• Depuis quelques semaines, la tenue de la coupe du monde 2022 au Qatar fait polémique sous prétexte que les travaux auraient fait quelques morts et qu'il fait trop chaud au mois de juin pour jouer au foot. Il n'y a bien que les footballeurs pour refuser de travailler quand il fait chaud. Est-ce qu'on a déjà vu les internationaux de tennis de Melbourne reportés parce qu'ils ont lieu en plein été austral ? Que dirait-on si Robert et Mohamed refusaient d'embaucher sur le chantier parce que les températures dépassent 35 degrés ? La mauvaise foi des footballeurs est sans frontières. Voici pourquoi nous pensons que jouer la Coupe du monde au Qatar est une idée en or.

    Népalais ou nés au palais ?

    44 népalais morts entre le 4 juin et le 8 août selon The Guardian, c'est la preuve que le chantier avance bien. On ne fait pas d'omelette sans casser des vieux. Si le Qatar refuse régulièrement l'accès à l'eau potable– pourtant gratuite –  pour les travailleurs étrangers et si certains dorment à douze dans une chambre d'hôtel insalubre, en proie aux maladies (toujours selon The Guardian), ce n'est pas par discrimination : on ne peut décemment pas soupçonner les qatariens de reprocher aux Népalais de sentir le gaz. De même, on ne peut que les féliciter de respecter les traditions et de ne pas traiter de la même façon les princes et les ouvriers.

    Les rois de l'hôpitalité

    En outre, il serait totalement injuste de taxer pour si peu les Qatariens de racisme. Abdeslam Ouaddou, ancien joueur de Nancy, parti au Qatar de 2010 à 2012 et s'exprimant lundi 7 octobre sur RTL, peut en témoigner. L'hospitalité qatarienne est sans égale. Il a d'ailleurs eu toutes les peines du monde à revenir en France tant les autorités s'étaient attachées à lui. Grâce au fameux système « Kalafa », pour quitter le territoire, l'autorisation d'une entité de l'émirat est indispensable et elle n'est pas toujours facile à obtenir. Mais les qatariens ne sont pas obtus : malgré leur incroyable sens de l'hospitalité, ils savent aussi, lorsque la situation l'exige, laisser les étrangers retourner dans leur pays : le corps d'un garçon de 16 ans a par exemple été renvoyé à sa famille seulement six semaines après que le jeune homme fut arrivé dans l'émirat pour travailler.

    La bûche de Noël

    Pour déplacer la Coupe du Monde l'hiver, il faudrait bouleverser tous les calendriers nationaux, et, par effet de dominos, les calendriers régionaux et départementaux : c'est toute l'organisation du football mondial qui serait à revoir. En ce qui concerne les droits télé, dans un pays comme l'Angleterre, où énormément de matches ont lieu pendant les vacances de Noël, des pertes considérables sont à prévoir. Mais que les Anglais se rassurent, dans deux des trois scénarios prévus par l'EPFL (la ligue européenne professionnelle de football), la finale de la coupe du monde aurait lieu le 25 ou le 26 décembre, preuve que le Qatar est prêt à respecter toutes les coutumes occidentales pour que Noël ne soit pas la dinde de cette farce. Déplacer un mondial le jour des cadeaux pour que ce soit moins « hot », au nez et à la barbe du père noël, avouez qu'il fallait y penser.

    Le foot : une ouverture en profondeur

    Certes, le Qatar soutient les Frères Musulmans en Egypte et des mouvements extrémistes en Syrie mais les services secrets français n'ont pas trouvé de lien direct avec les jihadistes au Mali. Nous voilà grandement rassurés.

    D'ailleurs, selon Pascal Boniface, spécialiste des relations internationales et interrogé par Le Parisien (03/10), la Coupe du Monde au Qatar peut avoir un impact très positif sur le pays :

    « Il y aura une obligation pour le pays de s'ouvrir davantage, les femmes pourront arriver non voilées, les gens qui voudront consommer de l'alcool auront le droit de le faire et je ne crois pas que les homosexuels seront ennuyés ». Par les qatariens non mais par les footeux ?

    Ne nous voilons pas la face

    En ce qui concerne les prostituées, on imagine mal le Qatar accepter les réseaux sur son sol -Femmes sans niqab ne veut pas dire femmes à niquer- mais on imagine encore moins tous les amateurs de football s'en passer pendant un mois. Or, quand on sait que  pour la Coupe du Monde 2006, L’Allemagne avait recruté 40000 prostituées et qu'au Brésil, pour la coupe du monde 2014, certaines association de prostituées du Minas Gerais, Etat situé au nord de la région Sud-Est du Brésil, organisent déjà des cours de langues étrangères pour préparer l’arrivée massive de touristes durant la compétition, on se dit que c'est peut-être ça, le vrai problème de la Coupe du Monde 2022 et que pour le contourner, les autorités du Qatar vont devoir opérer un véritable tour de passe-passe.

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  • Comment rester dans le gouvernement quand on n'arrive à imposer aucune de ses idées ? Comment donner l'impression aux écolos, en tant que président, qu'ils servent à quelque chose ? Voilà une équation que doivent résoudre les Verts et le gouvernement depuis près d'un an et demi. Plus fade que le bio et plus dilué que l'homéopathie, le projet écologique semble en tout cas se calquer sur celui du président : on devrait commencer à en apercevoir les contours à l'horizon 2080. En attendant, les verts font comme tout le monde, alors qu'on leur en fait voir de toutes les couleurs, ils font semblant d'y croire.

    Un camouflet bien camouflé

    Si l'on observe de près la fiscalité verte du budget 2014, on s'aperçoit que le gouvernement a instauré, pour faire plaisir aux écolos, une taxe de 7 euros par tonne de CO émise. Mais cette taxe, qui augmentera progressivement jusqu'en 2016, sera en réalité « compensée en interne par substitution » (Le Canard du 25/09). Quant à la taxe sur le gazole, elle ne sera effective qu'en 2015 ou 2016 et sera comprise entre 1 et 2 centimes par litre.

    On savait le général pépère adepte de l'interventionnisme mais on ignorait qu'il était devenu expert en camouflage.

    Un président pas très engageant

    Dans Le Monde du 20/09, Hollande s'engage à réduire de 50% la consommation d'énergie d'ici à 2050. Après la promesse de réduire le nucléaire d'ici à 2025 en ne fermant au cours de son mandat qu'une seule centrale et les travaux d'été sur la France à l'horizon 2025 toujours, le président est en train d'inventer le concept du « très très très long terme » en politique. Ce n'est plus un héritage qu'il va léguer à son successeur, c'est l'ensemble de ses engagements de campagne. Les écolos font-ils semblant de croire à toutes ces promesses ? Pas du tout, Hollande leur aurait déclaré, les yeux dans les yeux : « je le jure sur la tête de Mamère » Force est de constater que cette fois-ci, il a tenu parole.

    Environnement : une drôle d'ambiance

    Hollande a ouvert la conférence environnementale du 20 septembre en oubliant le mot « environnemental » . Il a déclaré en effet en ouverture : « Le Conseil économique social est aujourd'hui le lieu de débat ». Le Canard, toujours lui, rapporte que les 400 invités n'ont reçu le programme que deux jours avant et que la salle était tellement vide que les huissiers sont partis à la recherche des personnalités traînant dans les couloirs pour les y inviter. Une façon astucieuse de réduire l'activité électrique des cerveaux à défaut de réduire celle des centrales.

    Il faut dire que s'il n'y avait pas foule, c'est parce que Martin, soutenu par Duflot, a demandé l'éviction de toutes les associations gênantes : Générations futures, les Robins des Bois, Ecologie sans frontières, Sea Sheperd, bref tous les acteurs à même de polluer la saine ambiance de consensus qui régnait dans les travées par des propos trop résolument écologiques. Si le prestidigitateur Hollande ne sait pas encore faire disparaître les chômeurs, il est en revanche passé maître dans l'art de faire disparaître les problèmes.

    EELV : un organisme génialement modifié

    Heureusement, la démocratie marche à plein à EELV. Le nom de la remplaçante de Pascal Durand, le secrétaire national des écolos, était connu deux mois avant le congrès, les Duflotistes ayant largement oeuvré pour évincer Durand. Comme ça, au moins pas de problème de traçabilité, on sait d'où vient le produit, qui a organisé la boucherie et mené la victime à l'abattoir. C'est aussi ça, le monde plus propre des écolos.

     

     

     

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  • Que s'est-il passé dans le vestiaire à la mi-temps pour que l'équipe de France, muette depuis plus de 500 minutes et menée 1-O par la Biélorussie, 73ème nation au classement FIFA, parvienne à mettre 4 buts en une seule mi-temps ? Notre rédaction, qui a mené l'enquête, est heureuse de vous livrer en exclusivité les révélations d'un joueur français qui a accepté de témoigner de façon anonyme.

    La rédaction : Comment expliquez-vous ce renversement de situation en deuxième mi-temps ?

    Le joueur :  Il y a deux choses. D'abord, il y a ce but de Lloris qui nous a montré la voie. Cela faisait tellement longtemps qu'un joueur de l'équipe de France n'avait pas marqué qu'on avait presque fini par oublier ce que c'était. Ca a été comme un déclic, on s'est dit que si notre gardien y arrivait, tout le monde pouvait y arriver. Et puis, il y a eu le discours du coach...

    La rédaction : Que vous a-t-il dit ?

    Le joueur: D'abord, il a un peu titillé notre orgueil en nous disant qu'on avait le même jeu que le P.S.G mais sans les individualités...

    La rédaction : Avez-vous pensé à ce moment-là qu'il avait été trop loin ?

    Le joueur : je ne sais pas, on avait sans doute besoin d'entendre ça mais c'est rien à côté de ce qu'il a dit après...

    La rédaction : ...

    Le joueur : il l'a jouée à l'intox, il a dit que si on ne se bougeait pas, il faisait rentrer Karim en pointe, Bakary et Patrice sur les côtés et Joshua tout seul au milieu. Beaucoup nous reprochent de ne pas suffisamment aimer l'équipe de France mais je peux vous dire que personne n'avait envie de voir ça. Quand tu es attaché au maillot bleu, il y a des choses que tu ne peux pas accepter, nos supporters ne méritaient pas ça.

    La rédaction : C'est donc ça qui vous a transcendé ?

    Le joueur : Oui, enfin, pas seulement... On a accusé le coup quelques minutes puis on s'est encouragé mais dans le couloir, juste avant de rentrer sur le terrain, le coach en a remis une couche...

    La rédaction : Qu'a-t-il bien pu dire de pire que ça ?

    Le joueur : Il nous a dit qu'il avait eu Domenech au téléphone et qu'il acceptait de reprendre l'équipe en cas de défaite. Puis il a ajouté que s'il revenait, il rappellerait Toulalan et Anelka. C'est là qu'on a su qu'on ne pourrait pas perdre.

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  • A moins de croire à la résurrection de Raël et à la fin du monde l'année passée, il faut être un peu fou pour penser que Richard Gasquet, régulièrement mesuré à 300 mètres de sa ligne de fond de court, va pouvoir prendre trois sets à Rafaël Nadal, qui n'en a perdu qu'un depuis le début du tournoi sans jamais concéder sa mise en jeu. D'autant que pour le battre, il faut impérativement gagner rapidement, Nadal étant le seul joueur au monde (tous les Espagnols mis à part) à être beaucoup plus frais au cinquième set qu'au premier. Et ce n'est pas l'arrivée totalement décontractée de l'Espagnol, avec deux serviettes de plage d'un mètre sur deux sous le bras, qui a de quoi nous rassurer. Le Majorquin, qui ne marche jamais sur les lignes pour mieux marcher sur l'eau, choisit d'ailleurs de recevoir pour commencer le match, preuve qu'il a bien plus peur de rater son signe de croix avec les oreilles que d'affronter Richard. 

    Pourtant, au lendemain de la déroute des Bleus, on a besoin d'y croire. Gasquet, c'est un peu notre équipe de France à nous, l'anti-Benzéma du moment. Alors, en cette période de vaches maigres pour le supporter français, on se prend à rêver d'un Richard toréador faisant courir ce gros boeuf de Nadal d'un bout à l'autre de l'arène. Et dans ce court Arthur Ashe complètement dégarni dont l'ambiance n'est pas sans rappeler celle du Stade de France, on imagine que Gasquet va pouvoir enfin révéler tout son potentiel.

    Mais à défaut de sortir du bois, Gasquet sort deux bois qui le privent du gain de la première manche alors qu'il menait 40-15. Nadal parvient à breaker en faisant trois fautes directes dans le même jeu, soit presque autant que depuis le mois de janvier et on se dit que le calvaire ne fait que commencer. Pourtant, Richard tient son service jusqu'au bout du set et parvient à marquer huit fois plus de points que Robredo dans la première manche. Dans le deuxième set, il réussit même l'exploit de débreaker et de prendre le service de l'Espagnol pour la première fois du tournoi. Hélas, il rate ensuite deux balles de break et s'effondre dans le tie-break pour finalement laisser filer le match en trois petits sets.

    Il y a de quoi avoir des regrets car Nadal, gêné par le vent, aura finalement moins fait claquer son coup droit que l'élastique de son slip (31 contre 223). Les deux hommes, qui n'ont cessé d'affirmer avant le match qu'ils s'appréciaient beaucoup, n'ont pas menti. Et Richard, en concédant à chaque set son premier jeu de service, a démontré que cette amitié pouvait déboucher sur un superbe travail d'équipe.

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  •  « Je suis simplement heureux d'avoir été en mesure de (…) montrer aux gens que le cyclisme a vraiment changé.» a déclaré Chris Froome, le récent vainqueur du Tour. Quel sens du partage, quelle générosité chez ce britannique, on n’avait pas vu ça depuis Andy Murray. Le Tour, qui fêtait son centenaire cette année, a-t-il tant changé que ça ?

    La roue tourne ?

    « Ça doit vraiment être l'un des sports les plus propres, si ce n'est le plus propre.» a ajouté Chris Froome dans une interview donnée à Reuters TV. Tout dépend de ce qu’on entend par propre : cette expression désigne-t-elle les sportifs eux-mêmes ou le matériel qu’ils utilisent ? En matière de brillance, les cyclistes ont beau sucer des roues toute la journée, difficile de trouver plus propre que le curling. En revanche, si l’on met de côté Paris-Roubaix, il faut avouer que sur le Tour, les coureurs portent assez beau, même en fin d’étape, la palme revenant bien sûr à Froome qui a terminé l’épreuve sans transpirer.

    Froome, c’est un nom prophétique puisque c’est le bruit qu’il fait quand il pédale à 418 watts sur la portion du Ventoux à l’abri du vent, soit 4 de plus qu’Armstrong et Pantani  et 417 de plus  que Pépère sur son pédalo. Le seul homme qui descend quand il monte mérite-t-il d’être descendu maintenant qu’il est au sommet ? Le vainqueur de Tour le plus pâle depuis Greg Lemond est-il vraiment tout blanc ?

    S’il faudra encore quelques séances de musculation au Britannique, sa calvitie est en tout cas une première étape méritoire dans sa tentative de ressembler à M. Propre.

    Personne n’est dupe, tout le monde se dope ?

    Tout d’abord, à l’heure de l’argent roi dans le sport, reconnaissons au cyclisme une certaine fraîcheur proche des valeurs olympiques. Dans ce sport, on ne se dope pas pour amasser de l’argent, on se dope encore pour le plaisir puisque même le peloton amateur n’échappe pas à la règle.

    Alors, sont-ils tous dopés ? On ne l’espère pas pour le Canadien Svein Tuft,  arrivé 169ème et bon dernier à 4 heures 27 minutes et 55 secondes de Christopher Froome et à qui on conseillerait bien d’essayer un autre sport.  Mais le fait que de toutes les pratiques dopantes répertoriées à ce jour, l’autotransfusion de sang, à laquelle avait recours Armstrong (imité depuis par beaucoup de cyclistes), soit la seule à être indétectable n’invite pas à l'optimisme. Doit-on se faire du mauvais sang pour autant ?

    Pas forcément car si on additionne  tous les commentateurs sportifs, les anciens champions voire les douaniers (invités selon le Canard du 10 juillet à ne pas abuser des contrôles l’année du centenaire) qui, question dopage, s’en lavent les mains, on se dit que le cyclisme a encore de beaux jours de propreté devant lui.

    La grande boucle du dopage

    On aurait toutefois tort de cantonner le dopage au cyclisme. C’est un art planétaire, comme le démontre  le récent rapport de la commission du Sénat. On y apprend par exemple l’absence de volonté politique de lutte contre le dopage chez la Fédération internationale de tennis. La FIT a même passé un contrat d’exclusivité pour la mise en  place de ses contrôles avec une société privée, IDTM. De fait, aucune autre organisation ne peut diligenter de contrôle sur les compétitions internationales. Un bon moyen d’éviter de se tirer une balle dans le pied !

    On y apprend aussi qu’il n’y aura pas de véritable avancée en matière de dopage tant que les fédérations sportives seront les premières autorités censées condamner les sportifs pour dopage, Le médecin Jean-Pierre Mondenard insiste sur "la nécessité de séparer la lutte antidopage du monde sportif car on ne peut pas à la fois courir après les médailles et empêcher les sportifs de s’en donner les moyens, tous les moyens !" Bref, si c’est le milieu sportif lui-même qui s’occupe des contrôles d’urine, autant pisser dans un violon !  

    Enfin, on y apprend que dix pays de l’Union Européenne ne transmettent pas à Interpol les données relatives aux procédures et condamnations pour dopage  et un seul parmi les grands pays de sport : l’Espagne. Quoi ? Les sportifs espagnols dopés ? Faudrait-il rendre raison à notre Yannick national, qui avait déclaré en Novembre 2011 que les sportifs espagnols étaient « comme Obélix,  tombés dans la marmite. » ? C’est peut-être un détail pour vous, mais pour Noah, ça veut dire beaucoup.

     

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