• Le maire de Verdun rallie les opposants à Black M. après avoir écouté « Sur ma route »

     

    Nouveau coup de théâtre dans la polémique sur la présence de Black M au centenaire de Verdun. Après avoir milité pour la venue du chanteur puis annulé le concert, officiellement pour des raisons de sécurité, Samuel Hazard, le maire de Verdun, a fait volte-face après avoir écouté une des chansons du rappeur.

     

    C’est un Samuel Hazard sous le choc que nous avons rencontré ce matin : « On m’avait prévenu que ce n’était pas ce qu’on pouvait appeler « de la grande musique » mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ça » a confié l’élu.

     

    Après plusieurs jours de polémique, notamment autour du contenu de certains textes de Black M et de son ancien groupe, Sexion d’assaut, Samuel Hazard décide d’écouter une chanson du rappeur pour en avoir le cœur net. Un choix qu’il regrette encore : « Ca a été vraiment violent, j’ai fait une sorte de Black out, je ne me souviens plus combien de temps ça a duré exactement, heureusement que j’ai pu trouver un peu de réconfort auprès de Robert Ménard. » explique-t-il.

     

    « Je m’attendais à entendre quelques paroles injurieuses en direction de la France ou des homosexuels, je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il insulte ainsi l’humanité tout entière » poursuit le maire de Verdun, visiblement ému. Malgré ce revirement, le gouvernement, s’appuyant sur une étude récente montrant que la musique de Black M représente moins un danger pour les morts que pour les vivants, se réserve encore la possibilité d’inviter le chanteur « en prenant toutes les mesures de sécurité auditive nécessaires » pour ceux qui auraient le courage d’assister au concert.

     

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  • Il y a du nouveau dans l'affaire Benzema-Valbuena. Noël Le Graët a en effet décidé d'agir. A-t-il prévu d'aller voir Valbuena et de lui offrir des fleurs ? Veut-il l'assurer de toute l'empathie de la FFF pour la tentative de chantage dont il a été victime ? Pas du tout. Le président de la FFF a une autre idée. Se muer en Pascal le grand frère. « C'est probable que je veuille les faire se rencontrer » a-t-il confié à l'AFP la semaine dernière. Le Graët a-t-il raison de vouloir rouler pour son Benz ?

     

    On peut légitimement penser que oui. L'interdiction pour les deux hommes de se rencontrer ayant été levée, on imaginait que Valbuena aurait sauté sur l'occasion pour prendre le premier avion et aller à la rencontre de celui qui n'a jamais regretté publiquement son geste mais qui, on le devine, en est fort marri. Mais l'ancien Marseillais a préféré se murer dans le silence. Aurait-il enfin compris qu'en matière d'argent le silence est d'or ? 

     

    Heureusement, Le Graët veille au grain. Et il est bien décidé à jouer les papas poule dans l'intérêt du coq gaulois. Que va-t-il faire exactement ? Va-t-il oeuvrer, comme après une querelle de basse-cour, pour que Benzema arrête de lui voler dans les plumes ? L'intéressé n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet. Mais on peut voir dans sa volonté de jouer lui aussi les intermédiaires, un bel hommage adressé à l'avant-centre du Real Madrid. 

     

    On ne peut, en tout cas, que saluer son geste. Ce serait tellement dommage que Mathieu prenne ombrage de cette volonté -bien compréhensible de la part de son partenaire- de le trahir et de salir son nom et sa réputation en échange d'un peu de sous. Il ne faut pas avoir la rancune tenace, surtout dans le football, où l'on apprend très vite à pardonner aux Qataris et aux Saoudiens leurs quelques écarts de comportement.  

     

    D'où vient que Noël est prêt à tout pour sauver Karim ? Y aurait-il un rapport entre cette volonté et l'injonction du président Hollande à ses ministres d' « arrêter [leurs] conneries » au sujet de cette affaire, comme l'a révélé Le Canard enchaîné la semaine dernière ? Le président de la FFF dément. Et on ne peut que le croire puisque Moi président a promis qu'il n'interviendrait pas dans ce genre d'affaire. 

     

    Certains s'indignent injustement du peu de cas qui est fait de Mathieu Valbuena dans cette histoire et du traitement de faveur dont bénéficierait Karim Benzema s'il était réintégré chez les Bleus. Ce ne sont que des mauvaises langues qui n'ont rien compris. Après tout, quoi de plus logique que de laisser « Petit vélo » pédaler tout seul dans la semoule ?

     

    D’ailleurs, l'équipe de France, son histoire récente l'a prouvé, a bien davantage besoin pour la représenter dignement à l'Euro, d'un bon joueur de ballon que d'un footballeur irréprochable. D'autant que les Français sont souvent bien meilleurs pour monter dans le train au dernier moment que pour descendre du bus.

     

    Si finalement, quelques semaines plus tard, Noël a retourné sa veste , ce n'est évidemment pas parce que l'opinion commune lui taillait un costard. Mais par pure conviction. Même quand la situation est "hot" Noël reste toujours droit dans ses bottes.

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  • Depuis quelques semaines et les déclarations de son ex-campagne, les rumeurs ne cessent d’enfler autour de la personnalité controversée de Samuel Eto’o. Faut-il croire Nathalie Koah lorsqu’elle affirme que c’est un affreux crapaud ? Parce que Samuel enfile belles et buts, est-il nécessairement un démon ? Notre rédaction a mené l’enquête.

     

    Que reproche Nathalie Koah à Samuel Eto’o ? Son prétendu goût pour le triolisme ? Mais le jeu en triangle n’est-il pas la base de son sport ? Et peut-on en vouloir à un footballeur de chercher la victoire à 3 points ? Peut-on reprocher à un lion de multiplier les gazelles et à un indomptable de chercher à soumettre ?

     

    Bien au contraire, par cette pratique, lui qu’on prenait surtout pour un soliste montre qu’il sait aussi la jouer collectif. Nathalie lui reproche d’être un véritable obsédé sexuel. Mais quoi de plus normal que d’avoir les mains baladeuses quand on est né à Douala ?

     

    En outre, cette femme n’est-elle pas coupable d’avoir cru en la fidélité d’un homme qui a été capable de quitter le Real pour enfiler quelques années plus tard le maillot du Barça ? Si elle n’a pas su déceler qu’un footballeur qui enchaîne plus de dix clubs dans sa carrière aimait aller voir ailleurs, elle en est la première responsable.

     

    Selon elle, Eto’o serait un caractériel. Mais là encore, elle avait tous les éléments en main pour comprendre qu’Eto’o ne faisait rien comme tout le monde. Qui à part lui aurait pu, au sommet de sa gloire, quitter Pep pour des pépettes juste pour le plaisir  d’aller mettre des exters à l’Inter ? Qui d’autre que lui, alors qu’il était déjà pré-retraité, aurait pu convaincre Mourinho qu’il fallait le préférer à Rooney ? (Ce qui fera d’ailleurs dire aux mauvaises langues que Mourinho avait signifié, en choisissant le camerounais, que Rooney n’était pas sa came).

     

    Non, décidément, rien que de très attendu. Sans parler des circonstances atténuantes pour Eto’o : Quand on a été Merengue, il n’est pas rare d’avoir un énorme citron. En ne voulant pas voir tout cela, Nathalie a clairement montré qu’elle ne voulait savoir ni Koah ni qu’est-ce…

     

    Enfin, il convient de ne pas prendre les propos de son ex pour parole d’Evangile. Pourquoi faudrait-il la croire?  Selon plusieurs ex-coéquipiers d’Eto’o du club russe de l’Anzi, elle harcelait Samuel, au point que celui-ci se serait plusieurs fois exclamé : « Ma kachkhala celle-là encore ? »

     

    Alors Samuel Eto’o coupable ? On a de gros doutes et ce qui est certain, c’est que de toute façon, il Eto’o pour le dire.

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  • Alors, ça y est, le grand changement est là. Il y avait le big bang, la révolution française, il y a désormais le remaniement. Celui qui va éradiquer le chômage, la pollution, le virus Zika et le terrorisme islamiste. Quelles sont les mesures concrètes que va prendre ce nouveau gouvernement ? « rester dans une cohérence » répond sans sourciller le chef de l’Etat à Pujadas. Voilà qui promet une belle fin de mandat pour le président. Et on se dit que ça valait vraiment la peine de se magner de remanier.

    M. Bricolage s’y connaît en rafistolages. Et il n’a pas peur de restaurer la France par le simple usage de sa fausse scie et de son marteau. Rendez-vous compte : pas moins de six arrivées, dont Jean-Marc Ayrault, à des postes aussi stratégiques que l’aide aux victimes, ça a de quoi donner le tournis. 4 novices de la fonction dont trois écolos, c’est bien la preuve que le gouvernement est prêt à nous en faire voir des Verts et des pas mûrs.

     

    Ce n’est plus un changement, c’est une transfiguration. Et si on ne sait pas encore qui aura l’honneur d’aller prier sur la montagne avec le Dieu pépère et son fils prodigue, on sait déjà que Daech va trembler. L’édifice national s’écroule ? Hollande et ses disciples le rebâtiront en trois jours et trois nuits.

     

    Car le miracle de ce gouvernement, c’est d’avoir réussi à faire coexister en son corps plusieurs sensibilités différentes. C’est comme si, d’un seul coup, toute la classe politique avait été touchée par la grâce. C’est ainsi que les écologistes, après avoir craché leur haine contre ce gouvernement faussement de gauche, ont découvert le chemin de la miséricorde et ont logiquement ravalé leurs glaires pour éviter de polluer la nature avec. Placé, qui avait juré qu’il n’accepterait pas moins qu’un poste de ministre, accepte de ne pas être gagnant, en devenant secrétaire d’Etat, quelle humilité ! Et Emmanuelle Cosse a même annoncé qu’elle se mettait en retrait du parti des verts.

     

    La rancoeur, le ressentiment ? les écolos ne mangent pas de ce pain-là et préfèrent l’hostie à l’hostilité. Ici tout le monde communie, et croit qu’il n’y a pas à faire de manies quand on remanie. « Le cœur a des ministères qu’aucun raisonnement ne pénètre » aurait sûrement dit Guy de Maupassant.

     

    Quant au chômage, annoncé par Hollande comme la deuxième priorité du gouvernement, il sera combattu par le statu quo, tous les ministres censés lutter contre lui étant confirmés dans leur fonction. Quand on demande à Pépère pourquoi il ne tire pas un trait sur le passé, celui-ci répond qu’Il a « une ligne ». Voilà une mise au point qui devrait rassurer les plus sceptiques. Il ajoute même « cette ligne je la tiens ». Si on osait, on lui soufflerait que c’est peut-être ça le problème, qu’il faudrait qu’il la lâche un peu.

     

    « Je ne fais pas de calculs politiques » ajoute le président. Visiblement, il ne fait pas de calculs tout court non plus. 1,2 million de chômeurs en plus depuis son arrivée au pouvoir, ça pourrait peut-être l’inciter à penser que « rester dans la cohérence » ne suffira pas. Mais Pujadas et Boulleau ont eu beau essayer de lui faire dire comment il allait s’y prendre pour enrayer le chômage, et en quoi les écolos allaient lui être utiles dans cette tâche, impossible de lui tirer les Verts du nez.

     

    Enfin, on ne peut que s’incliner devant l’opération de com’ du gouvernement. Créer un ministère de « l’égalité réelle », c’est une façon habile d’avouer que jusqu’ici elle était fictive. Et si le gouvernement cherchait simplement à faire un maxi bruit avec ce ministère, au moins, c’est réussi. Quant au ministère de la famille, de l’enfance et des droits des femmes, il prouve de manière éclatante que la parité ne suffira jamais à combattre le sexisme. Bref, pour François Hollande comme pour les écolos, du reniement au remaniement, il n’y a qu’un « ma ».

     

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    Si l’Education nationale s’attendait, en ôtant les chapeaux, à ce que les Français lui tirent le leur, elle constatera qu’elle aurait sans doute mieux fait de manger le sien. Elle pensait qu’en enlevant une couche à l’oignon, personne n’allait pleurer. Elle s’est mise le doigt dans l’œil.

     

    Ce n’est pas parce que les Français sont de plus en plus nuls en orthographe qu’ils donnent leur accord au premier venu. Et que la quasi disparition du circonflexe ne les laisse pas circonspects. En refusant massivement la lente dégringolade du langage vers l’écriture texto, les Français envoient un message fort au gouvernement.

     

    Si la rue de Grenelle avait enseigné en ZEP, elle saurait que certes, les très bons élèves sont parfois moqués, mais ils ne le sont pas autant que ceux qui ne savent ni lire ni écrire. Hélas, on ne peut pas demander à ceux qui ont supprimé les chapeaux d’être aussi pointus.

     

    Sur l’orthographe comme sur le reste, le ministère multiplie les fautes. Et il a beau jeu d’essayer de nous faire croire que c’est une décision prise par les éditeurs de manuels scolaires eux-mêmes, sans qu’on ne leur ait dicté quoi que ce soit. Cette réforme, largement enterrée depuis 1990, n’a pas ressuscité toute seule. Et dans le rôle de celle qui l’a fait surnager, on peut mettre un petit billet sur Najat.

     

    On nous dit de ne pas nous inquiéter, que ça ne vaut pas le coup d’en faire quatre-cents pour 2400 mots qui changent. Quand on sait qu’un lycéen utilise en moyenne 1000 mots dans sa vie quotidienne, on se dit que ce chiffre n’est pas si dérisoire.

     

    On nous dit aussi que cet enseignement n’est pas obligatoire, que les professeurs ne sont pas tenus d’enseigner la réforme à leurs élèves. Ingénieux : ceux qui verront nénufar écrit avec un f seront donc convaincus qu’on a écrit comme un crapaud alors qu’il n’en est rien. C’est en étang si imprécis dans les consignes données aux professeurs que les élèves risquent de boire la tasse.

     

    Si, à chaque difficulté rencontrée par les élèves, on décide de change les règles, ils risquent d’avoir bien du mal à tracer leur chemin. Pas de panique ! il ne s’agit en aucun cas d’un nivellement par le bas, nous assure-t-on. Mais enlever les circonflexes, qu’on le veuille ou non, c’est ne plus mettre l’accent sur l’orthographe.

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