous condamner. Désormais, en matière de sexe, personne n'est à l'abri. Il ne faut jamais dire « femme fontaine, je ne boirai pas de ton eau » et ne répondre aux questions des juges qu’en présence de sa boule de geisha.

     

    Stimuler le clitoris de sa chère et tendre et astiquer le phallus de son compagnon seront peut-être bientôt deux activités aussi surveillées que le remplissage de sa déclaration d'impôt, et il y a peu de chances qu'on puisse plaider la phobie orgasmique. L'avantage, c'est qu'il y a peu de risques de voir son conjoint simuler. En revanche, il faudra s'habituer à ce qu'il nie avoir eu un orgasme, quand bien même vous auriez été témoin de ses soupirs, car souffler n'est pas jouir. Qu'importe ! Le jour où lécher l'anus de son partenaire fera baisser le prix des assurances, ce sera enfin le début des raies jouissances.

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